le 31/01/2012 à 19h30: Rencontre avec Léonid GuirchovitchPour “Schubert à Kiev” aux éditions Verdier
le Vendredi 3 février à 19h30: Projection du film documentaire «Le Transsibérien: Moscou -Vladivostok» réalisé par Christian DURAND dans le cadre du projet Connaissance du monde à la Librairie du Globe, suivi d’une discussion « La Russie vue de France » mené par le professeur de l’Université Lomonossov de Moscou, Marina Leonidovna KNIAZEVA.
le 8 février à 19h30: Première Mondiale (!) du film PLACH-PARAD de V. Batchev d’après un roman de V. Zagreba
le 10 février à 19h30: Présentation des Cahiers russes d’Igort parus aux éditions Futuropolis. EN présence d’Igort et de Galia Ackerman dans sa nouvelle qualité de personnage de bande dzssinée…
Actuellement: exposition de lithographies du peintre Serguei Chepik: illustrations de M. Boulgakov, la Garde Blanche
Mardi 31 janvier 2012 à 19h30, Rencontre avec Léonid Guirchovitch et Luba Jurgenson : “Schubert à Kiev” aux éditions Verdier
Mardi 31 janvier 2012 à 19h30
Rencontre avec Léonid Guirchovitch et Luba Jurgenson
à l’occasion de la parution de
Schubert à Kiev
aux édtions Verdier
“Comme tous les livres de Léonid Guirchovitch, Schubert à Kiev a partie liée avec l’histoire. Avec les lieux habités par l’Histoire. Après la Sibérie (Apologie de la fuite) et l’Allemagne nazie (Têtes interverties), nous voilà en Ukraine pendant la période de l’occupation, plus exactement entre juin 1942 et janvier 1943. Qui dit occupation, dit collaboration : thème toujours tabou dans la littérature russe. Léonid Guirchovitch s’est justement attaché à recréer le quotidien de cette période, les menus détails d’une vie qui continue envers et contre tout, les ambitions et les aspirations des uns et des autres, les petites rivalités professionnelles des hommes et des femmes qui travaillent à l’Opéra. Car c’est bien sûr, une fois de plus, la musique qui constitue l’épicentre de l’action romanesque, plus, qui apparaît comme le révélateur d’une époque et d’un tournant historique. En effet, le livre met en lumière – et c’est là un de ses enjeux essentiels – l’écroulement de la culture romantique dont le nazisme représente la dernière étape et Schubert le symptôme par excellence.
Les espoirs que les nationalistes ukrainiens avaient placés dans le Reich ont fait long feu. L’éphémère indépendance de leur pays a laissé place à un régime de terreur. Tous les Juifs de la ville ont été massacrés à Babi Yar. Restent : des Russes d’Ukraine soucieux de défendre la culture russe telle qu’ils la conçoivent – comme l’un des pans de la culture européenne – à la fois contre le « centre », c’est-à-dire les Soviets ou la Grande-Russie, et contre la « périphérie », c’est-à-dire, le nationalisme ukrainien ; des Russes émigrés installés en Allemagne, ou des Allemands d’origine russe qui voient dans le Reich un rempart contre les Soviets. Autant dire que presque tous les acteurs de cette histoire sont des émanations d’interstices culturels et identitaires, placés dans un « entre-deux » souvent inconfortable et parfois piégés par l’illusion d’une « troisième voie », d’une action dirigée à la fois contre Hitler et Staline.
Deux femmes luttent pour leur survie : Valentina Maleïeva, pianiste à l’Opéra, et sa fille Pania, une beauté de dix-huit ans, qui travaille au journal russe Kiev-Soir et écrit des nouvelles. La misère de leur logis a de quoi conforter les Allemands dans leur vision des « sous-hommes ». Ce manque d’espace vital traduit l’étouffement sous le signe duquel est placée toute leur existence. Il s’étend d’ailleurs à leur monde intérieur : le lecteur cherchera en vain des investigations psychologiques. L’univers de chacune – un labyrinthe semblable au lacis des rues kiéviennes – est dévoilé à travers leurs gestes, leur tenue, leurs répliques, des jeux de références ou des jeux de langage, des morceaux musicaux exécutés ou entendus. Tout comme leur maison, il est encombré de bric et de broc, de citations, de souvenirs. C’est d’ailleurs le cas de tous les personnages sans exception, délogés de leur intimité toujours menacée, toujours en suspens. Guirchovitch réussit un tour de force : il visite ses personnages comme en cachette d’eux-mêmes, il accède à leurs secrets par des voies détournées. C’est que l’auteur lui-même n’a pas de place, sinon souterraine, dans cette histoire.
Car l’essentiel demeure non dit. De la violence génocidaire, rien n’est donné à voir, sinon justement qu’il n’y a rien à voir. Pas même son cadre : la ville. Il n’y a qu’un simulacre de ville : le décor, nous sommes à l’opéra. Guirchovitch signe ainsi l’impossibilité, pour sa génération, de se saisir de cet héritage autrement qu’en « creux ». Ce n’est pas un hasard si de tous les personnages du roman seul le décorateur Gourian parvient à réaliser son rêve, pourtant des plus fous.
Qu’est-ce donc que ce décor ? Aux côtés des repères topographiques et historiques incontournables, tels que le Podol, quartier juif, le Krechtchatik, grande avenue dont les immeubles minés par les Soviétiques avant la retraite des troupes ont explosé au début de l’occupation allemande, la Laure des grottes, qui a également sauté en l’air, on trouve des lieux qui n’ont jamais existé ou ont été transportés ici de Pétersbourg, la ville natale de Guirchovitch. L’auteur commet volontairement des anachronismes qu’il n’oublie pas de signaler au lecteur de manière provocatrice. Kiev émerge de son nom ainsi que l’explique d’ailleurs un des héros, l’écrivain Fevr, dans un propos appartenant à Guirchovitch lui-même et introduit en contrebande :
« Avant d’arriver dans votre Kiev, j’avais inventé mon Kiev à moi. Je ne l’ai pas imaginé de toutes pièces. Je l’ai créé à partir de son nom. Dans l’encyclopédie Brockhaus, on peut voir le plan de la ville : la rue Foundoukleïev, le boulevard Bibikov, la rue Chouvalov, un mystérieux “Château des fleurs”. Pour un auteur comme moi, c’est suffisant. Et si, dans mes écrits, des tramways parcourent la ville tels des bateaux sillonnant la mer, c’est que, vous le savez parfaitement, le trajet des tramways change d’un jour à l’autre, il arrive même que les tramways ne circulent plus du tout. Personne ne se souvient des tramways d’avant-hier. »
En russe, lorsque « les tramways ne circulent plus », c’est que le pire a eu lieu. En l’occurrence, la disparition des Juifs qui a modifié le visage et la toponymie de la ville. Mais Kiev n’est pas la seule ville qui apparaît dans le roman. Il y a aussi Odessa. Ukrainienne aujourd’hui, roumaine à l’époque décrite dans le roman, russe par sa littérature, elle est avant tout, dans le subconscient collectif, juive, cosmopolite, multilingue. C’est ainsi qu’apparaît, « enfouie » dans le dédale du texte, la trace des Juifs disparus. Car cette Odessa est avant tout celle de Jabotinsky, ressuscitée en référence à son roman Les Cinq1. Écrit en 1935, où Jabotinsky pressent la destruction du judaïsme européen, Les Cinq met en scène l’extinction du judaïsme russe traditionnel à la veille de la révolution d’Octobre. Son héroïne principale, Maroussia Milgrom, l’épouse du pharmacien Kozodoï (qui donne son nom à l’héroïne du récit de Pania) y raconte à la première personne sa propre mort par le feu sur le balcon de sa maison. Schubert à Kiev, où la destruction est achevée, débute et finit par des images de torches vivantes. Et revendique, à travers cette référence cachée, le droit à une narration « posthume ». Puisque « l’auteur est mort » à Babi Yar :
« Tout cela, c’est un peu du théâtre de marionnettes en prose. Vous voulez savoir pourquoi ? Parce que l’auteur ne se reflète pas dans ces miroirs-là, et ceux dans lesquels il aurait pu se refléter sont brisés. Il n’a plus dans quoi se mirer, il ne peut plus se reconnaître dans personne. L’auteur est mort comme on dit. […]
Puis, « en aparté : il reste bien un petit tesson caché quelque part ».
La disparition – celle des Juifs, celle de la culture romantique – a transformé la ville en décor et se signale par cette opacité autour des lignes de partage entre les espaces des uns et des autres. À qui attribuer telle parole ? Telle perception ? On se souvient du « Qu’importe qui parle, quelqu’un a dit, qu’importe qui parle » becketien, repris par Foucault dans son propos sur la mort de l’auteur. Est-ce le narrateur qui parle, ou bien les personnages ? De la disparition n’est restituée que cette suspicion qui frappe tout dire.
Jamais encore le postulat structuraliste, porté ici au cœur de l’espace romanesque, n’a fait l’objet d’une « mise en scène » aussi dramatique. D’ailleurs, un dernier coup de théâtre nous attend à la fin : le tesson caché ne manquera pas de ressurgir dans l’épilogue où l’on découvrira le narrateur, un rescapé du ghetto de Lvov.
L’auteur a disparu à Babi Yar, mais une de ses hypostases est sauvée de la mort par un stratagème qui fait de cette place vide le noyau du projet romanesque.
« L’auteur est mort comme on dit. Vive l’auteur ! »”
Luba Jurgenson
1. Vladimir Jabotinsky, Les Cinq, traduit du russe par Jacques Imbert, Paris, éditions des Syrtes, 2006.
Schubert à Kiev
Léonid Guirchovitch
Roman. Traduction du russe par Luba Jurgenson.
éd. Verdier, 416 pages
25 €
ISBN : 978-2-86432-668-7
Jeudi 26 janvier 2012 à 19h30, rencontre avec Andreï Kourkov
Nous avons l’immense plaisir d’accueillir à nouveau Andreï Kourkov à l’occasion de la publication en français de son dernier roman le Jardinier d’Otchakov
Le Jardinier d’Otchakov
Liana Levi
329 pages
20 euros
Igor, chômeur trentenaire et insouciant, rencontre Stépan, jardinier semi-clochard qui porte un tatouage étrange. Les deux larrons ont l’idée de le décoder, et s’engagent alors dans un périple qui les mènera de Kiev à Otchakov, où ils trouveront un trésor qui les fera remonter dans le temps…
Dans cette fable quasi fantastique, qui se déroule à la fois dans la Russie d’aujourd’hui et dans celle de l’Union soviétique, le satiriste Andreï Kourkov porte une nouvelle fois son regard caustique sur un pays, le sien, qu’il tourne en dérision sans se départir de son sens de l’ absurde mais aussi d’un optimisme communicatif.
en russe:
Sadovnik iz Ochakova
éd. Folio (Ukraine)
isbn: 9789660353435
Né à Saint-Pétersbourg en 1961 dans une famille communiste, il vit dès sa petite enfance à Kiev. Son premier roman paraît en 1991 à Kiev, deux semaines avant la chute de l’Union Soviétique. C’est son roman Le Pingouin, paru en France en 2000 et traduit dans le monde entier, qui lui le fait connaître à un très large public.
Bibliographie (en Français):
• Le Pingouin. Éd. originale Liana Levi, 2000/Seuil points, 2001, traduit par Nathalie Amargier
• Le Caméléon. Éd. originale Liana Levi, 2001/Seuil Points, 2002, traduit par Christine Zeytounian-Belous
• L’Ami du défunt. Éd. originale Liana Levi, 2002/Seuil points, 2003, traduit par Christine Zeytounian-Belous
• Les Pingouins n’ont jamais froid. Éd. Liana Levi, 2004, traduit par Nathalie Amargier
• Le Dernier Amour du président. Éd. Liana Levi, 2004, traduit par Annie Epelboin
• Laitier de Nuit. Éd. Liana Levi, 2009/points 2011, traduit par Paul Lequesne
• Surprises de Noël, éditions Liana Levi, collection « Piccolo», traduit du russe par Paul Lequesne
Vendredi 27 janvier à 19h30, rencontre avec Elena Botchorochvili
Vendredi 27 janvier à 19h30
Rencontre avec Elena Botchorochvili
A l’occasion de la parution aux éditions Naïve de son roman
Le tiroir au papillon suivi de La tête de mon père
Le tiroir au papillon : « Grand-père était prince, et les communistes n’aimaient pas ça ».
Dans ce roman, Elana Botchorichvili écrit abruptement, les vies sans douceur. On a mal, on ne pleure pas, on prend son fusil, on se tait, sauf quand Staline meurt ! Quand Staline meurt, on crie de joie et de colère ! L’auteur dresse un portrait au vitriol de la Géorgie au travers de l’histoire de la famille Arechidzé, de même que le destin de tout un peuple, depuis l’instauration de la Géorgie soviétique en 1921 jusqu’aux conflits armés du début des années 90.
« La tête de mon père est sur une montagne près de Gori, dans la région de Tchatchoubeti. »
C’est ainsi que le narrateur du roman commence sa lettre à son fils, qui vit au Canada. Mais comment lui expliquer la façon dont les gens dansaient et vivaient en Union soviétique ? Comment on y travaillait et on y combattait ? Comment dire la rencontre entre ses parents, sa mère – une fête, pas une femme – qui était ventriloque au cirque et son père qui « saucissonnait » des discours pour les dirigeants communistes ? Comment raconter cette guerre qui a éclaté pendant que des gens prenaient le soleil sur la plage ou que d’autres faisaient les courses ?
Elena Botchorichvili est née en Géorgie et vit à Montréal. Elle est l’auteur de cinq romans publiés au Québec. En plus du français, ses romans sont traduits en italien, en roumain, en géorgien, en portugais et en tchèque. Elle a initié un nouveau genre littéraire, le « roman sténographique ». Elle écrit en phrases très courtes, pleines de subtilité et d’humour noir.
Elena Botchorochvili sera également présente aux Journées du Livre russe les 28 et 29 janvier.
en présence du metteur en scène Guy Freixe et de la comédienne Antonia BOSCO
Du 13 au 21 janvier 2012 au Lavoir Moderne Parisien
“Un hommage à la poésie où se déploie une langue riche, lyrique, pleine d’humour et de grandeur d’âme. Marina Tsvetaïeva y évoque les souvenirs de la Russie de son enfance. Elle témoigne dans ce texte de l’ambition de la poésie d’habiter véritablement le monde.”
Un texte actuellement introuvable dans l’attente d’une réédition annoncée chez Actes Sud en 2012…
Texte : Marina TSVETAÏEVA
Traduction : André Markowicz aux Editions Clémence Hiver
Mise en scène : Guy FREIXE
Lumières : Philippe SÉON
2 interprètes : Antonia BOSCO (comédienne et chanteuse mezzo-soprano), et Damien Lehman (pianiste)
Spectacle tout public
Coproduction Maison de la Poésie de Saint-Quentin-en-Yvelines, avec le soutien du Printemps des Poètes
“Marina Tsvetaïeva nous parle dans ce texte d’une rencontre décisive : celle de Pouchkine, du nom Pouchkine, du poète Pouchkine, de l’oeuvre de Pouchkine
qui la fait naître en poésie. Elle fait revivre ainsi, d’une manière toute
proustienne, les souvenirs de la Russie de son enfance. Elle évoque tout d’abord la Statue-Pouchkine, but de ses promenades quotidienne à l’âge de 3 ans ; la découverte bouleversante à 6 ans de l’opéra Eugène Onéguine, qui déterminera à jamais ses passions amoureuses ; l’ivresse ressentie à la lecture des premiers poèmes lus à la dérobée dans l’armoire rouge de la chambre de sa mère. ; enfin, le besoin d’écrire en filiation directe avec celui qui l’initia au « vers, le seul espace qu’en nous jamais ne fermera l’adieu. »
Ce texte est un hommage à la poésie, à ses pouvoirs, ses brûlures, ses quêtes
secrètes. Marina, plus qu’ailleurs, y déploie une langue riche, lyrique, pleine d’humour aussi et de grandeur d’âme. Par ce mouvement de réappropriation
de l’enfance, elle témoigne de l’ambition de la poésie d’habiter
véritablement le monde.
La musique de Tchaïkovski, Prokofiev, Rachmaninov, Chostakovitch, interprétée
au piano par Damien Lehman, accompagnera et sollicitera ces réminiscences. Quant aux parties chantées, elles viendront transposer l’intensité
lyrique de la poésie de Marina Tsvetaïeva.
Mardi 13 décembre à 19h30 Rencontre avec Nicolas Werth: L’Etat soviétique contre les paysans
Mardi 13 décembre à 19h30 Rencontre avec Nicolas Werth
pour Nicolas Werth et Alexis Berelovitch,
L’Etat soviétique contre les paysans
rapports secrets de la police politique (Tcheka, GPU, NKVD)
1929-1934, Tallandier, 2011,
ISBN 978-2-84734-575-9 Prix 29,90€
Présentation de l’éditeur
“2,5 millions de paysans déportés, environ 6 millions morts de faim, des centaines de milliers d’ex-koulaks fusillés : c’est une «sale guerre» que livrent les bolcheviks à la paysannerie.
Toute l’histoire tragique des campagnes soviétiques se trouve dans les rapports ultrasecrets de la police politique, réservés aux plus hauts dirigeants du pays. De 1918 à 1939, les documents rassemblés dans cet ouvrage permettent de suivre le régime de violence et de terreur exercé sur une grande partie de la population paysanne, depuis la guerre civile, en passant par le répit de la Nouvelle politique économique, la collectivisation forcée, les grandes famines du début des années 1930, jusqu’à la Grande Terreur de 1937-1938, que l’on découvre parfaitement décidée, organisée et contrôlée par Staline.
Traduits pour la première fois en France, ces rapports secrets de la police politique soviétique sont ici présentés et commentés par Nicolas Werth et Alexis Berelowitch, deux spécialistes de l’Union soviétique ayant collaboré au travail de recherche dirigé par V. Danilov sur Les Campagnes soviétiques vues par la Tcheka-OGPU-NKVD, 1918-1939, dont est issu le présent ouvrage.”
Mardi 29 novembre à 19h30 Rencontre avec Annie Epelboin
Mardi 29 novembre à 19h30 Rencontre avec Annie Epelboin:
pour Anatoli Kouznetsov, Babi Yar, roman-document, édition remise en conformité avec l’original et préfacée par Annie Epelboin, traduite par M. Menant, revue et corrigée par A. Epelboin, Robert Laffont, 2011, 447 pages.
ISBN 978-2-221-12703-02 Prix 21€
Présentation de l’éditeur
“Anatole Kouznetsov avait 12 ans lorsque l’armée allemande occupa Kiev en 1941. Il habitait un faubourg situé à proximité du ravin de Babi Yar, lieu sinistrement célèbre, où des dizaines de milliers de personnes ont été massacrées par les nazis, dont une grande majorité de Juifs. Lorsqu’il put s’aventurer dans le ravin où avaient eu lieu les fusillades, il ne trouva que des cendres et se jura de témoigner un jour de ce qu’il avait vu. Il consigna aussitôt dans un cahier d’écolier les souvenirs de ces années atroces et, durant vingt ans, l’augmenta de ses réflexions personnelles, en marge de l’histoire officielle qui taisait la vérité des massacres et des drames qui les ont précédés ou suivis, après la fin de la guerre. Il y intégra des documents authentiques et des témoignages recueillis auprès des survivants, mena son enquête et composa un ” roman-document ” où s’entremêlent le fait historique, l’autobiographie et la méditation sur les dictatures du XXe siècle, sur la souffrance que l’homme est capable d’infliger à l’homme.
Lorsqu’il fit publier son roman en 1966, il fut accablé de constater que la censure l’avait réduit d’un quart, supprimant tout ce qui donnait un éclairage authentique sur les évènements. Cette version amputée et conformiste fut aussitôt traduite à l’étranger, en France notamment, mais Kouznetsov, décidé à publier un jour son roman dans son intégrité, continua d’y travailler et ” choisit la liberté ” en 1969, emportant sur lui à Londres les microfilms du manuscrit.
Cette version a été publiée en 1970 en France, mais sans que son importance révélatrice soit perçue du public français. Elle est republiée aujourd’hui, dans une version revue et corrigée, qui met à nu l’action de la censure et les raisons qui ont mené les autorités soviétiques à opérer ce déni de l’Histoire.“
Samedi 26 novembre à 17h00 - rencontre EXCEPTIONNELLE avec les défenseurs des droits de l’homme: Sergueï KOVALEV, Alexandre PODRABINEK et Zoia SVETOVA avec la participation de Galia Ackerman
entrée libre dans la limite des places disponibles
Суббота 26 ноября в 17.00
ВНИМАНИЕ: Встреча с правозащитниками Сергеем КОВАЛЕВЫМ, Александром ПОДРАБИНЕК и Зоей СВЕТОВОЙ при участии Галины Акерман Вход свободный
Zoia Svetova est défenseur russe des droits humains, écrivain et journaliste au magazine russe d’actualité The New Times.
Зоя Феликсовна Светова — журналист, публицист и правозащитник. Обозреватель журнала The New Times (с декабря 2009 года).
Лауреат журналистской премии «Произвол в законе» 2003 года в номинации «Нарушение прав личности». Лауреат Национальной премии прессы Союза журналистов РФ и «Amnesty International» за 2003 год «Права человека и укрепление гражданского общества в России». Лауреат премии «Свободная пресса Восточной Европы» за 2009 год. Удостоена диплома премии Музея имени Андрея Сахарова «Журналистика как поступок» за 2003 и 2004 год.
Автор множества статьей по делу Магницкого и ситуацией в СИЗО и российских тюрьмах. читайте здесь Автор книги Признать невиновного виновным, 2011
Sergueï Kovalev est un ancien dissident soviétique. Il est un défenseur infatigable des droits de l’homme en Russie. Il est lauréat de nombreux prix dont le prix Sakharov en 2009. Député des trois premières Douma de 1994 à 2005, il occupe diverses fonctions officielles dans le domaine de la défense des droits de l’Homme.
Il est une des figures incontournables de la défense des droits et libertés individuelles dans la Russie de Poutine.
Сергей Адамович Ковалев, правозащитник
Председатель правления Фонда Андрея Сахарова, председатель Российского общества “Мемориал” и Президент Института прав человека, один из руководителей правозащитной фракции партии “Яблоко".
В прошлом - депутат Государственной Думы РФ первого - третьего созывов, депутат Съезда народных депутатов России. В 1993-1996 годах - председатель Комиссии по правам человека при президенте России.
Лауреат множество призов и наград в области защиты прав человека, в том числе Премия Андрея Сахарова “За свободу мысли” Европейского парламента за 2009.
Автор книги Дело Ходорковского, 2011
Alexandre Podrabinek est un ancien dissident soviétique, il est journaliste et défenseur des droits de l’homme. Il fait partie de conseil politique du mouvement d’opposition “Solidarnost”
Александр Подрабинек - российский правозащитник, журналист и общественный деятель. В правозащитном движении с начала 1970-х годов. В 1977 году подготовил сборник «Карательная медицина» об использовании психиатрии в СССР для подавления инакомыслящих (сборник опубликован в США в 1979 году). В январе 1977 году стал одним из соучредителей «Рабочей комиссии по расследованию использования психиатрии в политических целях». Участвовал в издании информационного бюллетеня «Хроника текущих событий».
Член федерального политсовета движения «Солидарность».
La rencontre a lieu en marge d’un colloque organisé par ACER-MJO et ACER-RUSSIE les 25 et 26 novembre. Voir le programme ici. Une soirée consacrée à Alexandre Podrabinek est organisée le 22. Voir ici
MERCREDI 23 NOVEMBRE A 19H30- SERGEI CHEPIK † LA GARDE BLANCHE DE MIKHAIL BOULGAKOV Exposition et présentation du livre
En présence du fils de l’artiste, Serguei TCHEPIK, maquettiste du livre et du préfacier Jacques Catteau
23 ноября 2011 в 19.30
СЕРГЕЙ ЧЕПИК † “БЕЛАЯ ГВАРДИЯ” М. БУЛГАКОВА: Выставка и презентация книги В присутствии Сергея Чепика (младшего), который осуществил верстку книги и Профессора Жака Катто
Вход свободный
En préparant cette rencontre, nous avons appris le décès de l’artiste Serge CHEPIK. En accord avec son épouse et ses enfants, nous avons décidé de maintenir cet événement.
En cette année 2011 du 70e anniversaire de la mort de MIKHAIL BOULGAKOV, un superbe livre d’art du peintre SERGEI CHEPIK rend hommage au célèbre roman LA GARDE BLANCHE.
Préfacé par JACQUES CATTEAU, l’album de format 27 X 24 cm présente 40 illustrations, enrichies de nombreux détails et accompagnées de larges extraits du texte de Boulgakov en russe et en traduction française et anglaise. 160 pages reliées, couverture toilée et jaquette : 49 euros.
« Écrire, peindre, c’est tout un, le même acte créateur, toujours la main intelligente, servante de l’œil premier qui dicte lignes et couleurs. Dans sa sagesse, la langue russe ne dit pas autre chose puisqu’elle recourt au même verbe pisat’ pour les deux gestes. D’où les fertiles complicités qui se nouent entre la plume et le pinceau, les écrivains et les artistes. Des romans ou des poèmes naissent de la fascination d’un tableau. Balzac, Gogol, Wilde, Proust et tant d’autres le savent. De la même façon, des œuvres picturales sont inspirées par la parole écrite. L’éternel dialogue entre le mot et l’image crée des ouvrages précieux convoités par les bibliophiles et les amateurs de livres d’art. Ces partitions « à deux mains » résultent d’une inspiration du temps, d’une amitié, ou plus prosaïquement d’une commande d’éditeur. Voyez les symbolistes, les surréalistes. Parfois, l’illustrateur est d’une autre époque, comme aimanté par l’œuvre écrite. Ainsi pris au hasard, Botticelli pour La Divine Comédie de Dante, Kupka et Matisse pour Le Cantique des cantiques du poète grec de l’Ancien Testament, Chagall pour les Ames mortes de Gogol, Dali et Picasso pour le Don Quichotte de Cervantès…
On est en droit de s’interroger sur ces coups de foudre surprenants, ou ces unions secrètes, parfois assez prévisibles. Pourquoi ces affinités électives, pourquoi lui et moi ? pourrait se demander le peintre. Quelle est ma parenté profonde avec cet écrivain que je célèbre par mon trait ? Quels gènes communs avons-nous à travers les siècles ? Pourquoi me lancer à moi-même le défi de m’immiscer dans le génie de l’Autre ? Est-ce de l’émulation ou bien un accompagnement spontané et heureux prolongeant la grâce de l’écrivain ? C’est en confessant Sergei Chepik dans son atelier de Montmartre au milieu des quarante superbes lithographies consacrées à La Garde blanche et en sondant l’œuvre littéraire qu’on découvre l’histoire passionnée du peintre pour son illustre aîné Mikhaïl Boulgakov, leurs noces en art. »
[…]« Par ce jeu subtil qui va de l’ensemble au détail, Sergei Chepik représente concrètement les deux lignes contrapuntiques du roman : l’apocalyptique et l’intimiste, l’Histoire de la Catastrophe d’une nation et les destins individuels tragiques des hommes.
Le songe qui se faisait mot chez l’écrivain, se fait désormais couleur, forme et volume chez le peintre. Avec toujours la même aisance, la même fluidité, le même bonheur. Et maintenant que les lithographies racontent à vos yeux La Garde blanche, on pourrait oser le paradoxe que ce sont les citations boulgakoviennes qui font office d’illustrations écrites. Chassez cette impression fallacieuse, et dites-vous simplement que le superbe roman de Mikhaïl Boulgakov a reçu un nouvel éclairage et baigne dans une lumière amie qui n’est autre que celle de la dette, de l’hommage spontané et de l’offrande complice de la peinture à l’écriture. »
Pavel Lembersky est diplomé de l’université de Berkeley en Californie et de la faculté de cinéma de l’université de San Francisco. Il a participé aux projets cinématographiques de Jonathan Demme, Spolding Grey, etc. Il écrit de la prose et des scénarios en anglais et en russe. Ses récits ont été traduits en allemand, anglais, finois, etc. Il est l’auteur des livres “Река № 7″ (Нью-Йорк, Слово/Word, 2000) и “Город убывающих пространств” (Тверь, “Другие берега", 2002), “Уникальный случай (Москва, “Русский Гулливер", 2009).
Mardi 8 novembre à 19h30 - rencontre avec Luba Jurgenson, traductrice de Nelly Ptachkina, Journal (1918-1920)
Mardi 8 novembre 2011 à 19h30
La librairie du Globe nous invite à une rencontre avec
Luba Jurgenson
A l’occasion de la parution du
Journal (1918-1920)
de Nelly Ptachkina
Aux éditions des Syrtes
Traduit du russe par Luba Jurgenson
Le 25 juillet 1920, Nelly Ptachkina tombait dans la cascade du Dard, au pied du Mont-Blanc. Elle avait dix-sept ans et laissait un journal, édité ensuite par sa mère, dans les années 1920. Joseph Kessel en publia des extraits dans ses Souvenirs d’un commissaire rouge. Le Journal (1918-1920) recouvre la chronologie de la guerre civile depuis son déclenchement jusqu’aux débuts des conflits russo-polonais, qui entraîneront la guerre soviéto-polonaise. Mue essentiellement par la nécessité d’une introspection liée à la construction de sa personne, Nelly utilise ses notes pour rédiger de véritables « rapports » sur son état intérieur face à ces complexes bouleversements historiques. Elle ignore alors – mais plus pour très longtemps – que vivre et s’observer, pour elle, sera synonyme de se penser comme témoin historique. D’une maturité peu commune et d’une indépendance d’esprit absolue, Nelly, dont la personnalité est peu à peu façonnée par la présence constante de la mort et la perspective de la destruction du monde familier, reste cependant attachée à une Russie dont elle n’a pas encore compris ni accepté la disparition. Mais, face aux pogroms qui déchirent l’Ukraine et à l’explosion de la violence, l’émigration devient salut, même si c’est le cœur lourd qu’elle se sépare des paysages familiers. Images vues comme à travers le trou de la serrure, de façon parcellaire, fragmentée, floue : c’est ainsi que la révolution et la guerre civile apparaissent à un individu isolé, aux familles jetées dans la tourmente et, à plus forte raison, à une adolescente pensant son devenir dans un monde déstructuré. Mais l’acte de l’écriture implique une volonté magistrale : c’est de cette volonté que Nelly sera porteuse, érigeant la vie privée en acte de résistance et l’écriture de soi en un document contribuant à l’élaboration d’une micro-histoire du XXe siècle.
Biographie On sait peu de choses de Nelly Ptachkina. Lycéenne à Saratov au moment de la révolution, elle est contrainte de fuir la ville avec sa famille. Après un séjour à Moscou, celle-ci se replie à Kiev, d’où est originaire sa mère. L’instabilité politique de la région, qui change de maîtres à plusieurs reprises, et l’explosion de violences poussent finalement la famille à émigrer. En février 1920, Nelly arrive à Paris, et le 25 juillet de la même année, en visitant la cascade du Dard à Chamonix, elle fait une chute mortelle. Elle a quatorze ans au moment où elle commence son journal, elle en a seize lorsque ses notes s’interrompent.
Entrée Libre
Journal (1918-1920)
Nelly Ptachkina
Traduit du russe par Luba Jurgenson
Collection : Littérature étrangère
Prix public TTC : 23,00 €
ISBN : 978-2-84545-156-8
Format (153 x 235)
286 pages
Le 3 novembre 2011 à 19h30, rencontre avec Andreï Soldatov pour « Les Héritiers du KGB » aux éd. François Bourin
Jeudi 3 novembre 2011 à 19h30
La librairie du Globe nous invite à une rencontre avec
Andreï Soldatov
A l’occasion de la parution de « Les Héritiers du KGB »
d’A. Soldatov et I. Borogan
Aux éditions François Bourin
Entrée libre. Un cocktail sera offert après la rencontre
Avec la disparition de l’Union soviétique en 1991 et la dissolution du KGB, un nouveau service de sécurité est né des cendres du précédent : le FSB. Au fil d’une enquête fascinante, Andreï Soldatov et Irina Borogan en pénètrent le monde secret. Ils dévoilent comment ses agents sont devenus « les nouveaux boyards » de la Russie. Soutenus par Vladimir Poutine, qui fut l’un des leurs, ces hommes ont bâti une puissance plus obscure que celle du KGB. Le Kremlin les a déployés pour intimider l’opposition politique, pour imposer de nouveau l’autorité de l’État et perpétrer des meurtres au-delà des frontières. Il les utilise pour s’assurer du contrôle des richesses du pays, les plaçant au coeur des rouages économiques et médiatiques stratégiques. Mais ils ont aussi accumulé des maladresses et des erreurs catastrophiques…
« Un livre essentiel pour ceux qui cultivent encore des espoirs naïfs sur l’évolution de la Russie », The Wall Street Journal.
« Une véritable dissection du FSB », The Financial Times.
ANDREÏ SOLDATOV et IRINA BOROGAN sont deux jeunes journalistes russes d’investigation, cofondateurs de Agentura.ru, un site d’information sur les agences russes de renseignement. Au cours des années 2000, ils ont travaillé pour les Izvestia, Moscow News et Novaïa Gazeta. Ils ont couvert les activités des services secrets, les affaires d’espionnage et les attentats terroristes en Russie. À plusieurs reprises, ils ont été interrogés par le FSB, en raison de leurs articles critiques.
Ils interviennent régulièrement sur Radio Free Europe et la BBC.
Les héritiers du KGB Enquête sur les nouveaux boyards
Andreï Soldatov et Irina Borogan
Traduit du russe par Natalia Rutkevitch
Préface de Galia Ackerman
Collection Les Moutons noirs
384 pages
Prix : 21.00 €
Isbn: 978-2-84941-270-1
Vendredi 4 novembre, rencontre avec Hélène Henry: Biographie de B. Pasternak par Dmitry Bykov
Vendredi 4 novembre 2011 à 19h30
La librairie du Globe nous invite à une rencontre avec
Hélène Henry
A l’occasion de la parution de « Boris Pasternak»
Biographie par Dmitry Bykov
Aux éditions Fayard
Traduit du russe et annoté par Hélène Henry
Pasternak est, avec Mandelstam, Tsvétaïéva et Akhmatova, l’un des « quatre grands poètes » que nous aura donnés le vingtième siècle russe. C’est aussi l’auteur du mondialement célèbre Docteur Jivago, dont la parution, en Italie, lui a valu d’être banni de l’Union des écrivains et de devoir refuser, en 1958, le prix Nobel de Littérature. Son recueil inaugural, Ma sœur la vie, à l’été 1917, invente une poétique de l’instant, où des « millions de révolutions » intimes font signe à l’histoire. L’époque, que domine bientôt le « démon du temps » Staline, fait de Pasternak, malgré lui, un poète épique. S’il a pensé un instant dire oui au monde soviétique, c’est pour le refuser avec une force accrue dans un vaste roman qui proclame, sous un ciel de guerres et d’insurrections, la prééminence de l’amour et de la poésie sur toute politique.
La tragédie collective et celle de l’écrivain – amours passionnées, souffrances familiales, arrestations de proches, morts et séparations, sourd combat avec l’officialité, esquives ou actes de courage – se racontent ensemble, faisant de la vie même de Pasternak, amère et heureuse à la fois, la chronique d’un siècle cruel. Journaliste et très bon investigateur, mais aussi poète et romancier, Dmitri Bykov a utilisé, pour élaborer ce livre, la plupart des sources aujourd’hui disponibles. Son admiration pour Pasternak, la connaissance minutieuse qu’il a du personnage, son impartialité, sa verve font de cette immense enquête un ouvrage qui ranime et rénove tout ce que l’on savait du poète – le contexte littéraire, familial, culturel et politique – et qui invite, au fil des pages, à une relecture active de son œuvre.
Personnage marquant de la scène littéraire russe, Dmitri Bykov (né en 1967) est romancier, poète, mais aussi présentateur de télévision et journaliste. Il est l’auteur de plusieurs recueils de poèmes et de nouvelles, ainsi que de cinq romans, dont la Justification, publié aux éditions Denoël en 2002.
Boris Pasternak
Dmitri Bykov
Traduit du russe et annoté par Hélène Henry
Date de Parution : 12/10/2011
Collection : Biographies Littéraires
Prix public TTC : 35,00 €
Code ISBN / EAN : 9782213632360 / hachette : 3534765
Format (153 x 235)
Nombre de pages : 944
Экспромт / imprévu: В пятницу, 28 октября. В 19.30 презентация свежих номеров журналов « Мосты» и «Литературный европеец»
В пятницу, 28 октября. В 19.30 в книжном магазине «Глоб» состоится презентация свежих номеров журналов « Мосты» и «Литературный европеец». Главный редактор – В. Батшев, Франкфурт- на- Майне.
После официальной части – непринуждённая беседа и такой же « стакан».
Jeudi 20 octobre 2011 à 19h30: Rencontre avec Caroline Béranger: Le Carnet Rouge de Marina Tsvetaeva
Jeudi 20 octobre 2011 à 19h30
La librairie du Globe nous invite à une rencontre avec Caroline Béranger
A l’occasion de la parution du Carnet Rouge,
de Marina Tsvetaeva,
aux éditions des Syrtes
Le Cahier rouge : un simple cahier d’écolier sauvegardé par miracle qui accompagna Marina Tsvetaeva dans un moment décisif de sa vie à Paris, en 1932-1933. Il aurait dû disparaître étant donné les circonstances mouvementées de son existence et de l’époque, mais elle le confia à un ami avant de quitter la France et de repartir en URSS en 1939.
Un cahier inédit où l’on peut lire à livre ouvert le déroulement de sa création poétique. Où l’on observe le poète à sa table de travail écrivant, cherchant et trouvant, tantôt sous le coup de l’inspiration, tantôt dans une endurante patience, le verbe poétique ; où l’on découvre l’écriture en français d’un poète russe qui aurait pu devenir poète français. Un cahier célébrant deux géants de la poésie, Pasternak et Maïakovski, les amours féminines, les passions charnelles, le bonheur du conte et de l’enfance perdue, tous les démons et les délices de l’imagination. Une histoire de la création sur un fond idéologique et politique qui déchira le siècle. Une époque terrible, où il est question de survie, où le crime totalitaire est irrémédiable, qui voit la fin de toute espérance, la disparition de la génération des poètes de l’Âge d’argent, la mort de la poésie.
Tout cela nous l’éprouvons en feuilletant le cahier, car ce livre comprend aussi l’intégralité du manuscrit autographe. Nous tournons chaque page une à une, suivons chaque phrase ligne à ligne, pour entrer dans le laboratoire de l’écrivain et dans la matière de son écriture.
C’est ce Cahier rouge, braise incandescente, qui est offert au lecteur, pour qu’il en saisisse la force inaltérable et qu’il se souvienne de cette merveilleuse énergie de création : celle d’un poète majeur de l’avant-garde russe du début du XXe siècle, Marina Tsvetaeva.
Page : 201 p
ISBN : 978-2-84545-165-0
Prix: 23,00 euros
Mardi 18 octobre 2011 à 19h30: Rencontre avec André Glucksmann et Galia Ackerman
Mardi 18 octobre 2011 à 19h30
La librairie du Globe nous invite à une rencontre avec André Glucksmann et Galia Ackerman
A l’occasion de la parution du Roman du Juif Universel,
Entretiens entre Elena Bonner et André Glucskmann
Propos recueillis et traduits par Galia Ackerman
Entrée libre.
Un cocktail sera offert après la rencontre
Présentation de l’éditeur:
“Deux Juifs ayant échappé à la mort pendant la Seconde Guerre mondiale discutent à cœur
ouvert. Une femme et un homme, deux générations. Elle était infirmière dans l’Armée rouge ;
lui, enfant traqué, subissait l’occupation nazie en France. Elle a vécu à l’Est, lui à l’Ouest.
Ensemble, ils évoquent les grands sujets d’actualité et les relations internationales,
questionnent l’évolution de la démocratie, examinent l’exemple de la dissidence
anticommuniste d’hier et antipoutinienne d’aujourd’hui, s’inquiètent de l’ascension du
terrorisme, du nihilisme et d’un nouveau type d’antisémitisme, s’interrogent sur l’avenir d’Israël
et de la Palestine.
Elle, c’est Elena Bonner, médecin, infatigable militante des droits de l’homme, qui fut la
compagne courageuse et incorruptible d’Andreï Sakharov (prix Nobel de la Paix).
Lui, c’est André Glucksmann, philosophe engagé, au risque de déplaire. Deux Juifs laïques, avides
d’universel et peu soucieux des tabous, qui retracent ici leur destin hors du commun et
partagent leurs découvertes, leurs combats, leurs erreurs et leurs conversions.”
Le Roman du Juif universel
Elena Bonner, André Glucksmann
Propos recueillis et traduits par Galia Ackerman
Editions du Rocher
Collection Le Roman des Grands Destins dirigée par Vladimir Fédorovski
Isbn: 978-2-268-07194-7
Prix: 21,90 €
7 octobre 2011 à 19h30: RENCONTRE AVEC L’ECRIVAIN RUSSE VIKTOR GLOUCHKOV
7 octobre 2011 à 19h30:
RENCONTRE AVEC L’ECRIVAIN RUSSE VIKTOR GLOUCHKOV
A L’OCCASION DE LA PARUTION EN RUSSE DE SON ROMAN “SPIASHCHIj AGENT” (Agent dormant)
« Agent dormant » est le récit du destin d’un jeune homme qui a fui à l’ouest pendant la Peterstroïka et qui tente d’y construire à tout prix une vie normale. Ses mésaventures en France doivent symboliquement se terminer par l’obtention de la nationalité française. Or c’est justement durant les entretiens préliminaires avec les officiers du contre-espionnage français qu’il devra rappeler les souvenirs d’une jeunesse passée en URSS et formuler définitivement les causes de son émigration.
Maxime, qui a excité la curiosité des services français pas sa fuite d’URSS alors qu’il y occupait un poste confortable de médecin chef , commence par raconter en détail son enfance dans la Sibérie des années 60…
Tarif préférentiel ‘LA MOUETTE’ d’A. Tchekhov au Nouveau Théâtre de Montreuil
LA MOUETTE
d’après Anton Tchekhov
adaptation et mise en scène Mikaël Serre
Tarif préférentiel pour les lecteurs de La Librairie du Globe : 12€ au lieu de 19€
Avec : Servane Ducorps, Elsa Grzeszczak, Gaël Leveugle, Sam Lowyck, MOC, Pascal Rénéric,
Christèle Tual, Fred Ulysse.
Actrice célèbre, Arkadina forme avec Trigorine, auteur non moins célèbre, un couple people, atteint par l’usure. Son fils, Treplev, rêve d’écrire pour le théâtre, et pour la fille qu’il aime, Nina. Elle va cependant le quitter pour Trigorine, sans pour autant parvenir à se faire une place, ni à ses côtés, ni dans le métier.
Voici une Mouette désinvolte, héritière des années 70. Entre poursuite des rêves, conflits de générations et désenchantement, Mikaël Serre se réapproprie cette célèbre pièce pour interroger la place de l’art et de l’artiste aujourd’hui.
Spectacle présenté du 6 au 20 octobre 2011
lundi, mercredi, vendredi, samedi à 20h30 / mardi et jeudi à 19h30 / relâche dimanche
Nouveau théâtre de Montreuil Centre dramatique national
Salle Jean-Pierre Vernant
10 place Jean-Jaurès 93100 Montreuil
M° Mairie de Montreuil ligne 9 (sortie Place Jean-Jaurès)
A l’occasion de la sortie du livre « Paroles libres » de Mikhaïl Khodorkovski, rencontre avec l’avocat russe Iouri Schmidt mardi 27 septembre
En Avril, nous recevions Boris Akounine afin qu’il présente le livre récemment paru de Mikhaïl Khodorkovski en Russie. Lire et voir la vidéo ici
A l’occasion de la sortie du livre
« Paroles libres » de Mikhaïl Khodorkovski
aux éditions Fayard, la librairie du Globe organise
Mardi 27 septembre à 19h30
Une rencontre avec le grand avocat russe, Iouri Schmidt
Proche des dissidents à l’époque soviétique, et notamment d’Andreï Sakharov, Iouri Schmidt a créé, en 1991, le Comité russe d’avocats pour la défense des droits de l’homme. Depuis la fin des années 1980, a participé à de nombreux procès politiques. Après les assassinats de Galina Starovoïtova et de Sergueï Iouchenkov, a représenté leurs familles dans toutes les démarches juridiques. Depuis 2004, il assure la défense de Mikhaïl Khodorkovski.
Iouri Schmidt est lauréat de nombreux prix dont ceux de Human Rights Watch, FIDH et la Fédération Internationale Helsinki.
Iouri Schmidt s’exprimera en russe.
La traduction sera assurée par Galia Ackerman, traductrice du livre de Khodorkovski.
La rencontre sera suivie d’un cocktail.
Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Mikhaïl Khodorkovski. Moscou. 2010 / Photo: Vladimir Mishukov
Ancien dirigeant de la compagnie pétrolière Ioukos, M. Khodorkovski a été arrêté le 25 octobre 2003 et condamné avec son associé Platon Lebedev à 9 ans d’emprisonnement. La peine a été réduite par la suite à 8 ans.
Le 3 mars 2009 a débuté un nouveau procès dans une seconde affaire contre Mikhaïl Khodorkovski et Platon Lebedev.
Ils ont été reconnus coupables des chefs d’accusation le 30 décembre 2010. Le Juge Danilkine a fixé leur peine à 14 ans de colonie pénitentiaire.
Platon Lebedev s’est vu récemment refusée une libération anticipée pour des motifs fallacieux. La demande de libération anticipée de M. Khodorkovski sera bientôt examinée par le tribunal compétent.
P. Lebedev et M. Khodorkovski ont été reconnus prisonniers politiques par Amnesty International
En russe: Михаил Ходорковский. Статьи. Диалоги. Интервью
Издательство: Эксмо, 2010 г., 192 стр.
ISBN : 978-5-699-43685-9
Prix Public TTC : 13,00 €
Jeudi 22 septembre 2011 au Centre National du Livre
Dans son livre Agent de Soljénitsyne, paru aux éditions Fayard, Claude Durand retrace ses 35 ans d’engagement, d’activité éditoriale et d’amitié, mais aussi de luttes judiciaires et politiques auprès de Soljénitsyne dont il a été l’éditeur français et l’agent international.
Rencontre animée par Michel Crépu, écrivain, directeur de la Revue des Deux Mondes
Avec la librairie du Globe
67 boulevard Beaumarchais − 75003 Paris
Président des éditions Fayard pendant trente ans, Claude Durand a obtenu le prix Médicis en 1979 pour La Nuit zoologique (Ed.Grasset) et a publié deux autres livres, J’aurais voulu être éditeur et J’étais numéro un (Ed. Albin Michel).
ATTENTION, la rencontre n’a pas lieu au Globe, mais au
Centre national du livre
Hôtel d’Avejan
53, rue de Verneuil – Paris VIIe
Entrée libre dans la limite des places disponibles
Vendredi 16 septembre à 19h30: Présentation du livre Les Français en Russie au siècle des Lumières
Vendredi 16 septembre à 19h30:
Présentation du livre
Les Français en Russie au siècle des Lumières.
Dictionnaire des Français, Suisses, Wallons et autres francophones en Russie de Pierre le Grand à Paul Ier
sous la direction d’Anne Mézin et de Vladislav Rjéoutski.
ISBN 978-2-84559-035-9, 2011, 265 x 210 mm, 2 volumes, 1424 pages, 30 illustrations, cartonné, prix €160
En présence de Vladislav Rjéoutski et Francine - Dominique Liechtenhan
Les relations franco-russes ne datent pas d’hier: elles ont bientôt mille ans. C’est au XIe siècle que remontent les premières visites de Français en Russie, alors la Russie de Kiev. En 1049 l’évêque de la ville de Meaux, Gautier, y vint à la tête d’une importante délégation de nobles français pour demander la main de la princesse Anna, fille de Yaroslav. Celle-ci deviendra la reine de France en épousant Henri Ier. Suivit une époque où les deux pays s’ignorèrent presque complètement jusqu’à l’ouverture progressive de la Russie à l’Occident, par ses marchés et sa culture. Les échanges s’intensifient surtout à partir de la fondation, en 1703, de Saint-Pétersbourg, symbole d’une nouvelle étape dans la vie de ce pays. Ces relations aboutirent à la conclusion en 1892 d’une alliance franco-russe. Appelé par les besoins politiques du moment, ce traité ne sera pas moins un point de départ d’un intérêt marqué en France pour la Russie, entraînant l’implantation de sociétés et d’institutions françaises à Saint-Pétersbourg, à Moscou et dans d’autres villes russes, en commençant par les usines Renault jusqu’à l’Alliance française ou l’Institut français… (more…)
Vendredi 9 septembre à 19h30: Rencontre avec André Markowicz à l’occasion de la parution du livre Le Soleil d’Alexandre, le cercle de Pouchkine 1802-1841
Vendredi 9 septembre à 19h30:
Rencontre avec
André Markowicz
à l’occasion de la parution du livre
Le Soleil d’Alexandre, le cercle de Pouchkine 1802-1841
Lecture bilingue
Traducteur passionné, André Markowicz a notamment traduit pour la collection Babel l’intégralité de l’œuvre romanesque de Dostoïevski (vingt-neuf volumes), mais aussi le théâtre complet de Gogol ou celui de Tchekhov (en collaboration avec Françoise Morvan).
Tout son travail tend à faire passer en français quelque chose de la culture russe, et notamment de la période fondamentale du xixe siècle. Cet ouvrage est son grand œuvre, qui vient éclairer et compléter toutes ses publications et lectures ainsi que la traduction en Babel d’Eugène Onéguine (Babel n° 924) et du recueil Le Convive de pierre et autres scènes dramatiques (Babel n° 85) de Pouchkine, ou encore la pièce de Griboïédov Du malheur d’avoir de l’esprit (Babel n° 784).
Présentation de l’éditeur:
En Russie, depuis deux cents ans, chaque écrivain, chaque courant, chaque époque peut se retrouver dans Pouchkine, car celui-ci est un miroir, le lieu de la reconnaissance de toute personne de langue maternelle russe. André Markowicz propose dans cet ouvrage de découvrir en quoi la conversation que Pouchkine a établie par textes interposés avec les poètes de sa génération a durablement marqué la littérature et la pensée russes jusqu’à nos jours. Cet ouvrage remarquable par son ambition vient rendre hommage à la génération brisée par le 14 décembre 1825, jour du coup d’Etat manqué contre le tsar Nicolas ier, coup d’Etat qui avait été organisé par de jeunes aristocrates, pour la plupart officiers des guerres napoléoniennes, indignés par le servage et l’absolutisme. (more…)
7 septembre 2011 à 19h30: RENCONTRE AVEC L’ECRIVAIN RUSSE DMITRI ROUDENKO
7 septembre 2011 à 19h30: RENCONTRE AVEC L’ECRIVAIN RUSSE DMITRI ROUDENKO
A L’OCCASION DE LA PARUTION EN RUSSE DE SON ROMAN “STANTSIA UNIVERSITET” (Station de métro Université)
Ce livre raconte la découverte de la vie étudiante au début des années quatre-vingt dix sur fond des changements grandioses qui bouleversent alors la Russie. L’auteur a réussi à transmettre la justesse et la fraîcheur de la perception de la vie, l’optimisme et la sincérité de la jeunesse. C’est pourquoi ces années de rupture bouillonnantes d’énergie apparaissent malgré leur extrême complexité comme le temps de tous les possibles, le temps d’étonnantes découvertes. Et les gens et les événements s’éclairent de manière tout à fait inattendue.
Vingt ans après, retour sur la Russie d’après la chute de l’URSS par ceux qui avaient 20 ans en 1991.
Ce livre, premier roman d’un jeune auteur, édité à petit tirage, est devenu un succès de librairie à Moscou cet été en marge des rares commémorations du putch du GKChP, se hissant parmi les meilleures ventes des principales librairies moscovites. Dmitri Roudenko le présentera pour la première fois en France dans sa version originale, en attendant peut-être une prochaine traduction en français…
ed. MGU, 2010.
Entrée libre.
Un cocktail sera offert après la rencontre
15 juin 2011 à 19.30, présentation “Aux origines du Goulag” récits des îles Solovki, de Sozerko Malsagov et Nikolaï Kisselev-Gromov
La librairie du Globe organise une soirée à l’occasion de la parution du livre
“Aux origines du Goulag” récits des îles Solovki
de Sozerko Malsagov et Nikolaï Kisselev-Gromov
traduit du russe par Galia Ackerman et Natalia Rutkevitch, préface de Nicolas Werth
aux éditions François Bourin (collection “Moutons noirs").
La soirée aura lieu à la Librairie du Globe, le 15 juin 2011 à 19.30 (67 Bd Beaumarchais, 75003 Paris)
Une signature et un cocktail sont prévus.
Interviendront:
Nicolas Werth, historien, préfacier du livre, qui parlera de la création du système concentrationnaire en Russie de Lénine. Georges Mamoulia, historien d’origine géorgienne, qui parlera de la guerre civile dans le Caucase et du sort de la Géorgie indépendante (1918-1921). Rosa Malsagova, journaliste d’origine ingouche, réfugiée politique en France, qui racontera l’histoire de la famille Malsagov et parlera des Ingouches. (more…)
Издательство: Эксмо, 2010 г., 192 стр.
ISBN : 978-5-699-43685-9
Prix Public TTC : 13,00 €
A Paraître en français chez Fayard en septembre 2011 sous le titre « Paroles libres »
7 avril 2011 à 19h30: RENCONTRE AVEC L’ECRIVAIN RUSSE BORIS AKOUNINE CONSACREE AU LIVRE DE MIKHAÏL KHODORKOVSKI, PRISONNIER EN RUSSIE
7 avril 2011 à 19h30 à la Librairie du Globe située au 67, bd Beaumarchais aura lieu une rencontre avec l’écrivain Boris Akounine à l’occasion de la sortie en russe du livre de Mikhail Khodorkovski « Articles. Dialogues. Interviews (avec Boris Akounine, Lioudmila Oulitskaïa, Boris Strougatski) » aux éditions Eksmo.
Dans cet ouvrage à paraître en français aux éditions Fayard en septembre 2011 sous le titre « Paroles libres » sont réunis les articles et interviews de M. Khodorkovski ainsi que ses dialogues avec les écrivains B. Akounine, L. Oulitskaïa et B. Strougatski.
Ancien dirigeant de la compagnie pétrolière Ioukos, M. Khodorkovski a été arrêté le 25 octobre 2003 et condamné avec son associé Platon Lebedev à 9 ans d’emprisonnement. La peine a été réduite par la suite à 8 ans.
Le 3 mars 2009 a débuté un nouveau procès dans une seconde affaire contre Mikhaïl Khodorkovski et Platon Lebedev.
Ils ont été reconnus coupables des chefs d’accusation le 30 décembre 2010. Le Juge Danilkine a fixé leur peine à 14 ans de colonie pénitentiaire.
Boris Akounine est écrivain, critique littéraire, traducteur, spécialiste du japon. Il est l’auteur des aventures d’Eraste Fandorine, des aventures de Sœur Pélagie et de nombreuses autres œuvres. A ce jour ont été traduits en français et publiés aux Presses de la Cité 18 de ses romans, dont 14 sont sortis en poche chez 10/18.
Boris Akounine a déclaré que de l’affaire Ioukos était « la page la plus honteuse de la justice post-soviétique ». Après l’annonce du verdict dans la seconde affaire contre M. Khodorkovski et P. Lebedev, il est devenu l’une des personnalités les plus actives dans la lutte pour leur libération.
Boris Akounine interviendra en russe, une traduction en français sera assurée.
Mikhaïl Khodorkovski. Moscou. 2010 / Photo: Vladimir Mishukov(more…)
В среду 6 апреля в 17.30 в Librairie du globe состоится вечер сказок на русском языке
Librairie du Globe и клуб “Веснушки” приглашают всех желающих на Вечер сказок
по мотивам творчества Самуила Маршака
Вход свободный.
Вечер вас ждёт действительно сказочный! В уютном полумраке, в окружении книг, под тихую музыку вы познакомитесь или ещё раз встретитесь с героями С. Маршака. Большая часть сказок будет не только рассказана, ну и “проиллюстрирована", так что даже непоседливые малыши смогут получить удовольствие.
Сказочный вечер продлится около часа.
Вести его будет Аня Дунаевская.
Аня Дунаевская (Дуняша) – организатор и замечательный преподаватель клуба “Веснушки". В клубе проходят встречи-занятия с детьми от 10-ти месяцев и их родителями. По образованию - филолог, окончила русское отделение МГУ, живёт во Франции 15 лет.
В клубе можно регулярно заниматься, а можно приходить время от времени на праздники, концерты, встречи для общения (как детского так и взрослого) и приятного времяпровождения. Подробности на сайте: lavieenrusse.ru
La Librairie du Globe participe cette année encore au Salon du Livre de Paris du 18 au 21 mars
La Librairie du Globe, les Éditions des Syrtes et le Centre de Russie pour la Science et la Culture vous accueillent du 18 au 21 mars à la Porte de Versailles / Stand X42
La librairie vous proposera des nouveautés des éditeurs de l’ASKI (association des éditeurs russes) et en particulier EKSMO, Bely Gorod, Rosspen, etc. Ainsi qu’une sélection d’ouvrage des éditeurs français parus en 2010 et 2011. Et comme chaque année, la pochothèque russe avec une large sélection des titres disponibles en littérature russe en poche.
Paris Porte de Versailles – Pavillon 1
Boulevard Victor, Paris 15ème
Vendredi 18 : nocturne 10h-23h
Samedi 19 & dimanche 20 : 10h-20h
Programme des dédicaces:
VENDREDI 18 MARS 18h - 19h Andreï KOURKOV, Laitier de Nuit, éd. Liana Levi/Seuil
SAMEDI 19 MARS 13h - 14h Andreï KOURKOV, Laitier de Nuit, éd. Liana Levi/Seuil
SAMEDI 19 MARS 16h - 17h Alain VINCENOT, Les larmes de la rue des Rosiers, éd. Des Syrtes
SAMEDI 19 MARS 15h-16h Nicolas ROSS, Saint Alexandre Nevski, centre spirituel de l’émigration russe, 1918-1939, éd. Des Syrtes
DIMANCHE 20 MARS 18h - 19h Andreï KOURKOV, Laitier de Nuit, éd. Liana Levi/Seuil
Vendredi 11 février à 19h30 - rencontre avec Luba Jurgenson pour Julius Margolin, Voyage au pays des Ze-Ka
“Je sais d’expérience qu’aucun argument, aucun témoignage ne saurait convaincre un homme qui se considère comme communiste. Seule la réalité soviétique elle-même peut lui faire changer d’avis. J’ai compris également que le communisme, ce n’est pas une somme de convictions que l’on s’est mise dans la tête. le “communisme imaginaire” dans le cadre d’un régime démocratique n’est qu’un ensemble d’opinions ou une position politique qui ne fait de mal à personne. Sur cent personnes qui professent le communisme à Paris ou à Rome sans avoir la moindre idée de ce qu’il est en réalité, quatre-vingt-dix-neuf l’auraient renié si elles avaient eu l’occasion d’en sentir les effets sur leur propre peau. il ne resterait parmi ses adeptes que des bouchers, des hommes pour qui la violence est non seulement un moyen d’action, mais aussi le fondement de la société.“
Julius Margolin
Présentation de l’éditeur:
Enfin publié ici dans son intégralité pour la première fois au monde (plus d’un tiers du livre est inédit) et sous son titre original, Voyage au pays des Ze-Ka est l’un des plus bouleversants témoignages jamais écrits sur le Goulag. Le livre était paru en France en 1949 sous le titre La Condition inhumaine, bien avant les chefs-d’œuvre de Soljenitsyne et de Chalamov. Cet hallucinant récit de cinq années passées dans les camps soviétiques ne le cède en rien à ceux de ses célèbres successeurs, ni pour la qualité littéraire, ni pour l’acuité de pensée et la hauteur de vue avec laquelle l’auteur s’efforce de donner un sens à son expérience, aux limites de l’humain.
Julius MARGOLIN Voyage au pays des Ze-Ka
Traduction du russe
par Nina Berberova et Mina Journot,
révisée et complétée par Luba Jurgenson
Nouvelle édition établie et présentée
par Luba Jurgenson
Format : 135 x 205, 784 pages • 29 euros
ISBN : 978-2-35873-021-1
Né dans une famille juive de Pinsk (Biélorussie), Julius Margolin (1900-1971) est élevé dans la culture russe. Après avoir terminé ses études de philosophie à Berlin, il s’installe en Palestine. En 1939, il est en séjour à Lodz lorsque la Pologne est envahie. Il se réfugie alors dans sa ville natale, à l’est du pays. Arrêté le 19 juin par le NKVD, il est envoyé dans un camp de travail sur la rive nord du lac Onéga. Ayant survécu par miracle à cinq années de Goulag, libéré en 1945, il écrit le Voyage dès son retour à Tel-Aviv, et doit faire face à une opinion internationale incrédule, l’URSS étant encore auréolée de sa contribution à la victoire contre le nazisme. Il vient à Paris en 1950 témoigner au procès de David Rousset contre Les Lettres françaises, et ne cessera de lutter, jusqu’à sa mort en 1971, pour la libération des Ze-Ka, les prisonniers des camps.
Le témoignage de Julius Margolin constitue un document unique à plusieurs titres. Margolin fut victime de la répression soviétique contre les citoyens polonais affluant massivement de la Pologne occidentale et, plus généralement, du nettoyage des confins pratiqué dès le début de l’occupation soviétique sur les territoires destinés à faire partie de l’URSS. Ces purges, qui visaient à la russification des populations, devaient assurer en premier lieu la destruction des élites et des institutions démocratiques, étape déjà réalisée partout ailleurs en Union soviétique.
Dans le vaste corpus des récits sur le Goulag, l’originalité du livre de Margolin consiste en ceci qu’il apporte un témoignage émanant d’un « étranger ». Ces témoignages constituent un volet à part dans la documentation littéraire sur le Goulag : avant leur arrestation, leurs auteurs n’ont pas été soumis à la pression idéologique, n’ont pas intériorisé les contraintes de la société soviétique, ni connu la peur des répressions. En un mot, ils étaient intérieurement libres. Aussi leurs écrits possèdent-ils une dimension anthropologique et narrative d’une grande richesse (prenant souvent la forme de récits de voyage).
Toutefois, Margolin n’est pas un vrai « étranger ». Son récit est écrit en russe, et son ancrage multiculturel lui permet d’accorder une place importante à la culture russe, par le prisme de laquelle il aborde les événements auxquels il se voit confronté. Il a ainsi toutes les clés pour interpréter le monde du Goulag, et la justesse de ses observations est un outil précieux pour l’historien.
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Luba Jurgenson, maître de conférence en littérature russe à l’université de Paris-IV Sorbonne, écrivain et traductrice, est l’auteur de L’expérience concentrationnaire est-elle indicible ?, éditions du Rocher, 2003, et de Création et tyrannie, Sulliver, 2009. Pour cette nouvelle édition du témoignage de Julius Margolin, Luba Jurgenson a repris et complété l’ensemble de la traduction française à partir des documents conservés aux Archives sionistes centrales, de l’édition russe de 1952 (également incomplète) et des chapitres publiés séparément dans les revues Vremia i my (Tel-Aviv) et Novoïe Rousskoïe Slovo (New York).
В среду 9 февраля в 17.30 в Librairie du globe состоится вечер сказок на русском языке
Librairie du Globe и клуб “Веснушки” приглашают всех желающих на Вечер сказок.
Возраст от года и до ста!
Вход свободный.
Вечер вас ждёт действительно сказочный! В уютном полумраке, в окружении книг, под тихую музыку вы познакомитесь или ещё раз встретитесь с героями С. Козлова, Д.Биссета, В. Сутеева, С. Нурдквиста, М. Зощенко. Большая часть сказок будет не только рассказана, ну и “проиллюстрирована", так что даже непоседливые малыши смогут получить удовольствие.
Сказочный вечер продлится около часа.
Вести его будет Аня Дунаевская.
Аня Дунаевская (Дуняша) – организатор и замечательный преподаватель клуба “Веснушки". В клубе проходят встречи-занятия с детьми от 10-ти месяцев и их родителями. По образованию - филолог, окончила русское отделение МГУ, живёт во Франции 15 лет.
В клубе можно регулярно заниматься, а можно приходить время от времени на праздники, концерты, встречи для общения (как детского так и взрослого) и приятного времяпровождения. Подробности на сайте: lavieenrusse.ru
La librairie du Globe prend part active au salon EXPOLANGUES 2011 qui se tiendra du mercredi 2 au samedi 5 février 2011.
Paris Expo, Porte de Versailles, Hall 5.2 (pour les accès, voir http://www.expolangues.fr)
A cette occasion, la Librairie du Globe présentera les méthodes des éditions RUSLAN ainsi qu’un choix de méthodes de russes, de dictionnaires, de livres russes et français sur le stand du Centre de Russie pour la Science et la Culture - stand I15
Le Globe participera au 2e journées du livre russe au Kremlin - Bicêtre les 29 et 30 janvier 2011
Le Globe participera au 2e journées du livre russe au Kremlin - Bicêtre les 29 et 30 janvier 2011
Книжный магазин Глоб принимает участие в фестивале “Дни русской книги” в Кремлен-Бисетр 29-30 января 2011
Auteurs invités: Olga Slavnikova et les jeunes lauréats du Prix Début: Mikhaïl Enotov, Alissa Ganieva, Anna Lavrinenko, Alexeï Olin, Igor Savelev.
Dmitri Bortnikov, Nicolas Bokov, Ilya Boyashov, Anatoly Korolev, Alexeï Slapovski, Gérard Conio, Guy Konopnicky, Agnès Desarthe, Sylvain Tesson.
Vendredi 28 janvier à 19h30: Rencontre avec Olga Slavnikova et les jeunes lauréats du Prix Début: Mikhaïl Enotov, Alissa Ganieva, Anna Lavrinenko, Alexeï Olin, Igor Savelev.
Olga Slavnikova Originaire d’Ekaterinbourg, Olga Slavnikova a d’abord été journaliste avant de se consacrer entièrement à la littérature. Romancière, critique, elle a aussi contribué à la naissance du prix Début qu’elle coordonne.
L’immortel, histoire d’un homme véritable sort en français en 2004 chez Gallimard suivent Une libellule de la taille d’un chien et Seulement dans le miroir. Olga Slavnikova est un des auteurs majeurs de sa génération, elle est lauréate de nombreux prix, dont, en 2006, le Booker russe pour 2017. La version française sortira à l’occasion des Journées du livre russe.
Alissa Ganieva est née en 1985 et a vécu au Daguestan jusqu’à l’âge de 17 ans, d’abord dans le village de Gulib puis dans la capitale, Makhatchkala où elle a fait ses études secondaires. Diplômée de l’Institut littéraire Gorki de Moscou elle a collaboré en tant que critique aux journaux Novy Mir, Znamia, Octobre et Questions de Littérature. Elle est actuellement collaboratrice du supplément littéraire de Nezavissimaia Gazeta, Ex Libris. D’abord auteur de récits d’avant garde pour la jeunesse elle se tourne vers la prose en 2009 avec un récit Salam Dalgat pour lequel elle a reçu le Prix Debut .
Igor Savelev ( 1983) est né à Oufa où il a fait des études de philologie et d’histoire de la littérature. Adepte de l’autostop il s’est inspiré de cette expérience pour une nouvelle, La ville blême avec laquelle il a été finaliste du Prix Debut et du Prix Belkine pour la meilleure nouvelle de l’année. Le récit est publié dans Novy mir et en France par les Lettres russes. Finaliste du Prix Début et du concours international EURASIE pour une pièce co-écrite avec Andreï Ioutaev, Igor Savelev est lauréat du Prix du journal Oural pour la critique.
Il vit toujours à Oufa où il enseigne et travaille comme journaliste.
Anna Lavrinenko est née en 1984 à Iaroslav où elle a fait des études de Droit. Elle est actuellement consultante juridique. En 2006 elle est retenue dans la short list de Debut pour une nouvelle, « Huit jours avant l’aurore » dont les studios D’Alexeï Outchitel ont acheté les droits pour une adaptation cinématographique. Elle est également récompensée par une bourse et le Prix spécial du journal Troud.
Anna Lavrinenko est auteur de plusieurs nouvelles publiées dans Novy mir, Znamia, La Nouvelle jeunesse.
Mikhaïl Enotov, de son vrai nom Stanislas Mikhaïlov, est né en 1988 à Kazan. Il vit à Moscou. Diplômé de l’université de cinéma, section scénario, il fait partie, depuis 2007, du groupe musico-littéraire « Notchnye Gruzchiki» ( les Porteurs de nuit ). Il est auteur de récits et a été finaliste du prix Début.
Entrée libre
En collaboration avec l’association France-Oural
JEUDI 20 JANVIER A 19H30: AUTOUR DE L’ŒUVRE DE L’ECRIVAIN RUSSE SIGISMUND KRZYZANOWSKI (1887-1950)
JEUDI 20 JANVIER A 19H30
RENCONTRE AVEC HELENE CHATELAIN
AUTOUR DE L’ŒUVRE DE L’ECRIVAIN RUSSE
SIGISMUND KRZYZANOWSKI (1887-1950)
Edité par les éd. VERDIER (SLOVO)
LECTURES D’EXTRAITS EN RUSSE ET EN FRANCAIS
Par Hélène Chatelain et Saoulé Hallez
“Derrière ce nom improbable se trouve un homme, grandi en Ukraine, de parents polonais, choisissant la langue russe comme on se choisit une terre, choisissant Moscou comme on se choisit un écritoire où il meurt, trente ans plus tard laissant une œuvre unique de près de 3000 pages d’ « impubs » (œuvres non publiables donc non publiées…)
Polyglotte, cosmopolite, contemporain aussi bien de Boulgakov que de Husserl, de Shakespeare, de Kant, de Bohr ou d’Einstein, il est un des rares écrivains de ce temps (1922-1950) qui, à partir de Moscou et de ses labyrinthes visibles et invisibles interroge à travers de courts récits d’une écriture étincelante (contes, fables ? métaphores ? récits fantastiques ? prophéties ? réalisme du futur ?) non les évènements, mais la catastrophe langagière, dont ces évènements sont la trace Catastrophe qui est devenue celle de notre temps. ” Hélène Chatelain, SIGISMUND DOMINIKOVITCH. KRZYZANOWSKI, notre contemporain
Bibliographie chez Verdier:
Sigismund Krzyzanowski Souvenirs du futur (2010) Roman. Traduit du russe par Anne-Marie Tatsis-Botton
128 pages
15,50 €
ISBN : 978-2-86432-619-9
Du même auteur: Le Retour de Münchhausen
Le Thème étranger
Estampillé Moscou
Le Club des tueurs de lettres
Le Marque-page
lundi 13 décembre à 19h30, Rencontre avec Luba Jurgenson
le lundi 13 décembre à 19h30
Rencontre avec Luba Jurgenson, qui a dirigé la traduction de Ma Vie de Sofia Tolstoï, récemment publiée aux éditions des Syrtes [+]
À l’aube du XXe siècle, Sofia Andreïevna Tolstoï vient de passer la majeure partie de sa vie au côté de l’auteur de Guerre et Paix, l’illustre romancier et maître à penser russe. Elle décide alors d’entreprendre le récit de sa vie, en cherchant à se réapproprier cette part d’elle-même qui s’est consumée au contact du grand homme. Le besoin de Sofia Tolstoï de se confier à elle-même était fondamental mais, loin de suivre un récit linéaire, le lecteur est plongé dans les contradictions de cette femme de talent, rongée parfois par l’orgueil et la jalousie. Elle ne se borne pas à une simple description : à travers une sorte d’autoanalyse et dans un irrépressible besoin de comprendre, elle devient interprète de sa vie. On découvre une femme écrasée parfois par le génie de son mari, en proie à une sourde frustration, éternellement occupée par les soucis quotidiens. Matière première irremplaçable pour la connaissance intime de Tolstoï, l’œuvre de Sofia Andreïevna restitue, par le menu détail, son existence d’épouse de l’écrivain. On suit, pas à pas, sa propre vie, celle de ses enfants, et le cheminement intellectuel de Tolstoï. Il en ressort un portrait de l’écrivain dans toute sa complexité, déchiré par ses contradictions et un perpétuel conflit intérieur. Document humain, touchant de sincérité, d’une franchise allant parfois jusqu’à la cruauté, Ma vie représente également une histoire au féminin de la culture et de la vie quotidienne de son temps : la maternité, l’éducation des enfants, la poésie de la nature, avec, en toile de fond, l’omniprésence de la mort et des grands bouleversements historiques. Objet d’étude des tolstoïens, le manuscrit de Ma vie est resté jusqu’à ce jour inédit. Cette publication restitue la parole à cette belle figure féminine dévouée à Tolstoï, faisant revivre les instants fugitifs de grâce, de bonheur ou de peine qui ont accompagné toute son existence.
Biographie Sofia Andreïevna 1844-1919 est la fille du docteur Andreï Bers, médecin attaché à l’administration de la cour impériale. Elle épouse Lev Tolstoï le 23 septembre 1862, à dix-huit ans, alors que lui en a trente-deux. Il est alors en pleine gloire, célèbre pour Les Récits de Sébastopol, Les Cosaques ou Enfance. De leur union naîtront treize enfants dont huit survivront. Après la révolution d’Octobre, elle demeure, en compagnie de sa sœur, Tatiana, dans le domaine de Iasnaïa Poliana nationalisé, essayant de sauver les livres et les manuscrits de Tolstoï. Atteinte d’une pneumonie, elle meurt le 4 novembre 1919.
Luba Jurgenson est née à Moscou et vit à Paris depuis 1975. Auteur de romans, de nouvelles et d’essais. Traductrice, notamment d’Oblomov de Gontcharov, de Nina Berberova et de Varlam Chalamov. Co-directrice de la collection Poustiaki (littérature russe) aux éditions Verdier. Maître d’oeuvre de l’édition complète des Récits de la Kolyma de Varlam Chalamov aux éditions Verdier, 2003, elle enseigne la littérature russe à la Sorbonne. Parmi les derniers titres à son actif sont : Boutique de vie, Actes Sud, 2002; l’Expérience concentrationnaire est-elle indicible? Le Rocher, 2003, Création et Tyrannie éd. Sulliver, 2010, édition du Voyage au pays des Ze-Ka de Julius Margolin, éd. le Bruit du Temps
Le jeudi 9 décembre à 19h30 Rencontre avec Andreï Kourkov
Avec une double actualité avec la publication en France de Surprise de Noël et la sortie en Russe d’un nouveau roman Sadovnik iz Ochakova et d’un inédit Igra v otrezannij polets
Surprises de Noël
éditions Liana Levi
collection « Piccolo»
traduit du russe par Paul Lequesne
9782867465574 — Prix public : 4 €
Y a-t-il plus chouette cadeau de Noël qu’une nuit dans une isba au milieu des bois enneigés, ou bien un tour en ville sur un tank immaculé? Cela semble parfait, féérique, tout à fait charmant. Mais dans l’Ukraine un peu folle d’Andreï Kourkov, les choses peuvent vite dégénérer, votre promise se retrouver nue sur scène, votre tour opérateur s’avérer un adepte du tourisme extrême et la Révolution orange contrecarrer vos projets pour les fêtes… Avec ces nouvelles inédites, Kourkov se joue du genre avec brio pour offrir trois fables de Noël empreintes de bizarrerie et d’optimisme.
Sadovnik iz Ochakova
éd. Folio (Ukraine)
isbn: 9789660353435
Rencontre bilingue, entrée libre.
Né à Saint-Pétersbourg en 1961 dans une famille communiste, il vit dès sa petite enfance à Kiev. Son premier roman paraît en 1991 à Kiev, deux semaines avant la chute de l’Union Soviétique. C’est son roman Le Pingouin, paru en France en 2000 et traduit dans le monde entier, qui lui le fait connaître à un très large public.
Cette année, Andreï Kourkov est Président du Jury du Prix Russophonie créé en 2006 par l’Association France Oural et qui récompense la meilleure traduction du russe vers le français.
Bibliographie (en Français):
• Le Pingouin. Éd. originale Liana Levi, 2000/Seuil points, 2001, traduit par Nathalie Amargier
• Le Caméléon. Éd. originale Liana Levi, 2001/Seuil Points, 2002, traduit par Christine Zeytounian-Belous
• L’Ami du défunt. Éd. originale Liana Levi, 2002/Seuil points, 2003, traduit par Christine Zeytounian-Belous
• Les Pingouins n’ont jamais froid. Éd. Liana Levi, 2004, traduit par Nathalie Amargier
• Le Dernier Amour du président. Éd. Liana Levi, 2004, traduit par Annie Epelboin
• Laitier de Nuit. Éd. Liana Levi, 2009, traduit par Paul Lequesne
Rencontre-dédicace avec Slava Polunine / встреча с Вячеславом Полуниным
Rencontre-dédicace avec Slava Polunine à l’occasion de la sortie du livre SLAVA de Vladimir Mishukov, édité aux Éditions Democratic Books et Paulsen le samedi 4 décembre à 16 h 00 à la librairie du Globe 67 boulevard Beaumarchais, Paris 3e
В субботу 4 декабря в 16.00 в книжном магазине Глоб по адресу 67 boulevard Beaumarchais состоится встреча с Вячеславом Полуниным, по случаю выхода книги Владимира Мишукова “SLAVA” в издательстве Democratic Books совместно с издательством Paulsen.
Sous les Plis du Drapeau Rouge, rencontre avec Pierre ZNAMENSKY et Guy GALLICE vendredi 19 novembre à 19h30
La LIBRAIRIE DU GLOBE et les éditions du ROUERGUE sont heureuses de vous inviter à une rencontre le vendredi 19 novembre à 19h30 avec Pierre ZNAMENSKY et Guy GALLICE auteurs de Sous les plis du drapeau rouge
Objet symbolique du communisme s’il en est, le drapeau rouge a donné lieu à des expressions artistiques remarquables.
Pour ne retenir que l’exemple soviétique, les plus grands artistes du pays, de Chagall à Malevitch en passant par Rodtchenko ont prêté leur talent à la réalisation d’esquisses pour des drapeaux.
Histoire fractale du communisme à travers la présentation de 180 drapeaux de l’URSS et des pays socialistes, commentés et assortis d’images d’archives, ce livre magnifique témoigne de la vitalité d’un art populaire à part entière, d’un foisonnement de représentations, d’un mariage de techniques (broderies, art graphique, peinture) et de formes d’une richesse inattendue.
SOUS LES PLIS DU DRAPEAU ROUGE
éd. du ROUERGUE
ISBN 9782812601422, 49,90 €
entrée libre
Le Globe organise à l’occasion de la sortie du livre une exposition de drapeaux et de reproductions tirées du livre. Jusqu’au 31 décembre 2010
Lundi 8 novembre à 19h30: Les espaces de la Russie avec Anne Coldefy-Faucard, Thomas Gomart, Stéphane A. Dudoignon et Michel Crépu en collaboration avec la REVUE DES DEUX MONDES
La LIBRAIRIE DU GLOBE et la REVUE DES DEUX MONDES
sont heureuses de vous inviter à une rencontre-débat
Les espaces de la Russie
le lundi 8 novembre à 19h30
Avec Anne Coldefy-Faucard
Stéphane A. Dudoignon
Thomas Gomart
et Michel Crépu
A l’occasion de la parution du numéro d’octobre et novembre 2010 de la Revue des Deux Mondes “Les espaces de la Russie", ISBN 9782356500304, 13,00 € Télécharger le sommaire du numéro de la Revue des deux Mondes
Jeudi 14 octobre 2010 à 19h00 Conférence de Tatiana Mojenok-Ninin Les peintres russes à la découverte de la Normandie au XIXe siècle
Jeudi 14 octobre 2010 à 19h00
Conférence de Tatiana Mojenok-Ninin
Les peintres russes
à la découverte de la Normandie
au XIXe siècle
auteur du livre
« Les peintres russes à la découverte de la Normandie au XIXe siècle »
Coédition A.S.P.V./ Editions point de vues, 2010, Prix : 25 €
ISBN : 978-2-915548-47-1
Avec le développement de la peinture de plein air, illustré par les impressionnistes, la France devient la destination principale des peintres russes, nombreux à venir en Normandie dans cette période. Ils étaient une vingtaine de jeunes artistes de l’académie Impériale des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg soit principalement en qualité de boursier, soit à leur propre initiative, attirés par la place qu’occupait à l’époque la peinture française, par les nouvelles techniques, mais aussi par la vie artistique parisienne.
Ce fut pour les jeunes peintres russes (Bogoliubov, Repine, Polenov, Harlamov, Savitski, Goun …) une période heureuse de leur vie, ceci dans le cadre d’une communauté russe très organisée.
L’auteur:
Née à Saint-Pétersbourg, Tatiana Mojenok Ninin vit et travaille à Paris depuis 1993. Diplômée de la faculté d’histoire de la prestigieuse Université de Saint-Pétersbourg et conférencière au musée de l’Ermitage, elle a reçu une bourse du Gouvernement Français pour poursuivre ses études à l’Ecole du Louvre et à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Sa thèse de doctorat, Les peintres réalistes russes en France (1860-1900), soutenue en 1999, est éditée par les « Publications de la Sorbonne ». Tatiana Mojenok Ninin a publié des articles dans les catalogues des expositions de l’art russe du Musée d’Orsay (2005) et du Musée départemental breton de Quimper (2006) ainsi que dans de nombreux magazines et revues spécialisés en France et en Russie. Elle a également
participé à l’organisation d’expositions au Musée d’Orsay à Paris, au Musée des Beaux-Arts de Nice, et donné des conférences dans les mêmes villes.
Nous sommes heureux de vous annoncer que la Librairie du Globe a été reconnue Librairie Indépendante de Référence (L.I.R) par le Centre National du Livre et le Ministère de la culture. Ce label, attribué pour trois ans, est délivré selon plusieurs critères tels que l’indépendance, la diversité de l’offre, la qualité du personnel et des services, la politique d’animation…
Cette distinction nous encourage à continuer à essayer de jouer au mieux notre rôle de passeur entre les cultures russe et francophone.
“La Sonate à Kreutzer” et “A qui la faute ?” : le couple Tolstoï règle ses comptes par romans interposés.
Rencontre autour de la traduction parue le 19 août 2010 du célèbre texte de Tolstoï et de la réponse romanesque de Sofia Tolstoï - en présence des traducteurs Michel Aucouturier et Evelyne Amoursky
Léon Tolstoï - La Sonate à Kreutzer
Traduit par Michel Aucouturier Sofia Tolstoï - A qui la faute? et Romance sans paroles Léon Tolstoï fils - Le prélude de Chopin
Traduction d’Evelyne Amoursky
Editions des Syrtes
23,00 €
ISBN: 978-2-84545-157-5
L’année 1888 donne naissance à une nouvelle œuvre d’art, qui marque une étape dans la vie de Sofia Andreïevna et dans la carrière littéraire de son époux : La Sonate à Kreutzer, où la séduction et la jalousie tissent la trame d’un drame conjugal ; elle fut l’occasion pour Tolstoï d’assimiler la femme à la tentation, et la chair au vice.
À l’époque où Tolstoï rédige La Sonate à Kreutzer, il traverse une grave crise morale et mystique. Il tente d’atteindre l’idéal chrétien et se sert du roman pour montrer la voie à ses contemporains.
« Il y avait quelque chose de mauvais dans les motivations qui me gouvernaient quand je l’écrivais », confesse-t-il dans une lettre du 15 avril 1891. Tolstoï s’autorise ici ses fantasmes les plus sombres.
Sofia Andreïevna, qui copie le manuscrit, éprouve, en le lisant, autant de fascination que d’horreur. Sa vengeance sera littéraire. Pour sa défense et celle des femmes en général, elle écrit un roman : À qui la faute ?
A signaler une autre traduction de ces textes chez Albin Michel: Sophie Tolstoï - A qui la faute ? : réponse à Léon Tolstoï Léon Tolstoï - La sonate à Kreutzer
Préface de Vladimir Poroudominski
Textes traduits par Christine Zeytounian-Beloüs
Ed. Albin Michel
19.00 €
ISBN : 9782226215222
PROGRAMME DE LA RENTREE: Rencontre avec Dmitry Rogozine
9Sept18.30
Rencontre avec Dmitry Rogozine
Ambassadeur, Représentant permanent de la Fédération de Russie auprès de l’OTAN
La rencontre qui avait été annulée avant l’été aura lieu le 9 septembre prochain
A l’occasion de la parution en Russie de son livre
Ястребы Мира (Les Vautours de la Paix, Journal d’un ambassadeur russe)
Ed. Alpina Non Fiction, Moscou, 2010
Né le 21 décembre 1963 à Moscou. Diplômé de la faculté de journalisme de l’université de Moscou. En 1993 il crée le “Congrès des communautés russes” (KRO). Elu député de la Douma en 1997, il devient en 2000 président de la commission des affaires étrangères de la Douma. En 2003 il devient co-président du bloc politique ‘Rodina’ (Patrie), puis président du parti “Rodina” de 2004 à 2006. Docteur en Philosophie. Parle anglais, espagnol, italien et français
Dans son dernier livre, il revient sur son parcours et expose sa vision du monde et de l’histoire de la Russie post-soviétique. il évoque notamment sur son rôle au poste de Représentant Permanent de la Fédération de Russie auprès de l’OTAN qu’il occupe depuis 2008.
Entrée Libre
La rencontre sera suivie d’un cocktail
Tarif spécial pour le spectacle Les Ames Mortes à la MC93
DU 4 AU 29 JUIN 2010
_ _ _ Les âmes mortes
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d’après Nicolas Gogol
traduction André Markowicz
mise en scène Anton Kouznetsov
avec
hervé briaux, véra ermakova, laurent manzoni
coproduction mc93 bobigny, théâtre de l’union-centre dramatique national du limousin, théâtre de chelles, compagnie théâtre dom
à 20 h 30 - dimanche à 15 h 30 - relâche les mercredis et jeudis Tarif préférentiel aux clients du Globe à 15 euros au lieu de 25 euros
Réservations, informations 01 41 60 72 72 – www.mc93.com
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théâtre / création / salle christian bourgois
OEuvre monumentale inachevée, sorte de Divine Comédie russe ou d’Odyssée dans les tréfonds d’un système absurde, Les Âmes mortes sont à la fois un tableau critique d’une société en crise aux prises avec ses démons et un questionnement permanent de Gogol sur son oeuvre et sur lui-même, russe parmi les Russes. Souvent adaptée pour le théâtre, en France par Arthur Adamov, en Russie par Mikhaïl Boulgakov, cette oeuvre mystérieuse écrite par une sorte de Kafka farceur, qui manierait génialement une certaine ironie romantique, sera ici recentrée autour de trois personnages : le héros Tchitchikov, une femme éternelle, idéale et aussi inaccessible que la Russie, et l’auteur se questionnant sur ce qu’il est. Ils nous feront visiter la galerie de monstres qui peuplent cette oeuvre majeure de la littérature russe écrite dans la droite ligne du Révizor, ces héros de la médiocratie humaine que Gogol voulait mener jusqu’au paradis,
parallèlement à sa propre recherche de perfectionnement moral qui le mènera à la mort.
Ces humains qui s’achètent entre eux des âmes mortes, en l’occurrence des serfs décédés, pour les revendre et s’enrichir ne sont-ils que des personnages figés dans la Russie du XIXe siècle ? Spéculer sur les morts ou sur les vivants, c’est toujours spéculer… Acheter ou vendre un bien fictif, immatériel, c’est pour Gogol le comble de l’immoralité. Pour d’autres, c’est aujourd’hui encore la base même de tout un système économique.
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Mc93 - 1, bd Lénine 93000 Bobigny / Métro : Bobigny Pablo-Picasso / Parking gratuit et surveillé
A LIRE:
Nikolaï Gogol, Les Âmes Mortes. Poème.
Illustrations de Marc Chagall Traduction Anne Coldéfy-Faucard
Cherche Midi, 2005
18,00 €
Née à Moscou en 1982, Anna Gorvits obtient en 2004 un diplôme de réalisatrice télé et Cinéma. Elle vite à Paris depuis 2005. En 2008 elle a été diplômée d’une école parisienne dans la même spécialité.
Dans son travail photographique, représenté ici par une série sur le thème des livres, elle cherche à capturer la beauté des choses pour la révéler à ceux qui, peut-être, ne la voient pas.
Tatiana Timofeeva est née en Russie en 1976. A la recherche d’une nouvelle approche du dessin, Tatiana approfondit depuis 10 ans une technique personnelle utilisant les deux mains simultanément. Son champ de recherche c’est la ligne. Cette ligne, chez elle double trait, dégage par sa dualité une vibration, un trouble qui modifie la perception.
Elle utilise une couleur différente pour chaque main. Deux lignes de couleurs, comme deux énergies distinctes, indépendantes, s’entrelacent et se superposent en créant une sorte de jeu linéaire qui pourrait s’apparenter à une danse.
Rencontre avec Luba Jurgenson & Elisabeth Anstett sur le thème:
“témoigner pour l’histoire : littérature et mémoire en Russie”
En Russie c’est la littérature, avant tout autre support, qui a permis à la mémoire collective -et notamment à ses éléments les plus problématiques ou les plus douloureux- de se transmettre. En donnant la parole à Luba Jurgenson (spécialiste de la littérature, maître de conférences à la Sorbonne) et Elisabeth Anstett (anthropologue, chercheur au CNRS) qui ont toutes deux récemment publié des ouvrages sur la mémoire du Goulag, la librairie du Globe propose ainsi d’ouvrir le débat sur les liens complexes qui unissent histoire, littérature et mémoire en Russie post-soviétique.
Création et Tyrannie, URSS / 1917 - 1991, Luba Jurgenson, éd. Sulliver, 2010, 17 euros.
Le Goulag en héritage. Pour une anthropologie de la trace, Elisabeth Anstett et Luba Jurgenson (dir.), éd. Pétra, 2009, 24 euros.
Un patrimoine sous influences, Elisabeth Anstett, éd. Pétra, 2009, 24 euros.
20Mai19h30
Rencontre avec l’écrivain russe Vladimir Sorokine
Rencontre avec Vladimir Sorokine et la traductrice de Roman Anne Coldefy-Faucard
Connu dans les milieux non-conformistes depuis la fin des années 70, Vladimir Sorokine, né en 1955, devient un écrivain russe majeur après l’effondrement de l’Union soviétique. Ses romans, nouvelles, récits et pièces de théâtre sont de véritables événements, suscitant louanges, critiques acerbes, contestations, indignation. Écrit dans les années 1985-1989, Roman est un des chefs-d’œuvre de l’auteur. Publications en français : La Queue (Lieu commun, 1986), Les Cœurs des quatre (Gallimard, 1997), Théâtre contemporain russe (Les Solitaires intempestifs, 2001), Dostoïevski-trip (Les Solitaires intempestifs, 2001), La Glace (l’Olivier, 2005), Le Lard bleu (l’Olivier, 2007), Journée d’un opntchnik (l’Olivier, 2008) et La Voie de Bro (l’Olivier, 2010).
« Comment en vient-on à écrire un livre tel que Roman ?
Si un roman n’est pas écrit pour l’argent ou à des fins extra-littéraires, il se fait tout seul, selon un processus qui rappelle effectivement la naissance d’un enfant. Pour dire les choses plus simplement, je voulais, par ce roman, me faire plaisir et faire plaisir à ceux qui partageaient mes points de vue esthétiques. En 1985, quand j’ai commencé Roman, nous n’étions pas plus d’une douzaine.
Quelle place occupe ce livre dans votre œuvre ?
Une place à part. Aujourd’hui encore, j’ai du mal à croire que je l’ai écrit. Mon principe est pourtant celui-ci : écrire, à chaque fois, quelque chose de différent, sortir de ma peau précédente. J’aime énormément m’étonner littérairement. Roman, qui m’a demandé quatre ans de travail, est, actuellement encore, le livre qui m’étonne le plus. J’aime beaucoup son espace. Je l’ai construit avec beaucoup d’amour. Et détruit avec plus d’amour encore.
Vous considérez-vous comme un écrivain russe ou universel ? Comment s’exprime votre « russité » ou votre universalité ?
Il est difficile de se juger soi-même. Je ne saurais dire quel écrivain je suis. Sur la tombe de Nabokov, à Montreux, il y a simplement : « Écrivain ». Je consigne sur le papier mes fantaisies. Un éditeur les imprime et me paie pour cela. Des gens lisent ces fantaisies. Je ne sais pourquoi ils en éprouvent le besoin. Et pas seulement des Russes ! Mes fantaisies sont traduites en 20 langues. Il me semble que je suis lié à la langue russe, à la littérature russe et à la vie russe par trois cordons ombilicaux, difficiles à couper. Quand je vis quelque temps dans cet Occident si prévisible, je rentre en Russie, afin de m’enivrer à nouveau de ce cocktail d’anarchie, de sacré, de violence étatique constante, de médiocrité humaine et d’imprévisibilité. Je n’en suis pas encore lassé. » Entretien d’Anne Coldefy-Faucard avec Vladimir Sorokine
25Mai19h30
Rencontre avec l’écrivain sibérien Érémei Aïpine
LA MÈRE DE DIEU DANS LES NEIGES DE SANG
Érémei Aïpine
Traduit du russe (Sibérie) par Anne-Victoire Charrin et Anne Coldefy-Faucard
Préface d’Anne-Victoire Charrin, Dessins de Guennadi Raïchev
Editions PAUSLEN, 2010, 23 euros.
La Mère de Dieu dans les neiges de sang révèle le martyre du peuple khanty dans les années 1930, lors de la soviétisation des autochtones.
A l’heure où les enjeux en Arctique menacent l’intégrité des autochtones du Cercle Polaire, le texte d’Aïpine se fait plus que jamais l’écho des toutes les cultures minoritaires que les bouleversements économico-politiques fragilisent.
Dans les années 1960, suite au XXème Congrès du parti communiste (1956), les intellectuels commencent à dénoncer les crimes de la période stalinienne. Tandis que les « petits » peuples restent muets, Aïpine est l’un des tout premiers à inclure cette thématique dans son oeuvre.
Dans La Mère de Dieu dans les neiges de sang, Aïpine revient sur le passé de son peuple khanty, sur ses origines, son histoire, ses croyances et ses traditions mises à mal par la terreur « rouge ».
Un récit puissant où s’entremêlent corps disloqués des victimes, chatoyance des étoffes et joyeuses sonorités des grelots, pour créer un tableau intense et coloré qui vire au rouge sang. On trouve dans ce récit toute la poésie des textes fondateurs.
Grande figure du monde autochtone sibérien, Érémei Aïpine, Khanty de l’Est, est né en 1948 dans le District autonome des Khantys-Mansis. Il commence à écrire de la poésie et de la prose dès la fin des années 1960. Parallèlement à son travail d’écriture, il prend une part active à la vie publique, défendant la cause autochtone aussi bien à la Douma régionale qu’à l’ONU.
La littérature russe contemporaine - quel renouveau après la chute du communisme ?
5Mai19h30
La littérature russe contemporaine - quel renouveau après la chute du communisme ?
Dans le cadre du Festival Transeuropa, Nouvelle Europe vous invite à un débat littéraire sur le renouveau de la littérature russe après la Chute du Mur de Berlin.
Lieu : La Librairie du Globe, 67, boulevard Beaumarchais, 75003 Paris – France
En présence de :
• Anne Coldefy-Faucard - Agrégée de Russe et spécialiste de la littérature russe dont elle a traduit de nombreux romans en français. Elle est aujourd’hui maître de conférence au Centre d’Études Slaves à l’Université de la Sorbonne (Paris IV) et responsable éditoriale aux éditions Paulsen, une maison spécialisée dans la littérature polaire ;
• Luba Jurgenson - Maître de conférences à Paris-IV Sorbonne, UFR d’Etudes Slaves, specialiste de la littérature testimoniale, de la littérature et totalitarismes, modernismes des années 1900-1930, et de la littérature russe contemporaine ;
• Natalia Jouravliova - Jeune écrivaine et poétesse russe, l’auteure de ‘Saisons’, (L’Inventaire, 2004).
Rencontre avec Vladimir Kozlov à l’occasion de la parution de ” Racailles ” aux éditions Moisson rouge (titre original ” Gopniki “)
Traduit du russe par Thierry Marignac
ISBN : 978-2-914833-90-5
272 pages
18 €
Chronique noire d’une bande de gopniks dans une cité crasseuse de l’Union soviétique au temps de la Perestroïka. Ecole, castagne, baise et alcool font le quotidien de ces adolescents bas du front, sans éducation ni avenir, pour qui seule compte la loi du plus fort.
Un récit sans lumière et sans rêve, sans jugement ni compassion, rapporté dans un langage minimaliste, cru et argotique ; une histoire de brutes racontée dans une langue de brute. « Une littérature autochtone ».
Vladimir Kozlov est né en 1972 à Moguilev (Biélorussie). « Comme tous les russes », il grandit dans une cité prolétaire soviétique. Après des études à l’institut de construction mécanique de Moguilev puis à l’université de Bloomington dans l’Indiana (Etats-Unis), il travaille comme traducteur, journaliste et écrivain. Il avait quatorze ans quand Gorbatchev entama les réformes de la Perestroïka, l’âge de son narrateur. Depuis 2000, il vit à Moscou.
Lundi 29 Mars à 19h30: rencontre avec Viktor Erofeev et Leonid Yuzefovich
LUNDI 29 MARS à 19h30
Rencontre avec les écrivains Victor Eroféev et Léonid Yuzéfovitch
Victor Erofeev
Fils d’un diplomate de haut rang, Victor Erofeev passe une partie de son enfance à l’étranger. Il obtient son diplôme de la faculté de Philologie de l’Université d’Etat de Moscou, avant de faire, en 1973, ses débuts comme spécialiste de la littérature dans le magazine ‘Woprosy Literatury’. Censuré par les soviétiques jusqu’en 1989, il devient l’une des figures les plus controversées de la littérature russe underground avant d’incarner, par son ton provocateur et son ironie incisive, la nouvelle génération d’écrivains de la Perestroïka. Son premier roman, ‘La Belle de Moscou’, a été traduit en quinze langues et salué comme un véritable événement de la fiction post-moderne.
Bibliographie: Ce bon Staline, Albin Michel 2005
En 1979, à Moscou, Victor Erofeev participe avec plusieurs autres jeunes dissidents à la publication d’un almanach underground, ‘Metropol’, qui fait scandale. Son père Vladimir, alors ambassadeur auprès de l’ONU à Vienne, reçoit un ultimatum…
Le labyrinthe des questions maudites Albin Michel 1992
Parce qu’il a commencé sa carrière d’écrivain comme critique littéraire, Victor Erofeev a mis dans ces essais toute sa passion pour la littérature du XXe siècle. De Dostoïevski et Tolstoï à Brodski et Nabokov, c’est toute la littérature ‘de l’intérieur ‘et de l’exil qu’il aborde en dévoilant cette part de résistance et de liberté inhérente à toute grande œuvre. Il donne également l’occasion aux écrivains russes et français de se répondre dans une lecture qui va sans cesse d’une littérature à l’autre, de Proust à Tolstoï, de Gogol à Flaubert, de Maupassant à Tchekhov. Entre tradition et modernité, Victor Erofeev met en lumière correspondances et filiations, et nous convainc que la littérature traverse toutes les frontières et brave tous les interdits.
La belle de Moscou, Albin Michel, 1990
Léonid Yuzéfovitch
Auteur d’un ouvrage sur l’étiquette diplomatique dans la Russie tsariste et d’un autre sur le baron von Ungern, ‘Le Baron Ungern Khan des steppes’ ainsi que de quatre polars historiques
consacrés à Poutiline, Léonid Youzéfovitch est un écrivain renommé dans son pays.
Ses ouvrages sont traduits en italien et en allemand.
En 2009, il a reçu le prix Bolchaïa Kniga pour son roman «Журавли и карлики»
Bibliographie: Le baron Ungern Khan des steppes, Editions des Syrtes, 2001
Dernier combattant à résister à la vague révolutionnaire rouge, Von Ungern, un général de l’armée blanche, se replie finalement en Mongolie où il fonde son propre royaume qu’il dirige d’une poigne de fer. Ce personnage aux dimensions shakespeariennes instaure un règne de violence et de brutalité, recréant la fameuse horde d’or de Gengis Khan.
Le costume d’Arlequin, Noir sur Blanc 2005
Le 25 avril 1871, le prince Ludwig von Arensberg, attaché militaire à l’ambassade d’Autriche, est retrouvé mort chez lui rue Millionnaïa, à Saint-Pétersbourg. Un assassinat qui fait peser sur la Russie la menace d’une crise diplomatique majeure. Chef de la Sûreté pétersbourgeoise, Ivan Dmitrievitch Poutiline est sommé par le tsar de boucler l’enquête au plus vite. Mais dans un climat international tendu, les suspects ne manquent pas. Nombreux sont ceux, Turcs ou Polonais, qui ont intérêt à semer la discorde entre les Empires russe.
En marge du Salon du Livre, nous sommes heureux de vous convier à trois événements qui auront lieu dans les prochains jours A LA LIBRAIRIE
- VENDREDI 26 MARS à 19h30
En collaboration avec l’Agence pour la Presse et les Médias de la région d’ Astrakhan, Russie
Présentation du projet «Astrakhan: Au carrefour des grandes civilisations»: «Vélimir Khlébnikov», «Citadelle».
Présentation des éditions universitaires : «Basile Trédiakovski» et «Le royaume d’Astrakhan».
Modérateur: Directeur de l’Agence pour la Presse et les Médias de la région d’Astrakhan, Russie, Marina Zaïtséva
Programme des rencontres et débats sur le stand de la Librairie du Globe au Salon du Livre du 26 au 31 mars 2010
La Librairie du Globe, les Éditions des Syrtes et le Centre de Russie pour la science et la culture
Vous accueillent Du 26 au 31 mars à la Porte de Versailles / Stand S68 au PÔLE RUSSE AU SALON DU LIVRE - PARIS 2010
La librairie du Globe présentera les nouveautés des éditeurs membres de ’Association des Editeurs Russes – ASKI,
et entre autres maisons d’édition : Bely Gorod, Detskaya litteratura, NLO, Samokat, Detgiz, Rosspen, etc.
A l’occasion de la sortie en français de son nouveau roman “Nochnoj Molochnik”
éditions Liana Levi
collection « Littérature étrangère »
traduit du russe par Paul Lequesne
432 pages — 14 x 21 cm — Broché
9782867465291 — Prix public : 22 €
Rencontre bilingue, entrée libre.
Avez-vous déjà entendu parler de «l’antifrousse»? Ce breuvage made in Ukraine qui permet de vaincre sa timidité, de triompher de ses ennemis, de surmonter toutes les épreuves. Un remède pour lequel on tuerait père et mère, n’est-ce pas ? Mais là, c’est son inventeur, un estimable pharmacien de Kiev, qui est assassiné. Ensuite ? Ensuite tout se complique. Dans cette fable échevelée, les chats ressuscitent, un somnambule se fait suivre la nuit, un député ambitieux exige un lait très spécial, une organisation secrète manipule les braves gens… Trafics et tentatives de corruption s’enchaînent aussi vite que les énigmes (et les rasades de gnôle à l’ortie!) pour tisser peu à peu la trame, non seulement d’un roman savoureux, mais d’un pays tout entier.
Né à Saint-Pétersbourg en 1961 dans une famille communiste, il vit dès sa petite enfance à Kiev. Son premier roman paraît en 1991 à Kiev, deux semaines avant la chute de l’Union Soviétique. C’est son roman Le Pingouin, paru en France en 2000 et traduit dans le monde entier, qui lui le fait connaître à un très large public.
Cette année, Andreï Kourkov est Président du Jury du Prix Russophonie créé en 2006 par l’Association France Oural et qui récompense la meilleure traduction du russe vers le français.
Bibliographie:
• Le Pingouin. Éd. originale Liana Levi, 2000/Seuil points, 2001, traduit par Nathalie Amargier
• Le Caméléon. Éd. originale Liana Levi, 2001/Seuil Points, 2002, traduit par Christine Zeytounian-Belous
• L’Ami du défunt. Éd. originale Liana Levi, 2002/Seuil points, 2003, traduit par Christine Zeytounian-Belous
• Les Pingouins n’ont jamais froid. Éd. Liana Levi, 2004, traduit par Nathalie Amargier
• Le Dernier Amour du président. Éd. Liana Levi, 2004, traduit par Annie Epelboin
La librairie du Globe vous souhaite
une excellente année 2010 !
En cette année de la Russie en France, voici un avant-goût du programme des rencontres et événements pour les mois à venir :
090117h00
Ballets Russes
En marge de la tournée du Ballet Tchaïkovski de Perm, Rencontre avec Oleg Levenkov, ancien soliste du Ballet de Perm, auteur d’une biographie de George Balanchine (Perm, éd. ” Knizhnij Mir “, 2007)
Rencontre avec l’écrivain Andreï Kourkov, à l’occasion de la parution de son dernier roman en traduction française
Disponible à partir du 5 janvier :
Andreï Kourkov Le laitier de Nuit
Traduction Française
Editions Liana Levi, 2010
ISBN : 9782867465291
Prix : 22,00 €
30&31012010
Journées du Livre Russe au Kremlin-Bicêtre
la librairie participe aux Journées du Livre Russe au Kremlin-Bicêtre, où vous pourrez rencontrer Ludmila Oulitskaïa, Andreï Kourkov, Vladimir Sorokine, Nikolaï Maslov, Nicolas Koliada, Dimitri Bavilski, etc.
03-06022010
Expolangues
La librairie est au salon Expolangues en compagnie des éditions RUSLAN
26-31032010
Salon du Livre de Paris
la Librairie du Globe sera au Salon du Livre de Paris (Portes de Versailles) en collaboration avec l’association d’éditeurs russes ASKI, des éditions des Syrtes et de nombreux autres éditeurs avec un programme de rencontres et de dédicaces
08042010
rencontre avec Vladimir Kozlov
rencontre avec Vladimir Kozlov à l’occasion de la parution de ” Racailles ” aux éditions Moisson rouge (titre original ” Gopniki “)
Et de nombreux autres événements dont vous serez informés au fur et à mesure.
Rencontre avec Nicolas Mingasson le 9 décembre à 19h30
Le 9 décembre 2009 à 19h30
Rencontre avec Nicolas Mingasson
à l’occasion de la publication de son livre
Sentinelles de l’ Arctique
Préface de Jean-Marie Pelt
Editions JEAN DI SCIULLO, Collection de poche Democratic Books
256 pages, 22,90 €
ISBN : 978-2360-000005
Sentinelles de l’ Arctique est un voyage avant d’ être un livre.
De janvier 2008 à septembre 2008, bien au-delà du Cercle Polaire Arctique, Nicolas Mingasson a réalisé une série de portraits de « personnages symboles » en partageant la vie des populations les plus septentrionales, illustrant ainsi les mutations rapides en cours dans l’Arctique. à travers un blog tenu au quotidien sur le site de Libération, Nicolas Mingasson a su allier récits de vie et portraits photographiques afin de nous convier nous aussi à l’intérieur de son étonnant périple. Ce livre nous le restitue.
Une préface de Jean-Marie Pelt, botaniste, fondateur de l’Institut européen d’écologie :
« Nicolas Mingasson mène une entreprise immensément estimable. Je souhaite à ce livre le plus vif succès ».
En post face, un entretien avec Jean-Jacques Arnould, Dominicain, philosophe, historien des sciences et théologien :
« Les peuples « du peu » dont vous parlez sont avant tout des nomades. Parce qu’ils sont en mouvement, parce que le mouvement conditionne leur vie, ils envisagent le risque comme une chose naturelle vers laquelle ils n’ont pas peur d’aller. Ils font face ».
Photographe et auteur : Nicolas Mingasson
Nicolas Mingasson a toujours placé l’homme au coeur de sa démarche photographique. Depuis ces dix dernières années, il a consacré sa vie et son énergie à l’Arctique. Comme photographe tout d’abord, puis comme logisticien ultra spécialisé. À ce titre, il a organisé de nombreuses expéditions
extrêmes, la plupart du temps des premières mondiales.
Son dernier livre, Terre des Pôles (Éditions Jean di Sciullo, 2008), a fait l’objet d’une exposition sur les grilles du Sénat.
After the Wall - Traces of the Soviet Empire. rencontre avec Eric Lusito le 2 décembre à 19h30
Le 2 décembre 2009 à 19h30
Rencontre avec Eric Lusito
à l’occasion de la publication du livre
After the Wall - Traces of the Soviet Empire
Photographies d’Eric Lusito
Texte de Francis Conte, Université Paris – Sorbonne (en anglais)
Plus de 100 images, 120 pages
240 x 297 mm
Dewi Lewis Publishing
ISBN: 9781904587750
Le Mur de Berlin était l’incarnation physique du “rideau de fer” qui a divisé le monde soviétique de l’Occident. Une fois le mur tombé l’empire soviétique commença également à s’effondrer. Dans son cœur un système militaire qui s’étendait sur tout le bloc soviétique et exerçait un énorme contrôle et influence. Il y avait des bases militaires dans tous les pays.
Eric Lusito a voyagé d’Allemagne de l’Est à la Mongolie et de la Pologne au Kazakhstan à la recherche de ces bases militaires qui représentaient l’ambition et la puissance de l’URSS.
Après la désintégration de l’Union Soviétique de nombreuses bases ont été tout simplement abandonnées. Les militaires sont partis mais bien plus a été laissé derrière. Les bâtiments sont eux-mêmes les symboles les plus éclatants d’un empire autrefois puissant, aujourd’hui vestiges du passé voués à la disparition.
Partout il subsiste les traces de l’ancien régime, peintures murales et fresques des héros soviétiques, photographies des dirigeants politiques et militaires, posters exhortant les jeunes soldats à tout donner pour leur Patrie.
Cette collection d’images illumine le monde militaire autrefois caché de l’Union Soviétique.
RENCONTRE AVEC YURI SLEZKINE dans le cadre des Belles Etrangères 2009
RENCONTRE AVEC YURI SLEZKINE, auteur du “SIECLE JUIF” (éd. de la Découverte)
Le mardi 10 novembre à 19h30
Rencontre animée par Anne Coldefy Faucard.
Dans le cadre des Belles Etrangères 2009 (USA)
Entrée libre. Rencontre en russe. Traduction française.
« L’Âge moderne est l’Âge des Juifs, et le XXe siècle est le Siècle des Juifs. La modernité signifie que chacun d’entre nous devient urbain, mobile, éduqué, professionnellement flexible. […] En d’autres termes, la modernité, c’est le fait que nous sommes tous devenus juifs. »
Yuri Slezkine montre qu’il existe, dans la plupart des civilisations traditionnelles, une opposition structurale entre une majorité de paysans et guerriers « apolliniens » et une minorité de « mercuriens », « nomades fonctionnels » vulnérables et persécutés. Tout comme les Chinois d’outre-mer en Asie, les Parsis et les Jains dans le sous-continent indien, les Juifs sont les dignes descendants de Mercure, « le patron des passeurs de frontières et des intermédiaires ; le protecteur des individus qui vivent de leur agilité d’esprit, de leurs talents et de leur art » et dont le succès leur attire une jalousie parfois mortelle.
Avec le XXe siècle, le capitalisme « ouvre les carrières aux talents », tandis que le nationalisme transforme tous les peuples en « peuple élu », convaincu de son destin singulier. Les Juifs deviennent les modernes par excellence. Et, de fait, leurs grandes « Terres promises » au XXe siècle furent bien l’Amérique capitaliste et libérale et Israël, « le plus excentrique des nationalismes ». Mais on oublie souvent que la Russie soviétique fut le grand réservoir d’utopie et de promotion sociale pour les Juifs. Mobilisant la démographie et la sociologie autant que la littérature, l’auteur montre que les Juifs jouèrent un rôle absolument central dans l’édification de l’URSS, avant que la machine stalinienne ne se retourne contre eux.
Méditation sur le destin du peuple juif, pour lequel le XXe siècle fut tout à la fois une apothéose et une tragédie, ce livre propose une réflexion inédite et profonde sur la modernité, le nationalisme, le socialisme et le libéralisme.
Auteur d’origine russe, Yuri Slezkine est professeur d’histoire et directeur de l’Institut d’études slaves, est-européenes et eurasiennes à l’université de Californie, à Berkeley. Il est l’auteur de Arctic Mirrors : Russia and the Small Peoples of the North (Cornell University Press, 1996) et a codirigé l’ouvrage In the Shadow of Revolution : Life Stories of Russian Women from 1917 to the Second World War (Princeton University Press, 2000).
Traduit de l’américain par Marc SAINT-UPÉRY
Nb de pages : 432
Prix : 25 €
ISBN : 9782707157041
PRÉSENTATION DES 25 ANS DU REPERTOIRE DE LEV DODINE
PRÉSENTATION DES 25 ANS DU REPERTOIRE DE LEV DODINE
Le jeudi 15 octobre à 19h30, librairie du Globe, 67 bd Beaumarchais, 75003 Paris
En présence de Sorour Kasmaï, auteur, collaboratrice de Lev Dodine
du 7 novembre au 6 décembre 2009, à la MC93, c’est l’occasion unique de voir la majorité des spectacles emblématiques du Théâtre Maly de Saint-Petersbourg, dont certains sont donnés pour la première fois en France. Un choix judicieux qui combine pièces classiques, deux pièces de Tchekhov, une pièce contemporaine, et quatre grands textes romanesques adaptés au théâtre. Un théâtre servi par la puissante énergie vitale de la troupe qui entoure Lev Dodine depuis près de 30 ans et s’enrichit tous les 4 ans de jeunes acteurs issus de l’académie théâtrale de Saint-Pétersbourg. Tous seront présent à la MC93 Bobigny.
25 ans du répertoire de LEV DODINE
Maly Drama Theatre – Théatre de l’Europe Saint-Pétersbourg
Frères et sœursFedor Abramov – 7 et 8 novembre – samedi à15h30 – dimanche à 14h Les étoiles dans le ciel de l’aubeAlexandre Galine - 9 et 10 novembre à 20h30 Les DémonsFedor Dostoïevski – 14 et 15 novembre à 14h PlatonovAnton Tchekhov - 20 et 21 novembre à 20h TchevengourAndreï Platonov - 25 et 26 novembre à 20h30 Vie et destinVassili Grossman -30 novembre et 1er décembre à 20h workshop – 27 et 28 novembre à 20h Oncle VaniaAnton Tchekhov - du 3 au 6 décembre – du jeudi au samedi à 20h – dimanche à 15h
du 7 novembre au 6 décembre 2009
Profitez de l’offre spéciale « TOUT DODINE » à 100 euros valable jusqu’au 30 septembre 2009
ou abonnez vous avec la Carte 3 spectacles ou le Carnet MC93.
Les clients de la Librairie du Globe (sur présentation de la leur carte et dans la limite des places disponibles) bénéficieront d’un tarif à 15 euros au lieu de 25 euros le plein tarif.
Chaque spectacle est joué deux fois, réservez dès maintenant au 01 41 60 72 72 ou www.mc93.com <http://www.mc93.com> .
à l’occasion de la parution du livre
LE PECHE
Traduit par J. Dublanchet
Editions des Syrtes
isbn: 9782845451438
prix: 22 euros
Présentation de l’éditeur
Le Péché est une gourmandise littéraire. Prilepine s’est fait une joie de rassembler dans ce « roman en nouvelles » les fragments de la vie de Zakhar – double de l’auteur –, jeune trentenaire, plein de force et de volonté de vivre, aux prises avec la réalité russe. Les épisodes se succèdent dans un ordre imposé par la mémoire, lorsqu’elle se plaît à donner de la force et de la brillance à de menus faits de notre vie, en apparence insignifiants, et épars dans le temps. Tour à tour adolescent, en vacances à la campagne chez ses grands-parents, où il éprouve ses premiers émois sexuels pour sa jeune cousine, puis videur dans une boîte de nuit, joyeux fossoyeur dans un cimetière, qui se soûle gaiement avec ses compagnons après les enterrements, Zakhar promène toujours un regard tendre, étonné, émerveillé et plein d’humour sur le monde. Et sur cette Russie tant aimée, bien que tout y soit glacé et que les saisons y aient toujours un goût de neige. Cette Russie souvent dure, brutale, intolérable, qui le fait souffrir mais pour laquelle il ne cesse de se battre. Il manquait à la littérature russe, depuis des années, cette façon de rire à travers les larmes, et de pardonner malgré tout !
Biographie
Zakhar Prilepine est né en 1975 dans un petit village de la région de Riazan. Il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages poétiques ainsi que d’essais. En 1996 et 1999, il participe aux deux guerres tchétchènes. Après son retour de la deuxième campagne, il travaille comme rédacteur en chef d’une revue people. Pour contrecarrer cette expérience « journalistique », après le travail, il se consacre à son premier roman, Pathologies, qui sera achevé quatre ans plus tard. Rédacteur en chef d’une édition régionale de Novaïa gazeta et d’un bureau d’information, Agence des nouvelles politiques, il soutient la coalition anti-pouvoir L’Autre Russie. Le roman a valu à son auteur une nomination au prestigieux prix russe du meilleur livre de l’année Natsionalnyï best-seller en 2005.
4 ИЮНЯ В 19.30 - Виктор Орел, АМЕРИКА ТАКАЯ, КАКАЯ ОНА.
Виктор Орел
АМЕРИКА ТАКАЯ, КАКАЯ ОНА.
4-го июня в Librairie du Globe в 19.30 состоится встреча с Виктором Орлом, автором книги АМЕРИКА ТАКАЯ, КАКАЯ ОНА (Las vegas, 2008)
Виктор Орел – международный журналист, аналитик, писатель. «Америка такая, какая она» - первая обзорно-аналитическая, общественно-политическая книга В. Орла.
«Присмотритесь и вы станете свидетелями дъявольски-гениального заговора Америки против американцев, превраившего их в нацию зомби, в армию слепых и глухих фанатов. Под девизом «борьба с терроризмом», они давно воюют против вас. Она – генетически новая, всеразрушающая нация Homo Americus.»
Mercredi 27 mai 2009 à 19h30, Marie-Pierre Rey présente sa biographie d’Alexandre Ier
Le mercredi 27 mai 2009 à 19h30
Rencontre avec
Marie-Pierre Rey
à l’occasion de la parution du livre
Alexandre Ier
Flammarion, 2009, ISBN 9782082101073
Entrée libre.
Du tsar Alexandre Ier, son éternel rival, Napoléon en exil disait à Las Cases: « Il peut aller loin. Si je meurs ici, ce sera mon véritable héritier en Europe. » Napoléon est bien mort à Sainte-Hélène, en 1821; mais Alexandre le suivit dans la tombe dès 1825, à l’âge de quarante-huit ans. Et sa disparition brutale, survenue dans des circonstances troublantes, ajouta encore au mystère de celui que ses contemporains appelaient le « sphinx ». S’appuyant sur des archives jusque-là négligées et sur des documents inédits, cette biographie éclaire d’une lumière nouvelle le destin complexe d’Alexandre.
Autres ouvrages de Marie-Pierre Rey:
DILEMME RUSSE (LE) : LA RUSSIE ET L’EUROPE OCCIDENTALE, Marie-Pierre Rey 2002, FLAMMARION (PARIS)
Ariadna Efron
“История жизни, история души” (в трех томах)
Le 20 mai à 19h30 à la librairie du Globe aura lieu une rencontre avec Ruf Borissovna Valbé, éditrice du coffret de 3 volumes d’écrits d’Aridana Efron “Istoria Zhizni, Istoria Dushy” (Vozvratchenie, 2008)
Ce recueil regroupe les lettres, les souvenirs, la prose, la poésie, les traductions et les récits non publiés de la fille de Marina Tsvetaeva.
L’ouvrage est illustré par des photographies et dessins de l’auteur.
Mme Valbé, qui connu personnellement Aridana Efron ainsi que d’autres membres de la famille Efron présentera le fruit de son travail.
La rencontre sera suivie d’une lecture d’extraits de l’oeuvre d’Aridna Efron.
Voyage enquête sur le canal de la mer Blanche, naguère “canal Staline”, ouvrage gigantesque construit par les bagnards du Goulag et célébré par une pléiade d’écrivains.
Le canal de la mer Blanche à la Baltique (Belomorkanal) date des temps épiques où l’URSS stalinienne tentait à marche forcée d’entrer dans la modernité industrielle, de ces temps barbares où le goulag devenait le premier entrepreneur du pays.
Inauguré en 1933, il a aussitôt été élevé au rang de mythe par la littérature, la photographie et le cinéma. Une preuve de “la vérité du communisme” s’exclame Gorki enthousiaste de la rééducation des prisonniers. Une preuve de son caractère génocidaire, répliquent les adversaires du régime, dénonçant un chantier aussi gigantesque qu’inutile. Puis le canal a sombré dans l’oubli au point que pour la plupart des Russes d’aujourd’hui le mot Belomorkanal n’évoque plus qu’une vieille marque de cigarettes bon marché. Seuls les habitants de la Carélie russe se soucient encore de ce canal qui, après une décennie moribonde, semble reprendre un peu d’activité depuis 2002.
Carnet de voyage, enquête historique, chronique journalistique, Les Eaux glacées du Belomorkanal est aussi un récit personnel. Lorsqu’on a, comme l’auteure, rêvé à 17 ans d’accomplir la promesse d’Octobre et qu’on est pour cela devenu communiste, on se sent – une fois l’inventaire établi – un devoir de mémoire envers les victimes. Par le voyage, les lectures et les rencontres, elle s’efforce de comprendre ce que fut le communisme pour ceux qui l’ont vécu, quelles cicatrices il laisse après lui et quelles nostalgies.
Autres ouvrages d’Anne Brunswick:
Sibérie, un voyage au pays des femmes . Actes Sud, 2006 Prix: 21,80 Eu
Toujours à l’affiche jusqu’au 10 mai 2009 : LA CERISAIE, Anton Tchekhov/Alain Françon
A NE PAS MANQUER
LA CERISAIE
Anton Tchekhov/Alain Françon
jusqu’au 10 mai 2009
Le véritable protagoniste est la Cerisaie, verger enchanté où les arbres sont toujours en fleurs, où les oiseaux chantent sans cesse mais qui devra disparaître. Face à Lioubov Andreevna Ranevskaïa, la propriétaire, ses filles et leur entourage, se tient Lopakhine, riche marchand et fils de serf qui propose de partager la propriété en petits lots pour y construire des villas. Le progrès est en marche. Mais l’idée de détruire la Cerisaie paraît absurde aux êtres qui vivent sous son ombrage.
Tarif préférentiel : 19 € la place (au lieu de 27 €)
Ce tarif n’est valable que dans la limite des places disponibles
Moins de trente ans et demandeurs d’emploi, tarif unique de 13 € la place
du mercredi au samedi à 20h30, mardi à 19h30, dimanche à 15h30
Réservation au 01 44 62 52 52 Merci de préciser le code Russie contactez-nous@colline.fr
texte français Françoise Morvan et André Markowicz
L’Ivrogne et la marchande de fleurs, Autopsie d’un meurtre de masse 1937-1938
Paris, Tallandier, 2009, 328p.,
ISBN 978-2-84734-573-5.
Entrée libre.
Nicolas Werth, spécialiste de l’Histoire de l’URSS nous propose un ouvrage de synthèse sur ce que l’on a coutume d’appeler la “Grande Terreur". Le récit, fondé sur des années de recherches dans les archives soviétiques, retrace les étapes des opérations de masse de 1937-1938. Grâce à des éléments nouveaux issus des archives, des derniers travaux de l’auteur et d’autres spécialistes de cette question, l’auteur propose une nouvelle lecture de cet épisode tragique de l’histoire soviétique, prenant distance avec l’historiographie classique.
L’ouvrage s’adresse autant à des lecteurs désireux d’approfondir leur connaissance de cette prériode qu’à un public souhaitant la découvrir
4e de couverture:
“L’ordre du jour 00447 aurait dû rester confidentiel.
Dicté par Staline, il appelle, le 30 juillet 1937, à l’élimination secrète des ” éléments contre-révolutionnaires ” et fixe, région par région, des quotas d’arrestations, de condamnations. ” 1re catégorie : à fusiller ; 2e catégorie : dix ans de travaux forcés au goulag. ” Instantanément, dans un vertige d’émulation, l’administration policière réclame des dépassements de quotas. Chacun veut gagner la course au rendement ; à Moscou, surtout, où se distinguent l’efficacité et le zèle d’un certain Khrouchtchev.
Très vite, forcément, les suspects manquent. La chasse aux innocents commence. La machine s’emballe, fabrique de nouvelles listes, statue sur le sort des ” enfants de moins de 3 ans socialement dangereux ” et tue à la chaîne. 1500 morts par jour, 750000 morts en seize mois. La Grande Terreur. N’importe qui, n’importe quand. Tel ivrogne, dont le seul crime est d’avoir éclaboussé de vodka le portrait d’un hiérarque, telle marchande de fleurs décrétée terroriste.
L’ivrogne et la marchande de fleurs, deux victimes anonymes. Le premier introduit ce livre, la deuxième le conclut. Pour que cette page secrète de l’histoire reste à jamais ouverte . “
Quelques autres ouvrages de Nicolas Werth:
L’Île aux cannibales. 1933, une déportation-abandon en Sibérie. Paris, Perrin, 2006 (2008 pour l’édition de poche) , 204 p., notes bibliogr., index. édition de poche, Prix: 8,00 Eu
Les Années Staline, Album, Ed. du Chêne, GROSSET Marc, WERTH Nicolas, Prix: 49,90 Eu
La terreur et le désarroi : Staline et son système, Paris, Perrin, 2007, édition de poche, Prix: 11,00 Eu
HISTOIRE DE L’UNION SOVIETIQUE (6e Edition), PUF, Prix: 30,00 Eu
1917(LA RUSSIE EN REVOLUTION) Coll. Découverte, Gallimard, 1997, Prix: 13,90 Eu
Nous sommes heureux de vous présenter quelques uns des nombreux livres des éditeurs membres de l’ASKI, présentés sur notre stand (Z 73) au SALON DU LIVRE Porte de Versailles jusqu’au 18 Mars 2009)
Editions «Bely Gorod»
De magnifiques albums consacrés à l’art russe, l’histoire de Moscou, l’art de l’Icône.
Parmi eux:
«Russkaja ikonopis’» (L’Art de l’Icône russe, sujets et chefs d’oeuvre, (230 €)
Série «Mastera zhivopisi», albums consacrés à la vie et l’oeuvre des peintres russes les plus célèbres, dont Chichkine, Nesterova, Levitan, Glazunov, Kramskoï, Vroubel’, Serov, etc.(25 € l’album)
Séries jeunesse
Série éducative “Moj pervij uchebnik” comprenant des livres pour les enfants de un an et demi à 5 ans (6 €).
Série “Istoria Rossii", destinée aux jeunes lecteurs pour leur dévoiler l’histoire russe (11,50 €)
Série “istoricheskij roman", qui feront découvrir au lecteur des écrivains, peintres, musiciens de génie, avec les plus grands philosophes, savants et voyageurs etc.
Les Editions PAULSEN seront présentes sur le stand de la Librairie du Globe au Salon du livre
Les Editions PAULSEN seront présentes sur le stand de la Librairie du Globe au Salon du livre
13/18 MARS 2009
Porte de Versailles / Pavillon 1
Stand Z 73
« Le vrai voyage,
ce n’est pas de chercher de nouveaux paysages,
mais un nouveau regard »
Les Editions Paulsen ont vu le jour en 2004 d’abord à Moscou, puis à Paris à la fin de la 4ème Année Polaire Internationale en 2007. Créées par Frederik Paulsen, elles se sont donné pour horizon les pôles Nord et Sud, publiant un choix de récits, nouvelles, essais et romans qui mènent leurs lecteurs vers les régions arctiques, antarctiques et sibériennes.
A leur catalogue à ce jour, douze titres, parmi lesquels :
- Snob extrême, le vade-mecum de chic et d’humour signé Antonius Moonen, offre au Snob qui souhaiterait se rendre dans les régions polaires tous les conseils indispensables pour voyager dans les règles de l’art sur la banquise.
- La chatte qui a sauvé le monde, de Roman Rouguine, traduit du russe, un recueil de contes sibériens qui ressuscite la mythologie colorée du peuple khanty.
- La revue Pôles Nord & Sud, coéditée avec le Cercle Polaire, offre aux non-spécialistes et passionnés de grands dossiers qui concernent les régions polaires, tant sur le plan écologique, économique que géopolitique, illustrés de superbes photographies.
Les Editions PAULSEN présenteront leur dernière parution:
Au Pays du Blizzard, récit fondateur de la littérature polaire pour la première fois traduit en français, narre l’Expédition australasienne de Douglas Mawson en 1912, en Terre Adélie : le récit de raids insensés, au cours desquels la valeur des hommes apparaît de manière toujours plus éclatante face à une Nature indomptable.
La librairie du Globe présente les livres des éditeurs membres de l’Association des Editeurs Russes – ASKI, et entre autres maisons d’édition : Bely Gorod, Oniks, Evropa, Lik, Detskaya litteratura, Vagrius, Samokat, Rosspen, etc.
Le 10 mars 2009 à 19h30, Lecture: Mikhaïl Boulgakov, le cauchemar du Théâtre - en partenariat avec le Théâtre Jean Arp - Clamart
Le 10 mars 2009 à 19h30, Lecture: Mikhaïl Boulgakov, le cauchemar du Théâtre
en partenariat avec le Théâtre Jean Arp - Clamart
LECTURE (en français)
Dirigée par Grégoire Ingold EXTRAITS DE MÉMOIRES D’UN DÉFUNT (LE ROMAN THÉÂTRAL)
suivie d’une RENCONTRE.
en avant première de la pièce:
L’Extravagant Monsieur Jourdain
DE MIKHAÏL BOULGAKOV ET MOLIÈRE
COMPAGNIE BALAGAN
AU THÉÂTRE JEAN ARP - CLAMART
Une oeuvre singulière et pourtant, vous en connaissez tous le héros : Monsieur Jourdain, le Bourgeois gentilhomme ! Cette relecture est un hommage que Grégoire Ingold a l’immense mérite de porter en français pour la première fois, grâce à la traduction de Simone Sentz-Michel.
Au texte de Molière se superpose celui du grand auteur russe du XXe siècle, Mikhaïl Boulgakov. De cette écriture à deux mains naît une autre pièce, tout aussi passionnante. Même si l’intrigue et le thème sont identiques et que des passages entiers de la pièce originelle sont repris, Boulgakov renverse la perspective dans laquelle nous considérions jusqu’à aujourd’hui la quête et le destin de ce personnage légendaire. L’auteur du Maître et Marguerite n’a jamais caché son admiration pour Molière, ce qui lui a d’ailleurs valu des ennuis sous le régime stalinien.
“LA RÉPÉTITION EST FINIE, les comédiens regagnent leurs loges, Béjart, le metteur en scène, range ses notes. Un régisseur coupe les circuits. Silence. Ne quittez pas vos places… Des coulisses, un petit homme apparaît, il apporte une lettre : « Ordre de produire pour demain une pièce inédite pour le Palais ». Rappel de la troupe, distribution des rôles, Béjart propose une improvisation libre sur une idée nouvelle : « le bourgeois qui voulait être gentilhomme… ». Commence alors une course folle pour cette unique répétition générale …”
DU MARDI 17 AU DIM. 29 MARS A 20H30
JEUDI A 19H30
DIMANCHE A 16H
RELÂCHE LUNDI 23 MARS
AU THÉÂTRE JEAN ARP
TARIF B 21 €, 15 €, 10 €
CONSEIL TOUS PUBLICS À PARTIR DE 11 ANS
DUREE : 1H45
Rencontre avec OLLIVIER Sophie autour du livre: Paoustovski, l’homme du dégel
Le jeudi 26 février 2009 à 19h00
Rencontre avec
OLLIVIER Sophie
à l’occasion de la parution du livre
Paoustovski, l’homme du dégel
Paris,l’Harmattan (Espaces littéraires), 2009,280p., couv. ill.
ISBN 978-2-296-06982-4.
Entrée libre.
Gueorguievitch Paoustovski (1892-1968) a su de façon subtile, remettre en question une idéologie qui a prôné, selon l’expression d’Hannah Arendt, “la destruction de l’identité individuelle” et ainsi sauver la quintessence de son art. Aux laideurs et aux horreurs engendrées par un système axé sur la manipulation des corps et des âmes, il a opposé la vision d’un univers harmonieux où le charme ensorcelant d’une nature humble et mélancolique demande à être découvert pas à pas.
Retour sur l’oeuvre et la vie d’un auteur dont la notoriété fut grande dans les années 1960 devenu presqu’inconnu aujourd’hui.
Ouvrages de C. Paoustovski disponibles en français:
LA TANCHE D’OR , Editions de l’AUBE, ISBN:9782752600462, Prix : 7,50 Eu
LE DESTIN DE CHARLES LONCEVILLE ET AUTRES HISTOIRES, Gallimard, ISBN : 9782070272648, Prix : 7,38 Eu
LA ROSE D’OR(NOTES SUR L’ART D’ECRIRE), Gallimard, EAN : 9782070272631, Prix : 6,88 Eu
L’HISTOIRE D’UNE VIE, Gallimard, disponibles: tomes 1, 3 et 6
Dimanche 21 décembre a 15h
Lecture et présentation de Roman Rouguine, La Chatte qui a sauve le monde
(Editions Paulsen, 2008)
Avec les participations d’Anne-Victoire Charrin
spécialiste des cultures des peuples autochtones de Sibérie
et des traducteurs : Carine Puigrenier et Dominique Samson.
Lecture des extraits en russe : Ludmila Chvedova.
LA CHATTE QUI A SAUVÉ LE MONDE
Roman Rouguine
Traduit du russe par Carine Puigrenier et Dominique Samson de Chambourg
Edition établie et préfacée par Anne-Victoire Charrin
Dans la taïga, pêcheurs, éleveurs de rennes et chasseurs d’ours, cadres du Parti et pétroliers se sont longtemps croisés, souvent s’ignorant, parfois s’entraidant, parfois s’opposant avec fracas. Puis, dans le tourbillon des premières années de la reviviscence, les Khantys de l’Ob se lancèrent tous azimuts dans l’exploration du monde de leurs ancêtres. Il leur fallait revendiquer des droits sur des territoires dorénavant occupés par les industries pétrolières et gazières, réintroduire une langue malmenée durant des décennies, rassembler les brisures de traditions bannies afin de renouer les chaînons d’une existence éternelle. Conscients du désastre culturel lié à la passivité imposée à l’oralité, les écrivains partent à la recherche d’une parole autochtone dissoute dans un monde qui n’était pas le leur.
Roman Rouguine réinvestit l’imaginaire des Khantys du Nord, laissant apparaître, au milieu du Chaos des origines, une somptueuse Chatte sacrée, l’envoyée de Pal Touram, entité céleste suprême de ce peuple finnoougrien. À l’instar de la Chatte égyptienne, elle est fille du Soleil et descend sur la Terre afin d’aider les hommes à organiser les choses d’ ici-bas. Ces « histoires sacrées », racontées de nouveau dans les années 90 par les anciens du village natal de l’auteur, permettent aux jeunes générations de se réapproprier un monde sacral effacé des mémoires, et au lecteur occidental de découvrir un peuple dans les
profondeurs chamarrées de son imaginaire.
Il s’agit là d’une oeuvre représentative de l’engagement de l’auteur dans le mouvement de renaissance khantye qui, loin de tout passéisme, tente la refondation identitaire de ce peuple de près de trente mille individus.
• Jeudi 18 décembre a 19h: Emmanuelle Lepoutre lit des extraits d’Ariadna Efron, Chroniques d’un Goulag ordinaire (éditions Phébus, 2005)
• Vendredi 19 décembre a 19h: Présentation du livre Maximilan Volochine, Ecrits sur l’Art (Editions Hermann, 2008 textes traduits du russe, annotes et presentes par Marie-Aude Albert) par Marie-Aude Albert
• Dimanche 21 décembre a 15h: Lecture et présentation de Roman Rouguine, La Chatte qui a sauve le monde (Editions Paulsen, 2008) par Anne-Victoire Charrin
03-12-2008: des DVD pour les fêtes de fin d’année !
Nous sommes heureux de vous informer que nous avons reçu des DVD en russe sans sous-titres.
Offre spéciale en librairie pour l’achat de deux DVD de la collection “Krupnyj Plan” regroupant les folms soviétiques les plus populaires, tels que “Zhestokij Romans", “Devtchata", “Mimino", “Belorusskij Vokzal", “Beloe Solntse Pustinii", “Pokrovskie Vorota", Briliantova Ruka", etc.
Nous vous proposons également un grand choix de films et de séries récentes (non sous-titrés) à prix très spécial !
Les films en VO sous-titrés devraient arriver très prochainement*
* les clients ayant réservé des DVD seront prévenus par téléphone de l’arrivée de leur commande.
DEDICACE BD : Vincent Pompetti Samedi 29 novembre 2008 à partir de 15h
Vincent Pompetti présente Raspoutine, 3e et dernier tome de la Trilogie, ainsi que le premier tomed’un nouveau cycle de Sir Arthur Benton consacré à la Guerre Froide
Tarif préférentiel pour les clients de la librairie : Une place achetée = une place OFFERTE !
SALLE GAVEAU
13 NOVEMBRE 2008 – 20H30
SERGEI TARASOV, piano
Sergei Tarasov a étudié à l’école centrale de musique de Moscou avec Lev Naumov. Il est régulièrement invité à jouer en récital et en concerto avec orchestre en Russie et à l’étranger, dans des festivals internationaux comme le Schleswig et Golstein Festival ou le Ruhr Festival en Allemagne, Osaka International Music Festival au Japon,… Il donne des concerts dans de grandes salles telles que le Verdi Hall à Milan, l’opéra de Sydney… Il est également lauréat de nombreux prix internationaux : concours Tchaikovsky, etc…Après avoir donné un concert triomphal la saison dernière à la Salle Gaveau, il revient cette année avec un programme des plus alléchants. L’occasion de (re)découvrir ce pianiste qui ne manquera de devenir un très grand nom du piano russe !
Programme :
Schubert : Sonate en ut mineur D.958
Schubert/Liszt : Litanei
Barcarolle
Der Müller und der Bach
Rachmaninov : 5 pièces op3
Sonate n°2 op36
L’HISTOIRE DU COMMUNISME RACONTÉE AUX MALADES MENTAUX
Tarif préférentiel pour les clients de la librairie sur présentation de la carte de fidélité du Globe
L’HISTOIRE DU COMMUNISME RACONTÉE AUX MALADES MENTAUX
DE MATÉI VISNIEC - MISE EN SCENE CENDRE CHASSANNE
DU MERCREDI 12 AU DIMANCHE 23 NOVEMBRE 2008 20 H 30
JEUDI 19 H 30 - DIMANCHE 16 H
RELÂCHE LES LUNDI 17 ET MARDI 18
« Vous comprenez, cher Iouri Petrovski, personne ne doit rester en dehors de la lumière de l’art et de la littérature. Notre conception scientifique de la société dit que l’homme est au centre de l’attention du parti. Et l’art, la littérature, ont un rôle immense dans la transformation de l’homme, c’est pour ça que je me pose la question : et les malades mentaux ? Ne sont-ils pas, eux aussi, des hommes ? Ne doit-on pas les transformer, eux aussi ? Ne devraient-ils pas bénéficier eux aussi, des bienfaits de l’art et de la littérature ? » (extrait)
MOSCOU, 1953.
Quelques semaines avant la mort de Staline, le directeur de l’Hôpital central des Malades mentaux invite un écrivain à séjourner parmi les «malades» et lui demande de réécrire, au niveau d’entendement de débiles légers, moyens et profonds, l’histoire du communisme et de la Révolution d’Octobre. Il est persuadé que cette «thérapie » pourrait guérir certains de ses pensionnaires…
MATEI VISNIEC, avec cet humour propre aux artistes ayant vécu sous un régime totalitaire, nous plonge dans l’univers de ces hôpitaux psychiatriques où se côtoient vrais malades et opposants internés par le régime. Il nous démontre une fois de plus que, quelles que soient les circonstances, l’homme ne peut vivre sans utopie… au risque de sombrer dans l’horreur lorsqu’il tente de les mettre en pratique.
Mais avec un ressort comique extraordinaire, c’est par le rire que le dramaturge nous attrape d’abord, un rire salvateur, essentiel.
Théâtre Jean Arp
22 rue Paul Vaillant Couturier 92140 Clamart
Réservations - 01 41 90 17 02
L’histoire d’Alim Safarov, écrivain russe du Caucase, rencontre avec Nina Kéhayan et Charles Urjewicz
A l’occasion de la publication aux Editions de l’Aubede L’histoire d’Alim Safarov, écrivain russe du Caucase
de Semion Lipkine
Traduit du russe par Nina Kéhayan 315 pages, ISBN: 978-2-7526-0360-9
Rencontre
Le mercredi 15 octobre à 19h30
Avec Nina Kéhayan
et Charles Urjewicz
Entrée libre.
En 1944, Staline déporte plusieurs peuples du Nord-Caucase - dont les Tchétchènes et les Ingouches - sous le prétexte fallacieux de leur collaboration avec l’occupant nazi.
En 1957, Khrouchtchev décide la réhabilitation de ces peuples - et leur retour sur leurs terres. Les deux hommes ont utilisé tour à tour leur pouvoir pour organiser à Moscou des “décades” très officielles autour de la littérature de ces minorités - qui ne sont, bien sûr, que des vitrines destinées à faire croire à la grande amitié qui unit tous les peuples de la grande Union soviétique! C’est de cette réalité que s’est inspiré Lipkine pour écrire un très beau roman historique, dans une langue pleine de lyrisme, d’humour caustique et de tendresse humaine.
Souvent stupéfait et toujours passionné, le lecteur se promène entre la cruelle réalité soviétique et la beauté des paysages caucasiens, entre les terres montagnardes et le désert kazakh, du siècle de Genghis Khan à l’époque moderne. Un voyage époustouflant, tant dans l’espace que dans le temps.
Biographie
Semion Izraelevitch Lipkine (1911-2003), poète, écrivain et traducteur en russe de grandes épopées orientales, a longtemps été tenu à l’écart par le pouvoir soviétique.
Un seul de ses ouvrages était jusqu’ici disponible en français: Le Destin de Vassili Grossman (L’Âge d’homme, 1990).
19h Rencontre-débat
Animée par Hélène Henry
avec J-L Backès, A. Markowicz et M. Meylac
21h Début de la lecture: Chapitre 1
par André Markowicz et Macha Petina
Samedi 11 octobre
12h - 19h Suite de la lecture:
Chapitres 2 à 8, Voyage d’Onéguine
Avec la participation de Vladimir Ant, Anton Kouznetsov, Vera Ermakova, Daredjan Markowicz, Michaël Meylac, Julia Vidit, Ayesha Comody, André Markowicz, Emmanuelle Lepoutre, Hélène Henri, Vitaly Reous, Hélène Riot, etc.
Entrée Libre
A l’occasion de cet événement, parution d’Eugène Onéguine en Babel (Actes-Sud)
Alexandre Pouchkine
Eugène Onéguine
Roman en vers traduit du russe par André Markowicz, Préface de Michaël Meylac
Ed. Actes Sud, Collection BABEL, N°924
Tarif Préférentiel: “Les enfants du Soleil” Gorki/Markowicz au TOP
Tarif préférentiel pour les clients de la librairie sur présentation de la carte de fidélité du Globe: 15 € la place (au lieu de 25€ le plein tarif)
La pièce de théâtre
« Les enfants du soleil »
de Maxime Gorki
sera donnée du 3 au 19 octobre 2008 au TOP (Théâtre de l’Ouest Parisien) Place Bernard Palissy - 92100 BOULOGNE-BILLANCOURT.
Elle est jouée par les comédiens du Théâtre du Fracas
Dans la Russie de 1905, un petit groupe d’intellectuels animés par de grands idéaux, dissertent avec passion d’un monde meilleur. Autour d’eux, le peuple, des marginaux engoncés dans la violence et le fatalisme. Entre ces deux mondes qui pourtant cohabitent, un fossé se creuse irrémédiablement… Alors comment vivre ensemble ? Un spectacle foisonnant mené à un train d’enfer par les douze comédiens du Théâtre du Fracas qui résonne étrangement juste encore aujourd’hui.
Theatre de l’Ouest parisien - Boulogne Billancourt
1 place Bernard Palissy
(au niveau du 62 av. J.B Clement)
92100 Boulogne-Billancourt
texte publié Makime Gorki, les Enfants du Soleil, Traduction d’André Markowicz
Éditeur : Les Solitaires Intempestifs
Collection : TRADUCTION DU XXIE SIÈCLE, 11,00 euros
d’ Anton Tchekhov (Éditions de l’Arche)
au Théâtre de la Tempête (Paris 12e)
Du 23 septembre au 9 novembre 2008
Texte Français de Philippe Adrien et Vladimir Ant publié récemment par l’Arche.
Mise en scène de Philippe Adrien
La Librairie du Globe s’associe au Théâtre de la Tempête et vous invite à une rencontre avec Philippe Adrien, Vladimir Ant et des comédiens de la troupe du Théâtre de la Tempête le lundi 29 septembre à 19h.
Ivanov est sans doute la pièce la plus curieuse de Tchekhov. Plus que Nina dans La Mouette, le personnage se trouve au centre même de l’œuvre : « J’avais l’impression que tous les hommes de lettres et dramaturges avaient ressenti la nécessité de dépeindre un être mélancolique et qu’ils avaient tous écrit instinctivement, sans avoir de point de vue. Avec mon projet, j’ai tapé à peu près dans le mille », déclare Tchekhov. Ivanov, ce n’est pas seulement un caractère et un destin, mais une figure expressément située dans une dimension éthique, culturelle. « Jour et nuit, je souffre… ma conscience… je me sens horriblement coupable, mais où se situe exactement ma culpabilité, je ne le saisis absolument pas… » Ivanov relève à l’évidence d’une justice qui saurait apprécier l’ambiguïté et la complexité des êtres humains. Le questionnement mis en jeu par Tchekhov vaut pour son époque, mais aussi pour notre culture dans son ensemble. La figure nous apparaît encore aujourd’hui comme le type même du sujet masculin des temps modernes.
Tarif préférentiel pour les clients de la librairie: 10 € la place (au lieu de 18€ le plein tarif). Réservation: 01 43 28 36 36 – billetterie en ligne www.la-tempete.fr
Pour plus d’informations sur le spectacle, consultez le site du Théâtre de la Tempête ou consultez le dossier complet du spectacle
Le 14 mai 2008 - Natalia NAROTCHNITSKAÏA: “Que reste-t-il de notre victoire ?”
A l’occasion de la publication aux Editions de Syrtes de “Que reste-t-il de notre victoire ?” Russie-Occident: Le malentendu
de Natalia Narotchnitskaïa
Traduit du russe par Jacques Imbert 203 pages, ISBN: 978-2-84545-132-2
Rencontre
Le mercredi 14 mai à 19h30
Avec Natalia NAROTCHNITSKAÏA
Entrée libre.
Porte-parole d’un courant de pensée russe peu connu en Occident, Natalia Narotchnitskaïa analyse les rapports entre la conscience nationale russe et la philosophie libérale de l’Occident, source de nombreux malentendus historiques. La fin de la Deuxième Guerre mondiale était le point de départ d’une croisade de l’Occident « démocratique » contre l’État soviétique « totalitaire » ; l’auteur fustige ainsi ce qu’elle considère comme une idée occidentale visant l’abaissement du peuple et de la nation russe.
Narotchnitskaïa considère que l’Occident ne combattait pas le communisme mais la renaissance de la Russie, car la guerre a fait renaître le fort sentiment patriotique qui rendait la Russie dangereuse stratégiquement. L’opposition Occident-URSS a été réduite à l’affrontement communisme-démocratie, ce qui a provoqué la substitution de la victoire de l’URSS lors la Deuxième guerre mondiale par celle de l’Occident lors de la guerre froide.
Natalia Narotchnitskaïa milite pour une nouvelle collaboration entre la Russie et l’Europe afin que la Russie recouvre son rôle de facteur systémique des relations internationales. L’auteur propose un regard neuf sur le « dilemme Russie-Europe », car, écrit-elle, « l’avenir de la Russie est l’avenir de l’Europe ». Fort d’une émotion palpable, son livre est un cri de désespoir de tout un peuple qui se croit privé de l’honneur de sa propre histoire.
Biographie
Natalia Narotcnitskaïa est spécialiste des relations internationales et a travaillé de 1982 à 1989 au secrétariat de l’ONU à New York. Députée de la Douma, le parlement russe, elle reste une figure emblématique de la renaissance patriotique russe, dans toutes ses contradictions, inspirations et questionnements.
Un Bouriate dans le cinéma européen, rencontre avec Galina Rybina et Bernard Druon
Le 25 avril à 19h30
Présentation du livre de Galina Rybina et Bernard Druon
Valeri Inkijinoff, un Bouriate dans le cinéma européen
Acteur, réalisateur et formateur, Valery Inkijinoff est né en Sibérie. A la veille de la Révolution, il est à Saint Pétersbourg.
Il devient alors un compagnon et amis de Vsevolod Meyerhold, travaille avec lui et enseigne dans son studio théâtral. Parmi ses élèves on trouve Sergueï Eisenstein, Ivan Pyriev, Griguori Alexandrov, Leonid Trauberg.
Son rôle le plus connu en Russie est le rôle principal dans le film de Vs. Poudovkine “Tempête sur L’Asie". Après ce rôle, Inkijinoff émigre en France. Son nom est alors rayé des génériques et abandonné à l’oubli…
V. Inkijinoff a vécu plus de 40 ans en France et joue dans une cinquantaine de films. Il joue sous la direction des plus grands réalisateurs: Christian Jacq, Julien Duvivier, Fritz Lang, Carmino Gallone. Il joue au côtés d’Alain Delon, de Brigitte Bardo, Claudia Cardinale, Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura, Marina Vlady.
On le retrouve dans Michel Strogoff, le Tigre du Bengale, Le tombeau Indien…
Le nom de Valeri Inkijinoff figure dans toutes les encyclopédies du cinéma, mais son destin est inconnu en Russie.
Les auteurs de ce livre ont retrouvé des faits et documents inédits sur sa vie dans l’émigration.
Pour la première fois ils ont reconstitué la filmographie complète de l’artiste.
Lors de la soirée seront montrés des extraits de films avec Inkijinoff
A l’occasion de la publication aux éditions de Syrtes des “Carnets” de Marina Tsvetaeva
Publiés sous la direction de Luba Jurgenson
Traduits du russe par Eveline Amoursky et Nadine Dubourvieux 1136 pages, 43 € ISBN 978-2-84545-104-9
Rencontre
Le jeudi 17 avril à 19h30
Avec Luba Jurgenson, Eveline Amoursky et Nadine Dubourvieux
En présence de Simone Goblot
traductrice de Marina Tsvetaeva, ma mère, d’Adriana Efron, récemment publié aux éditions des Syrtes, 256 pages, 21 € ISBN : 978-2-84545-137-7.
Entrée libre.
La soirée sera suivie d’un cocktail
Inédits jusqu’à ce jour en français, les carnets de marina Tsvetaieva, publiés ici dans leur intégralité, sont les documents les plus spontanés et les plus subjectifs dans l’héritage du poète.
Véritable laboratoire d’écriture, ils constituent une œuvre littéraire majeure puisqu’ils offrent au lecteur la possibilité d’accéder aux sources mêmes de la création poétique. Journal, carnets de travail, impressions de lectures, chronique de la vie au jour le jour ? Une chose est sûre : ces croquis furtifs et poignants allient le prosaïque au sublime. Fidèle à son art poétique, Tsvetaieva y conjure les assauts du réel par la magie de sa conscience dans un dialogue avec elle-même qui devient parfois un dialogue entre le moi et le monde.
Expo et dédicace du livre “Les Vieux Croyants de Russie” d’Ivan Boiko
Les Vieux Croyants de Russie (2000-2003) :
Un reportage exceptionnel d’Ivan Boiko
Les « Vieux Croyants de Russie »
photographies d’Ivan Boiko, texte de Benoît Coutancier,
éditions Somogy Editions d’Art, Paris, 2006.
prix public : 27 euros.
Exposition photo à partir du 1er mars 2008
Rencontre - dédicace le jeudi 13 mars à 19h
Entrée Libre
La rencontre sera suivie d’un cocktaïl
Description de l’ouvrage:
Les Vieux Croyants constituent une minorité à part au sein de la Russie Contemporaine et de l’Eglise Orthodoxe russe.
Formée sous la contrainte et dans la violence au milieu du XVIIe siècle, cette communauté religieuse et sociale représente le seul témoin de la tradition médiévale orthodoxe dans la Russie d’aujourd’hui : leur rupture avec le monde moderne a en effet permis, malgré la difficulté de leur survivance, de préserver un ensemble de pratiques religieuses, sociales et culturelles issues des traditions chrétiennes byzantines.
Cette rupture initiée entre les Vieux Croyants et l’Eglise Orthodoxe officielle trouve sa source dans les réformes entreprises au XVIIe siècle. Ces réformes amenèrent à un véritable schisme, aussi appelé « Raskol », qui demeure le seul dans l’histoire de l’Église Orthodoxe russe.
Coupés du monde depuis plus de quatre siècles, ils doivent faire face à l’existence d’un univers extérieur, et mènent ainsi une vie faite de compromis. Le dogme et les lois très strictes qui régissent leur vie répondent à une série de tabous, d’interdits, qui dépendent du monde moderne (tabac, automobiles, électricité, médicaments, etc.).
Parmi ces différents tabous figure le fait d’être pris en photo. Le travail d’Ivan Boiko n’en est alors que plus remarquable. L’équilibre qu’il a su trouver a nécessité une longue approche du sujet, initiée et développée au fil des années sur le terrain.
L’essence même de la vie actuelle des Vieux Croyants a défini sa démarche photographique : entre la délicate intrusion dans leur vie quotidienne (le travail aux champs, les cérémonies religieuses ou l’intimité de la maison), et l’ambivalence des portraits concédés par les quelques adultes et les enfants qui ont accepté le regard du photographe, Ivan Boiko s’est laissé guidé par les contraintes et la pudeur indissociables de cette communauté.
Ses images sont le point d’intersection entre les multiples contradictions auxquelles sont soumis les Vieux Croyants. Elles reflètent surtout un univers hors du commun, où les visages et les lieux laissent transparaître l’authenticité d’un temps révolu.
Rappel: Tarif préférentiel pour les clients de la librairie: 15 € la place (au lieu de 25€ le plein tarif) sur les dates suivantes : vendredi 14 et samedi 15 mars 2008.
Vie et destin
Vassili Grossman / Lev Dodine
Du 10 au 16 mars 2008
Reprise En russe surtitré
C’est l’une des plus grandes œuvres du XXe siècle adaptée au théâtre par la troupe du Maly de Saint-Pétersbourg. Vassili Grossman, correspondant de guerre, a couvert toute la deuxième guerre mondiale dans les rangs de l’Armée Rouge depuis la bataille de Stalingrad jusqu’à la « libération » des camps de la mort. C’est cette épreuve terrible qu’il raconte dans ce roman structuré, à la manière de Tolstoï, sous la forme d’une vaste saga familiale.
Mais Vie et destin est aussi un douloureux questionnement sur ces deux idéologies meurtrières qui sont l’histoire de ce siècle : stalinisme et nazisme.
Ovationné lors de sa création mondiale en février 2007 à la MC93, Vie et destin s’inscrit dans le répertoire du Théâtre Maly de Saint-Pétersbourg dix ans après ses deux chefs-d’œuvre que sont Gaudeamus et Frères et Sœurs.
Qui Dirige la Russie, rencontre avec Jean-Robert Raviot
Pour répondre à cette question, dont la réponse n’est pas entièrement contenue dans la photographie de couverture du livre
ainsi que pour commenter et analyser les résultats du premier (unique?) tour des présidentielles en Russie
nous acceuillons
Jean-Robert RAVIOT,
maître de conférence à Nanterre et à Sciences po Paris
Auteur de “Qui dirige la Russie ?” aux éditions Lignes de repères
(Venu en tant que co-auteur de la Civilisation Soviétique, Ellipses, 2007, voir ici)
le mercredi 27 février à 19h30
le jeudi 6 mars à 19h30
Entrée Libre
La rencontre sera suivie d’un cocktaïl
Présentation de l’éditeur:
En décembre 2007 s’ouvre une période électorale décisive en Russie, avec d’abord les élections législatives puis les présidentielles en mars 2008. Raison de plus pour essayer de percer le « mystère enveloppé dans une énigme » (Churchill) que constitue toujours le pouvoir russe.
Car non seulement la Russie fascine, mais elle inquiète l’Occident. Il y a de quoi, vu les mœurs politiques en vigueur : assassinats d’opposants, chantage à l’énergie sur les pays voisins, mafia omniprésente, sans parler de l’emprise de Vladimir Poutine, véritable monarque élu. Le fonctionnement de la démocratie russe fait débat, à tout le moins. Et le pouvoir en Russie ne se résume pas à Poutine.
Pour mieux comprendre et anticiper sur le devenir de la Russie, il faut démonter le fonctionnement des élites du pouvoir en Russie, un pays marqué par les traditions présidentialistes. Puis dresser une cartographie des différents clans de la nouvelle nomenklatura émergente, mêlant affaires et pouvoir. Pour enfin donner un visage à ces hommes qui feront la Russie de demain.
Rencontre avec Andreï Kourkov lundi 11 février à 19h00
Lundi 11 février 2008 à 19 heures, rencontre avec Andreï Kourkov
A l’occasion de la sortie en Russe de son nouveau roman “Nochnoj Molochnik", Andreï Kourkov lira des extrait de cette oeuvre et procèdera à la dédicace de ses livres.
Rencontre bilingue, entrée libre.
La soirée sera suivie d’un cocktail
Né à Saint-Pétersbourg en 1961 dans une famille communiste, il vit dès sa petite enfance à Kiev. Son premier roman paraît en 1991 à Kiev, deux semaines avant la chute de l’Union Soviétique. C’est son roman Le Pingouin, paru en France en 2000 et traduit dans le monde entier, qui lui le fait connaître à un très large public.
Cette année, Andreï Kourkov est Président du Jury du Prix Russophonie créé en 2006 par l’Association France Oural et qui récompense la meilleure traduction du russe vers le français.
Bibliographie:
• Le Pingouin. Éd. originale Liana Levi, 2000/Seuil points, 2001, traduit par Nathalie Amargier
• Le Caméléon. Éd. originale Liana Levi, 2001/Seuil Points, 2002, traduit par Christine Zeytounian-Belous
• L’Ami du défunt. Éd. originale Liana Levi, 2002/Seuil points, 2003, traduit par Christine Zeytounian-Belous
• Les Pingouins n’ont jamais froid. Éd. Liana Levi, 2004, traduit par Nathalie Amargier
• Le Dernier Amour du président. Éd. Liana Levi, 2004, traduit par Annie Epelboin
La librairie du Globe etait cette année encore partenaire du PRIX RUSSOPHONIE, qui récompense la meilleure traduction en français de toute œuvre écrite originellement en langue russe, quels que soient le pays de résidence ou la nationalité de son auteur.
Pour la deuxième édition du Prix Russophonie le jury constitué de spécialistes de la littérature en langue russe et de l’écrivain ukrainien Andreï Kourkov(que nous avons récement reçu) a récompensé Joëlle Dublanchet pour ses traductions de Pathologies de Zakhar Prilepine, publié aux éditions des Syrtes que nous avions reçu en octobre dernier (voir le compte-rendu ici), et de l’Année du Mensonge d’Andreï Guelassimov ( éditions Actes Sud ), roman qui plonge le lecteur dans le Moscou improbable de la fin des années 1990 où chacun tente de trouver sa place, et que nous avions mis à l’honneur pour l’édition 2006 de Lire en Fête (voir ici le compte-rendu et ici l’annonce de cet événement particulier ou ici en russe).
Un hommage a été rendu à Lily Denis pour l’ensemble de sa carrière et pour sa traduction des Hauts de Moscou de Vassilii Axionov, tableau iconoclaste et décapant des dernières années de Staline, voir notre événement Lire en Fête 2007 .
Luba Jurgenson a été également distinguée pour sa traduction de Têtes interverties de L. Guirchovitch ( éditions Verdier). L’auteur lui –même musicien décrit le destin d’un violoniste juif échoué par miracle dans un orchestre allemand pendant la guerre.
C’est enfin Nicolas struve qui est distingué pour sa traduction des Lettres de Marina Tsvétaéva à Konstantin Rodzévitch ( éditions Clémence Hiver)
Rencontre avec André Markowicz et Françoise Morvan autour du spectacle Les Trois Sœurs d’Anton Tchekhov à la MC93 Bobigny
Vendredi 18 janvier à 19h
Rencontre avec
André Markowicz et Françoise Morvan
Autour du spectacle Les Trois Sœurs d’Anton Tchekhov à la MC93 Bobigny
Après une lecture bilingue d’extraits du texte de Tchekhov et de la traduction d’André Markowicz et Françoise Morvan, ces derniers présenteront leur travail de traduction réalisé en collaboration avec Patrick Pineau et sa troupe.
rencontre suivie d’un cocktail - rencontre: entrée libre spectacle: Tarif préférentiel pour les clients de la librairie: 15 € la place au lieu de 25 € ou carte 3 spectacles à 42 € / détails ici
Les Trois Soeurs
Texte Anton Tchekhov
Traduit du russe par André Markowicz, Françoise Morvan,
Mise en scène Patrick Pineau
Tarif préférentiels pour les clients de la librairie: 15 € la place au lieu de 25 € ou carte 3 spectacles à 42 € détails ici
avec
Nicolas Bonnefoy, Suzanne Bonnefoy, Hervé Briaux, Patrick Catalifo,
Delphine Cogniard, Laurence Cordier, Alain Enjary, Nicolas Gerbaud,
Aline Le Berre, Sara Martins, Joseph Menant, Charlotte Merlin, Fabien Orcier, Richard Sammut, Lounès Tazaïrt
Coproduction MC93 Bobigny, Arts 276 - Festival Automne en Normandie, Le Grand T – Scène conventionnée Loire-Atlantique, Compagnie Pipo - Patrick Pineau / Scène nationale d’Evreux Louviers
du 7 janvier au 5 février 2008
Grande salle oleg efremov
du lundi au samedi à 20h30 – dimanche à 15h30
Relâche mercredi et jeudi
Le thème en est simple : un an après la disparition de leur père, le général Prorozov, ses trois filles rêvent de vivre enfin, de quitter leur province pour Moscou, d’être libres… un espoir si banal, si légitime, et si naïf qu’il fait sourire, entre sourire et larmes, puisqu’on sent bien qu’il ne se réalisera jamais. En se faisant théâtre, le roman des trois sœurs est devenu quintessence, emblème du destin de chacun.
Patrick Pineau, après avoir mis en scène et interprété follement l’an passé les pièces courtes (L’Ours, La Demande en mariage, Le Tragédien malgré lui) a réuni autour de lui pour monter la plus belle des pièces de Tchekhov, une folle troupe de comédiens dans une fidélité absolue à la pièce.
Oui, Les Trois Soeurs, c’est vraiment la plus belle des pièces de Tchekhov, où l’histoire du monde n’est après tout qu’une perpétuelle tragi-comédie, où les hommes et les femmes ne sont, après tout, jamais aussi attachants que quand tout les dépasse.
« C’est le portrait parfaitement daté d’une société depuis longtemps disparue, comme engloutie par le raz-de-marée de la modernité et rendue obsolète par l’accélération fulgurante de l’histoire du XXème siècle. »
Tarifs préférentiels à la MC93 pour les clients fidélité du Globe
Tarif préférentiel pour les clients de la librairie: 15 € la place au lieu de 25 €
ou carte 3 spectacles à 42 €
Intégrale des quinze quatuors de Dimitri Chostakovitch,
Par le Quatuor Chostakovitch de Moscou
26, 28,30 novembre, 1er et 3 décembre 2007
Les quinze quatuors de Chostakovitch composés entre 1938 et 1974 constituent un véritable journal intime du compositeur avec en arrière-plan l’histoire tourmentée d’un empire où les artistes sont à la botte de Staline. Ils représentent aussi la résistance de l’artiste face à un pouvoir qui demande des œuvres « pour le peuple » donc « faciles » à écouter. Cinq soirée conviviales pour suivre 36 années de musique et d’histoire.
Les trois sœurs
Anton Tchekhov/Patrick Pineau
Du 7 janvier au 5 février
Patrick Pineau, après avoir mis en scène les trois courtes pièces L’Ours, La Demande en mariage et Le Tragédien malgré lui, choisit cette tragi-comédie, qui en un minimum de mots dit le maximum de l’homme, qui révèle une richesse extrème dans une simplicité évidente, pour continuer à cheminer avec un grand poète du théâtre.
Rencontre le 18 janvier avec André Markowitch etFrançoise Morvan, traducteurs du texte de Tchekhov (information plubliée sous peu)
Vie et destin
Vassili Grossman / Lev Dodine
Du 10 au 16 mars 2008
Reprise En russe surtitré
Le douloureux récit du XXe siècle prend la forme d’une saga familiale issue d’un livre majeur : Vie et destin de Vassili Grossman où de la Russie à l’Allemagne se retrouvent face à face deux manières d’anéantir l’homme : le stalinisme et le nazisme. Ovationné à chaque représentation lors de sa création mondiale en février 2007 à la MC93, Vie et destin s’inscrit dans le répertoire du Théâtre Maly aux côtés de l’admirable Frères et Sœurs.
Présentation du livre Les Russes Blancs en présence de l’auteur Alexandre Jevakhoff
Editions Tallandier, 2007, 29 €
15 mars 1917, Nicolas II abdique : le tsarisme s’effondre. Le gouvernement provisoire, qui le remplace, est balayé huit mois plus tard par la révolution d’Octobre. Ainsi commence l’épopée des Russes blancs.
Un million et demi, deux millions peut-être, de monarchistes et de socialistes révolutionnaires, d’aristocrates, d’officiers et de jeunes lycéens, se retrouvent exilés dans une « Russie hors frontières ».
Leur épopée se déroule en trois temps.
Trois temps qui sont autant d’interrogations.
Faut-il partir ?
Trois ans durant, les Russes blancs devenus « ennemis du peuple » espèrent la défaite du bolchevisme. Pendant que certains, parfois très jeunes, combattent dans les armées blanches, d’autres quittent la fournaise pour, croient-ils, mieux revenir.
Mais comment revenir ?
La dernière armée blanche est vaincue fin 1920. 150 000 Russes blancs vivent alors à Constantinople. Ils sont aussi, par dizaines ou centaines de milliers, en Mandchourie, à Berlin, dans les Balkans. Beaucoup veulent, plus que jamais, en découdre avec les « Rouges ». Ils comptent sur l’Europe pour les aider, une Europe épuisée par la Première Guerre mondiale qui les regarde avec curiosité ou indifférence.
Reste alors à vivre.
La reconnaissance de l’URSS, en 1924, par la plupart des capitales occidentales scelle le destin de toute une communauté. « Étrangers sur la terre », apatrides, déclassés, décidés à ne jamais renoncer, les Russes blancs s’enfoncent dans l’ombre de l’histoire.
Présentation du livre Lettres kazakhes en présences des auteurs Jean-Claude Taki et Guillaume Reynard
Editions Intervalles, 2007, 22 €
Lettres kazakhes est un roman épistolaire illustré.
« Les voyages que nous avons faits, , Guillaume Reynard et moi-même, en Russie ou dans les Républiques de l’ex-URSS, nous ont amenés à rencontrer les oubliés de l’Histoire, ces générations ayant vécu le Soviétisme qui a marqué jusqu’à aujourd’hui le paysage urbain et le paysage humain.
Un jour Sacha nous a dit:
- Je comprends bien que le monde a changé, que la société a changé, je le comprends…
Mais j’ai vécu vingt ans sous le régime soviétique, toute ma jeunesse, et je ne sais pas si je pourrai suivre ce changement.
De ces voyages, de ces rencontres, pour rendre compte de la dignité de ces oubliés, est né un roman épistolaire illustré : “LETTRES KAZAKHES”. À travers une histoire d’amour, il nous a semblé important, pour une approche différente, d’inverser les points de vue et de donner la parole à des femmes et à une en particulier, afin de comprendre, de voir ou de ressentir la contexture de cette partie d’humanité en mutation.
Des lettres donc, que l’on peut lire à voix basse, manière d’entretenir sa mémoire et de ne pas tirer un trait définitif sur cette réalité pure. »
« Les caresses de la civilisation »
de Tatiana Moldanova
Editions Paulsen, 2007. 18 €
En présence d’Anne-Victoire Charrin, auteur de la préface, des annexes et des photographies illustrant l’ouvrage
En présence de son traducteur D. Samson Normand de Chambourg
L’histoire
Rien n’est pire qu’un nomade pour un pays totalitaire : il est incontrôlable.
Voici comment les Soviétiques s’y sont pris pour mettre fin à cette situation intolérable. Ils ont jeté les hommes dans les camps, ont désarmé les femmes en leur laissant leurs enfants. Ne pouvant plus chasser, il ne leur restait qu’à mourir de faim.
L’histoire que raconte Tatiana Moldanova vient de s grand-mère qui apprit par cœur tous les événements de sa vie et lui a récité avant de mourir.
L’auteur
Née en 1951, Tatiana Moldanova appartient par on mariage au clan des Moldanov, célèbre pour ses chamanes et ses résistants à la soviétisation du pays khanty. Après avoir travaillé comme ingénieur dans une usine de Tioumen, elle regagne très vitre sa région natale afin de participer au renouveau culturel, économique et moral du monde de son enfance.
Seront également présentés les ouvrages suivants parus récemment aux mêmes Editions Paulsen , en présence d’Anne Coldéfy-Faucard
« L’or des Soviets 1928-1937 »
John D. Littlepage
Traduction de l’américain par G. Montandon, présenté par A. Coldéfy-Faucard
Editions Paulsen, 2007, 25 €
Un « Américain bien tranquille3, tel est John D. Littlepage, ingénieur spécialisé dans l’extraction de l’or en Alaska, jusqu’à ce jour de 1927 où un bolchévik haut placé, Alexandre Serebrovski, lui propose de venir en Russie soviétique « monter le Trust de l’or »…
« Le pays d’Outre-Passe »
Boris Pilniak
Traduit du russe par A. Coldéfy-Faucard
Editions Paulsen, 2007, 23 €
Récit inédit.
Né en 1984 sur les bords de la Volga, Boris Pilniak accueille d’abord avec ferveur la révolution. Puis, dans les années trente, il est amené à haïr l’atmosphère conformiste et oppressive qui s’installe en Russie soviétique. Accusé, en 1937, d’espionnage au profit du Japon, il est arrêté et disparaît. Il sera fusillé, semble-t-il, quelques années plus tard dans l’Oural.
Grand Théâtre jusqu’au 29 novembre 2007
(mardi 19h30 – du mercredi au samedi 20h30 – dimanche 15h30)
texte Iouri Olecha
mise en scène Bernard Sobel
en collaboration avec Michèle Raoul-Davis
avec Claire Aveline, Éric Caruso, Éric Castex, Claude Guyonnet, Anne-Lise Heimburger, Vincent Minne, Jacques Pieillier, Chloé Réjon, Stanislas Stanic, Gaëtan Vassart
Zand, écrivain, 32 ans, vient d’achever une pièce qui parle, dit-il, d’un imbécile mais qui n’est pas une comédie. Dans la pièce de Zand, il y a Zand lui-même et Fédor, lui aussi écrivain et victime d’une purge dont il veut se venger…
Tarif préférentiel Librairie du Globe : 19€ au lieu de 27€ (13€ pour les moins de 30 ans)
Offre valable pour le bénéficiaire et son accompagnateur dans la limite des places disponibles. Renseignements et réservations par téléphone au 01 44 62 52 12
Dimanche 25 novembre à l’issue de la représentation
Débat en présence de Bernard Sobel et de l’équipe artistique, animé par François Clavier, comédien traducteur et enseignant.
Théâtre National de la Colline 15, rue Malte-Brun 75020 Paris www.colline.fr
Continuité de la pédagogie mise en place par les niveaux 1 et 2, Ruslan 3 s’adresse à des étudiants d’un niveau avancé.
Le contenu de Ruslan 3 est destiné à un public adulte et adolescent n’ayant pas nécessairement débuté avec la méthode Ruslan. Le manuel Ruslan 3 s’accompagne d’un pack de 3 CD Audio.
Ruslan 3 existe en version multimédia sur CD-rom, laquelle reprend intégralement le contenu du manuel et des CD Audio, mais celle-ci demeure en version anglaise pour le moment.
Nous vous invitons à venir la découvrir en exclusivité à la Librairie du Globe.
Vendredi,
le 26 octobre à 19.30
rencontre avec
Zakhar Prilépine
C’est avec son premier roman, Pathologies, sélectionné pour le fameux prix littéraire du « Bestseller National » que Zakhar Prilépine s’est fait connaître. Il est par ailleurs lauréat du prix « Boris Sokolov ».
Pathologies fut salué par la critique comme la meilleure oeuvre contemporaine sur la guerre de Tchétchénie. Le jeune auteur décrit avec justesse la Russie et la Tchétchénie à travers le prisme de jeunes qui tous les jours risquent leurs semblables.
Une prose violente, naturaliste qui ne force pas les valeurs humanistes et patriotiques, mais qui parvient à transmettre la honte et le courage, la peur et la témérité, la cruauté et l’humanité de l’engagé dans une « guerre injuste ».
Prilépine pouvait légitimement écrire sur le sujet. Philologue de formation il a exercé divers métiers et s’est rendu en Tchétchénie à deux reprises, en 1996 et en 1999, non en tant que journaliste mais en tant que commandant d’une brigade d’OMON*. Sa prose s’est ensuite révélée d’une force, d’une précision et d’une clarté rares.
Il ne s’agit pas là d’un simple livre, mais d’un récit d’une extrême honnêteté sur la réalité de ceux qui ont la guerre pour métier, sur la part destructrice qui compose chacun.
Ajoutons qu’à s’entrelace de façon étonnamment organique l’histoire d’un amour insensé et frénétique d’une égale sincérité.
* Détachements spéciaux de la milice.
le 19 et le 20 octobre
à La LIBRARIE DU GLOBE
67 BD BEAUMARCHAIS
75003 PARIS
Le 19 octobre – à partir de 20 heures Une Ville, une œuvre Nuit autour d’un samovar : Les Hauts de Moscou
Autour d’un samovar, La librairie du Globe propose la lecture d’extraits du roman de Vassili Axionov “Les Hauts de Moscou” (titre original Mokva kva kva) à paraître à l’automne 2007 chez Actes Sud. Situé dans un des sept gratte-ciels soviétiques de Moscou, le nouveau roman de Vassili Axionov est une satire décapante de la société russe des années 1950, truffée de clins d’œil à son œuvre.
La lecture aura lieu à La Librairie du Globe simultanément dans la langue originale (au rez-de-chaussée) et dans la traduction française (au sous-sol) par des comédiens, traducteurs, lecteurs pour cette soirée sur le thème de Moscou, Capitale littéraire.
Avec : Vassili Axionov (sous réserve)
Il étudie d’abord la médecine, puis se consacre à l’écriture de romans. Il y dépeint une jeunesse russe recherchant la liberté du corps et de l’esprit, c’est-à-dire sous des dehors contraires à l’imagerie officielle soviétique. En 1980, il est déchu de la nationalité russe et expulsé. Il arrive à Washington, où il enseigne la littérature sans se prononcer comme dissident. En 1989, il revient en Russie pour une visite, puis publie « Une Saga moscovite », où il décrit la vie tragique et parfois burlesque d’une famille de médecins sous Staline. Il a aussi publié « Le doux style nouveau », « Oranges du Maroc », « Lumineuse césarienne », « A la Voltaire». Il est le fils d’Evguenia S. Guinzburg, déportée à la Kolyma en 1937 et auteur du Vertige et du Ciel de la Kolyma.
Le 20 octobre, rencontre avec Andreï Kourkov
Samedi 20 à 17h
Structure(s) partenaire(s) : Association France-Oural, PRIX RUSSOPHONIE
Descriptif : Rencontre avec l’écrivain russophone ukrainien Andreï Kourkov.
Autour d’un Samovar, lecture d’extraits de l’oeuvre d’Andreï Kourkov en russe et en traduction française.
Né à Saint-Pétersbourg en 1961 dans une famille communiste, il vit dès sa petite enfance à Kiev. Son premier roman paraît en 1991 à Kiev, deux semaines avant la chute de l’Union Soviétique. C’est son roman Le Pingouin, paru en France en 2000 et traduit dans le monde entier, qui lui le fait connaître à un très large public.
Cette année, Andreï Kourkov est Président du Jury du Prix Russophonie créé en 2006 par l’Association France Oural et qui récompense la meilleure traduction du russe vers le français. Bibliographie:
• Le Pingouin. Éd. originale Liana Levi, 2000/Seuil points, 2001.
• Le Caméléon. Éd. originale Liana Levi, 2001/Seuil Points, 2002.
• L’Ami du défunt. Éd. originale Liana Levi, 2002/Seuil points, 2003.
• Les Pingouins n’ont jamais froid. Éd. Liana Levi, 2004.
• Le Dernier Amour du président. Éd. Liana Levi, 2004.
Histoire de la Russie / XXème siècle
Samedi 29 septembre à 15.00 h
Anne-Marie Lotte, Lucile Gubler
” Parlez-moi d’amour. Une française dans la terreur stalinienne “ Editions de l’Aube, 2004
Vous trouverez là l’occasion de rencontrer l’héroïne de l’aventure décrite dans le l’ouvrage, Anne-Marie Lotte, ainsi que sa petite-fille et auteur du livre, Lucile Gubler.
«Le 10 juin 1937, à 14 heures 30, gare du Nord, je pars rejoindre mon amour, mon mari. Maman et Tante sont près de moi qui suis déjà ailleurs. Nous ne pouvons plus nous parler tellement nous sommes émues. Je vais les laisser sur le quai, à leur chagrin. Beaucoup d’amis sont là pour me dire au revoir, adieu même, car je m’en vais définitivement: je m’installe dans mon nouveau pays.»
Biographies
Irène Némirovsky a connu malgré elle le destin le plus romanesque qui soit. Peu d’écrivains ont joui d’une résurrection posthume aussi éclatante que celle engendrée par le triomphe international de Suite française (2004). Née en Ukraine en 1903 dans une famille de la bourgeoisie juive aisée établie à Paris en 1919, Irène Némirovsky y a fait toute sa carrière d’écrivain. Son roman David Golder, publié en 1929, est un succès, suivi par deux chefs-d’œuvre, Le Bal (1930) et Les Mouches d’automne (1931). Elle mène une vie heureuse entre Paris et la Côte Basque jusqu’aux premières convulsions de la crise qui mènera à la seconde guerre mondiale. En juillet 1942, quoique convertie au catholicisme depuis 1939, elle est arrêtée par la police française dans le petit village de Bourgogne où elle était repliée, puis déportée à Auschwitz. Elle y meurt le mois suivant.
La vie d’Irène Némirovsky, 1903-1942, O. Philipponnat et P. Lienhardt
Editions Grasset / Denoël, à paraître le 11 septembre 2007
Pour écrire cette biographie, Olivier Philipponnat et Patrick Lienhardt se sont rendus en Russie, où ils ont recueilli des informations jusque-là inconnues, et ont puisé à des sources inédites, comme les carnets de travail d’Irène Némirovsky et ses écrits autobiographiques. La Vie d’Irène Némirovsky se veut à la fois le portrait d’un écrivain, le récit de la vie d’une femme, ainsi que le miroir de la société intellectuelle européenne d’avant-guerre.
Irène Némirovsky, J. Weiss
Editions du Félin, 2005 / 18,90 euros
Sortie de l’ombre récemment, Irène Némirovsky se révèle aujourd’hui un des grands auteurs de l’entre-deux guerres.
A partir d’entretiens, d’analyses et de correspondances inédites, cette biographie retrace un destin et une œuvre uniques, sous l’angle de la relation complexe entre l’écrivain et son identité culturelle.
Bibliographie
Coffret Irène Némirovsky, à paraître le 11 septembre 2007.
A l’occasion de la publication de La Vie d’Irène Némirovsky, Grasset réédite les quatre titres d’Irène Némirovsky en « Cahiers rouges » sous coffret: L’affaire Gourilof, David Golder, Les mouches d’automne, Le Bal (romans)
Le 13 septembre à 19 heures*, dédicace à la librairie du Globe d’Elena Lenina, connue en France pour avoir participé à l’émission de télé-réalité “NICE PEOPLE". Actrice, manequin, elle est l’auteur des livres “Сours, cours, camarade", “Russes comme Cresus", “Seduire a la russe".
* et non le 15 septembre comme c’était initialement prévu
« Moscou sauvée des eaux »
Yves Gauthier
Editions Actes Sud / Aventure, 2007, 21,00 €
Le bateau de croisière « Gagarine » va et vient entre Moscou et Saint-Petersbourg sur le « Volga-Baltique », réseau fluvial né du gigantisme hydrotechnique de l’ère soviétique. L’équipage du bateau est aux petits soins de touristes français aussi râleurs qu’enthousiastes. Parmi les membres d’équipe – Jehan, conférencier amoureux des livres et des femmes et surtout d’Alexandra, guide carélienne au caractère rétif, à l’esprit nature, spécialiste en hydrométéorologie.
« Les madones de Leningrad »
Debra Dean
Editions : Grasset, 2007, 19 €
Traduction de l’anglais : Sabine Boulongne
Marina se rend à Saint-Pétersbourg au mariage de son petit-fils. Elle qui a fui quarante ans plus tôt sa Russie natale était guide au musée de l’Ermitage et elle se souvient de juin 1941 : l’armée allemande pilonne la ville, les employés du musée remontent parfois des caves, la terreur au ventre, pour sauver les chefs-d’œuvre de l’Ermitage.
Un inoubliable portrait de femme, un hymne aux pouvoirs de l’art et de l’amour.
« Un acte d’amour »
James Meek
Traduction de l’anglais : David Fauquemberg
Editions : Métailié, 2007, 22 €
1919. Sibérie. Le long de la voie du Transsibérien, Jazyk occupée par une légion tchèque, attend l’offensive des rouges. La ville, dominée par une secte religieuse, est peuplée de personnages exceptionnels d’intensité et de grandeur.
Le charme des grands romans russes au rythme d’un thriller moderne. Ce roman, traduit dans 27 pays sera prochainement adapté au cinéma.
« Voyage de Pétersbourg à Moscou »
Alexandre Radichtchev
Editions : Rivages, 2007, 10,40 €
Traduction : Bernard Kreise
Radichtchev, animé par les idéaux de Rousseau écrivit ce récit de voyage, hymne à la liberté et à la justice sociale. L’auteur décrit simplement ce qu’il voit, de Saint-Pétersbourg à Moscou, Catherine Il en fut outrée. Condamné à mort, la peine de Radichtchev fut commuée en exil en Sibérie. Le livre demeura interdit jusqu’à la fin du XIXe siècle.
« Dersou Ouzala »
Vladimir Arseniev
Editions : Rivages, 2007, 9 €
Traduction : Pierre Wolkonsky
Dersou Ouzala est certes un film de Kurosawa (1975), mais c’est d’abord un livre publié en 1921 à Vladivostok. Arseniev a raconté cette histoire vraie d’amitié sous la forme d’un roman. Officier et topographe, il explorait en 1902, aux confins de la Sibérie et de la Chine, des régions encore inconnues des Européens. Une nuit, au cœur de la taïga, il rencontra un vieux chasseur gold, Dersou Ouzala…
« Dersu Uzala » (sous-titré en français, film sur 2 DVD)
Metteur en scène : Akira Kurosawa
Production : Mosfilm, Moscou, 1975, 30,26 €
Un chef-d’œuvre du cinéma basé sur le livre de Vladimir Arseniev.
« Par les volcans du Kamtchatka. Un été dans l’Extrême Orient russe » Julie Boch, Emeric Fisset
Editions : Transboréal, 2007, 22,50 €
Renouant avec l’esprit des pionniers cosaques, Julie Boch et Emeric Fisset ont traversé à pied la chaîne occidentale, couverte de taïga et sillonnées de rivières impétueuses. Au souffle du récit d’aventure dans une nature quasi vierge hantée par les bêtes sauvages se mêle l’émotion de rencontres avec les pêcheurs de la mer de Béring, les géologues en mission et les éleveurs de rennes, ainsi que l’écho des découvreurs, de Béring à Kracheninnikov .
« Night Watch : Les Sentinelles de la Nuit »
Sergueï Loukanienko
Traduction : Christine Zeytounian-Beloüs
Albin Michel, 2006
18,50 euros
Vous appartenez déjà au monde des Autres, mais vous ne le savez pas… Depuis plus de 1000 ans, défenseurs du Bien ou forces du Mal, les Autres vivent parmi nous dans une trêve fragile. Aujourd’hui, cette trêve est menacée. Le Bien va combattre le Mal. Sentinelles de la Nuit contre Sentinelles du Jour. Enfin traduit en français, le premier épisode d’une trilogie-culte venue en Russie.
DVD (film en russe / sous-titré en anglais) « Night Watch » / «Ночной дозор »
Production : « Tabbak », Moscou, 2004, 11,10 €
Metteur en scène : Bekmambetov T.
Scénario : Sergueï Loukanienko
« Day Watch : Les sentinelles du jour »
Sergueï Loukanienko et Vladimir Vassiliev
Traduction : Christine Zeytounian-Beloüs
Albin Michel, 2007
18,50 euros
Quand l’ombre s’étend sur la ville, les chasseurs de la nuit passent à l’action. Depuis des siècles, ils combattent la puissance des Mages blancs. Parce qu’ils savent que l’équilibre doit être maintenu. Parce qu’ils savent que sur terre, l’Obscurité est aussi importante que la Lumière…
DVD (film en russe) « Day Watch » / «Дневной Дозор»
Production : « Tabbak », Moscou, 2006, 11,10 €
Metteur en scène : Bekmambetov T.
Scénario : Sergueï Loukanienko, Timour Bekmambetov
A l’occasion de l’exposition* qui se tient en ce moment au Musée d’Art Moderne de Paris consacrée au photographe russe Alexandre Rodtchenko, la librairie vous propose un choix de livres et cartes postales.
* Plus d’informations sur le site : www.mam.paris.fr
« Rodtchenko. La révolution dans l’œil »,
Catalogue de l’exposition au MAM de Paris
Editions Parenthèses, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, 2007, 45 €
Peintre, graphiste, homme de théâtre et cinéaste, A. M. Rodtchenko est entré dans l’histoire du XXème siècle en tant qu’artiste révolutionnaire dans l’art de la photographie. Il sera également un des initiateurs du design soviétique et du mouvement constructiviste.
Le style de Rodtchenko a influencé l’art de vivre au XXème siècle et son design retentit encore au XXIème siècle.
Autres livres sur le thème…….
Alexandre Lavrov
« Rodtchenko et le groupe d’octobre » Editions Hazan, 2006, 40 euros
Alexandre Rodtchenko était le principal initiateur de la création du « Groupe d’Octobre » qui rassemblait les meilleurs photographes, poètes et écrivains de l’époque. Leur idée fondamentale est de changer la vision de la photographie et représenter le nouveau monde soviétique avec des plans coupés, des prises de vue verticales ou en plongée…
Alexandre Lavrentiev
«Rodtchenko. Experiments for the future : diaries, essays, letters, and other writings»
Editions : The Museum Of Modern Art, 2005, 35,95 euros
(en anglais)
Rodchenko est ici présenté non seulement par le biais ses photographies et autres œuvres mais aussi par un large choix de ses notes autobiographiques et de ses lettres. Les différentes périodes de la vie de Rodchenko exposées dans cet ouvrage mettent en évidence l’évolution artistique de l’homme qui s’intéressa et se consacra à la photographie, au graphisme, aux illustrations de livres…
« Reconnaître Alexandre Rodtchenko » Editions du Musée National Fernand Léger Biot, 2000, 12 euros
Cet ouvrage, publié à l’occasion de l’exposition des graphismes et photographies d’Alexandre Rodchenko au musée national Fernand Léger (Biot) en 2000 présente une partie de l’œuvre de Rodchenko. Les commentaires de Brigitte Hedel-Samson et Marisa Vescovo ainsi que la biographie du photographe-graphiste en fin d’ouvrage donnent au lecteur les éléments nécessaires à la compréhension de l’œuvre.
NOUVEAUTES : AUX MARGES DU REEL, AUX MARGES DU MONDE
Iouri Mamléiev
« Le monde et le rire »
Editions : Le Serpent à Plumes, 2007, 21 €
Traduction : Anne Coldefy-Faucard
L’auteur-culte des « Chatouny » situe l’action de son dernier roman dans la Moscou d’aujourd’hui, y développant son goût pour l’absurde : l’un des héros disparaît sans laisser de traces, si ce n’est son reflet dans le miroir…
Des amis, partis à sa recherche, découvrent un monde renversé, peuplé de monstres, de morts, et régi par des organisations secrètes…
Vladimir Sorokine
« Le lard bleu »
Editions de l’Oliver, 2007, 23 €
Traduction : Bernard Kreise
Voici le roman parmi les plus scandaleux de Vladimir Sorokine.
Le « lard bleu » désigne l’étrange matière qui apparaîtrait sur le corps des écrivains au cours du processus de création. Un groupe de scientifiques, envoyé en Sibérie en 2068, met au point un système de clônage des auteurs russes les plus connus, Tolstoï, Nabokov, Tchékhov, Pasternak, Dostoïevski, Akhmatova, Platonov.
Venedikt Erofeïev est l’auteur du roman « Moscou-sur-Vodka », traduit dans le monde entier.
Les « Carnets d’un psychopathe », constituent en quelque sorte l’œuvre de jeunesse de l’auteur. Il s’agit de son journal, où, sans pudeur, Erofeïev décrit la période de son arrivée à Moscou et à l’Université.
« Vot: Votre thème russe : Ce qu’il faut savoir pour le réussir »
Sergueï Sakhno, Christine Hénault
Ellipses, 2007 / 14,50 €
Ce manuel de traduction du français vers le russe est destiné à tous ceux qui désirent améliorer leur connaissance du russe. Il sera également utile aux russophones qui ont besoin de se perfectionner dans la traduction et de progresser dans leur maîtrise du français.
L’ouvrage présente des extraits de textes principalement d’articles de presse et qui reflètent la langue d’aujourd’hui dans ses divers registres. Enregistrements sonores de textes russes à télécharger sur le site Internet des éditions Ellipses, www.editions-ellipses.fr
Du côté des classique inconnus
« Récits fantastiques russes »
Lermontov, Odoievski, Titov
traduction de Sophie Benech
José Corti, 2007 / 10 €
Le récit fantastique, un genre de littéraire qui s’épanouit à Saint-Pétersbourg entre 1820 et 1840. Voici trois auteurs qui usent efficacement des recettes traditionnelles du genre : séduction de l’étrange et l’irruption de l’irrationnel dans le réel. Un triple envoûtement pour le lecteur. « Le Cosmorama », Odoïevski; « Chtoss », Lermontov; « Une maison solitaire sur l’île Vassilievski », Titov
Coup de cœur Littérature
« La Chemise »
Evguéni Grichkovets
traduction de Joëlle Roche-Parfenov
Actes Sud, 2007 / 21 €
Lors de sa parution en Russie, en 2005, ce livre fut un événement.
Un périple au cœur de Moscou au cours duquel un jeune architecte doit, la même journée, rencontrer son meilleur ami qui arrive de province, trouver le moyen d’aller à ses rendez-vous de chantier, et revoir la femme dont l’image l’obsède.
Petit lexique ayant pour objectif d’aider le russisant averti à maîtriser les mots les plus courants utilisés dans les domaines de l’économie, du commerce et de la finance.
Destiné à tous ceux qui s’intéressent à la Russie et aux nouveaux Etats nés de l’éclatement de l’Union soviétique et qui ont besoin d’utiliser le russe dans leur vie professionnelle.
Du côté des bilingues
« Nouvelles et récits russes classiques : Tome 2, édition bilingue Français-Russe »
Traduites et présentées par Lydia VAÏSSER
Editions Langues Pour Tous, 2007 (Poche), 6,70 €
A. Pouchkine, « Выстрел » / « Le coup de pistolet »
N. Gogol, « Записки сумашедшего » / « Le journal d’un fou »
I. Tourgueniev, « Бурмистр » / « Le régisseur »
L. Tolstoï, « Алеша Горшок » / « Une âme simple »
Coup de cœur Littérature
Ludmila Oulitskaia
«Mensonges des femmes »
traduction de Sophie Benech
Editions Gallimard / Roman, 2007, 16,50 €
Les histoires contenues dans « Mensonges de femmes », soulèvent, comme son nom l’indique, un problème fort difficile. Leurs héroïnes, de tous âges, sont d’incorrigibles menteuses. Le motif principal de leurs mensonges est le mécontentement de leurs vies quotidiennes où l’une des héroïnes manque d’amour physique, l’autre d’amour romantique et pour toutes leurs vies manquent de signification et d’exceptionnel.
Jeudi 31 mai à 19h la Librairie du Globe vous invite à rencontrer Victor Gauthier-Martin, metteur en scène du spectacle “Le rêve d’un homme ridicule” et Régis Royer, acteur. Macha Petina, comédienne et Régis Royer vous proposeront une lecture en russe et en français.
“Le rêve d’un homme ridicule” sera représenté du 04 juin 2007 au 1er juillet 2007 au théâtre de l’Aquarium, route du Champ de Manoeuvre, 75012 Paris.
Le rêve d’un homme ridicule de Fédor Dostoïevski raconte comment la vie d’un homme, qui se dit ridicule et totalement désabusé par l’humanité, va changer grâce à un rêve extraordinaire, fait le soir même où il a décidé de se donner la mort. A son réveil, il se voit transformé par une révélation, investi d’une mission : transmettre la possibilité de renaissance aux hommes et vivre le dos tourné à la fatalité.
Le rêve d’un homme ridicule
de Fedor Dostoïevski,
traduction d’André Markowicz
au Théâtre de l’Aquarium - Cartoucherie
Route du Champ de Manoeuvre
75012 Paris
Tarif préférentiel de 10 euros* au lieu de 20 euros
Réservation indispensable au 01.43.74.99.61 (du mardi au samedi, de 14h à 19h).
* Tarifs proposés aux clients de la librairie et aux abonnés de la newsletter du Globe, dans la limite des places disponibles. Valable pour les réservations par téléphone directement auprès du théâtre ou les achats effectués aux caisses du théatre concerné en se réclamant de la Librairie du Globe.
Erevan, la construction d’une capitale à l’époque soviétique
préface de Jean-Yves Andrieux
Le XXe siècle a constitué pour les Arméniens le siècle de l’accession à l’Etat sur un territoire exigu situé aux marges de l’Arménie historique.
L’histoire et le développement de Erevan à l’époque soviétique illustre sous l’angle de la géographie urbaine, le processus de construction nationale qui a contribué à faire de cette ville une ” icône ” pour les Arméniens du monde entier.
Fondé sur une approche monographique, cet ouvrage montre sous divers aspects - entre autres, l’architecture, l’urbanisme, les pouvoirs locaux - comment Erevan est devenue une capitale à l’époque soviétique.
Taline Ter Minassian est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Jean Monnet (Saint-Etienne).
En marge de la rencontre vous pouvez d’ores et déjà découvrir une expositions de photographies d’Erevan et de sa construction tirées des archives soviétiques par l’auteur pendant ses recherches
Lundi 21 mai à 19h la Librairie du Globe organise une rencontre avec Pierre Haden, metteur en scène du spectacle“33 évanouissements” : Jubilé, L’Ours, La demande en mariage de Tchekov d’après la création de Vsevolod Meyerhold.
Le spectacle sera représenté du 18 au 27 mai 2007 au théâtre Gérard Philippe de St Denis. Nous sommes heureux de vous faire bénéficier de tarifs préférentiels pour ce spectacle: 9 € *(plein tarif 11 €).
33 évanouissements
au Théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis
59, Bd Jules Guesde
93207 St Denis Cédex
Tarif préférentiel de 9 euros* au lieu de 11 euros (plein tarif)
Réservation au 01.43.13.70.00 ou reservation@theatregerardphilippe.com
* Tarifs proposés aux clients de la librairie et aux abonnés de la newsletter du Globe, dans la limite des places disponibles . Valable pour les réservations par téléphone directement auprès du théâtre ou les achats effectués aux caisses du théatre concerné en se réclamant de la Librairie du Globe.
Dédicace BD le samedi 19 mai à partir de 14h30 avec Vincent Pompetti
Après une rencontre passionnante avec le dessinateur Vincent Pompetti organisée à l’automne dernier (voir ici le compte-rendu de la rencontre…) le Globe réitère l’invitation.
A l’occasion de la parution du deuxième tome d’une série de bandes dessinées consacrée à Raspoutine, La librairie du Globe est heureuse de vous inviter à une rencontre-dédicace avec Vincent Pompetti (dessin).
Le faux prophète
Série : Raspoutine - T. 2
Sénario: Tarek
Edition : Emmanuel Proust
Collection : Trilogies
Pages : 48 pages en couleurs
Le Destin d’un homme, d’une famille et de son empire : Raspoutine, Les Romanov et la Sainte Russie…
Le Théâtre-Studio d’Alfortville et la Librairie du Globe ont le plaisir de vous proposer un tarif réduit pour les représentations du Théâtre Libre de Minsk, Biélorussie du 15 mai au 2 juin 2007.
Le Théâtre Libre de Minsk est un collectif d’artistes emmené depuis 2004 par le couple Nikolaï Khalezine et Natalia Kaliada, en opposition à la culture officielle.
Sans moyen et sans salle, le Théâtre Libre a déjà crée plusieurs spectacles dans la quasi-clandestinité. En résidence durant trois semaines au Théâtre-Studio d’Alfortville, ils présenteront quatre spectacles : « Technique de respiration dans un espace sans air »
« Etre Harold Pinter »
« Génération jean’s »
« Nous, Belliwood »
Théâtre-Studio
16 rue Marcelin Berthelot
94140 Alfortville
Tarif préférentiel de 12 €* (plein tarif 17 €)
Réservation 01 43 76 86 56 ou theatre-studio@nerim.net
* Tarifs proposés aux clients de la librairie et aux abonnés de la newsletter du Globe, dans la limite des places disponibles. Valable pour les réservations par téléphone directement auprès du théâtre ou les achats effectués aux caisses du théâtre concerné en se réclamant de la Librairie du Globe.
Cette année, la saison théâtrale est riche en événements russes!
En partenariat avec plusieurs théâtres de Paris et sa région, nous sommes heureux de vous faire bénéficier de tarifs préférentiels pour 3 spectacles et de vous inviter à deux rencontres avec leurs metteurs en scène et acteurs :
Adam et Ève de Mikhaïl Boulgakov
au Théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis (93) .
15 euros au lieu de 20 euros (plein tarif) *
Rencontre avec Daniel Jeannetau et ses comédiens le samedi 10 mars 2007 15h à la librairie. Toutes les infos >>
Le russe sans douleur (méthode)
d’Anton Kouznetsov à la MC93 de Bobigny.
17 euros au lieu de 23 euros (plein tarif) *
Samedi 17 mars à 14h30, rencontre avec l’équipe de la pièce « Le russe sans douleur (méthode) » à la librairie. Toutes les infos >>
Du malheur d’avoir de l’esprit
d’Alexandre Griboïedov.
Traduction : André Markowicz. Mise en scène : Jean-Louis Benoît. Avec entre autres Philippe Torreton, Roland Bertin, Jean-Paul Farré, Ninon Brétécher, Chloé Réjon… au Théâtre National de Chaillot présente du 9 mars au 7 avril 2007
Tarif préférentiel pour les habitués de la Librairie du Globe : 21€ au lieu de 27€ et 12€ pour les moins de 26 ans. * Toutes les infos >>
* Tarifs proposé aux clients de la librairie et aux abonnés de la newsletter du Globe. Valable pour les réservations par téléphone directement auprès du théâtre ou les achats effectués aux caisses du théatre concerné.
de Mikhaïl Boulgakov (Éditions Les Solitaires Intempestifs)
au Théâtre Gérard Philippe (Saint-Denis)
Traduction inédite de Macha Zonina et Jean-Pierre Thibaudat
Mise en scène et scénographie Daniel Jeanneteau
La Librairie du Globe s’associe au Théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis et vous invite à une rencontre avec Macha Zonina, Jean-Pierre Thibaudat et Daniel Jeannetau à l’occasion de la création de la pièce.
Des extraits seront présentés à la fois en russe et en français.
La Librairie du Globe s’associe à la MC93 de Bobigny vous invite le
samedi 17 mars à 14h30
à une rencontre avec l’équipe de la pièce « Le russe sans douleur (méthode) ».
En 2007, l’apprentissage de la langue russe est à l’honneur en France : une invitation à découvrir le russe et sa culture vivante et ludique !
Le russe sans douleur
(méthode)
Le russe sans douleur (méthode) est un récit de voyages (paroles et musique) d’un jeune français en Russie et d’un jeune russe en France. Un manuel d’apprentissage de la langue sans doute imaginaire servira de carnet de route à ce “cabaret autobiographique” déjanté et poétique. Tout le monde connaît le “my tailor is rich… my flowers are beautiful” de la méthode Assimil… La version russe donne “ia lioubliou tchaï… ia otchen lioubliou kagnac : j’aime le thé… j’aime beaucoup le cognac” !
de Laurent Lejop, Anton Kouznetsov, Philippe Suberbie
Mise en scène Anton Kouznetsov
avec
Vera Ermakova, Anton Kouznetsov, Anna-Elisa Pieri,
Philippe Suberbie
Coproduction MC93 Bobigny, Théâtre de Chelles, Compagnie Oui-da Théâtre
du 9 au 27 mars 2007
Petite salle
du lundi au samedi à 20 h 30 – dimanche à 15 h 30
relâche mercredi et jeudi
tarif préférentiel aux clients de la librairie du Globe : 17 euros au lieu de 23 euros plein tarif.
Un auteur russe contemporain est publié dans la collection Folio Bilingue:
Lioudmila OULITSKAIA
SONIETCHKA
[2007], trad. du russe par Sophie Benech. Annotations de la traductrice.
Préface inédite de l’auteur, 240 pages + 8 p. hors texte,
Collection Folio bilingue (No 145), Gallimard
ISBN 9782070341863. 9,20 €
La librairie du Globe prend part active au salon EXPOLANGUES 2007 qui se tiendra du mercredi 24 janvier 2007 au samedi 27 janvier 2007.
Paris Expo, Porte de Versailles, Hall 5.1 (pour les accès, voir http://www.expolangues.fr)
Cette année, c’est la Fédération de Russie qui est le pays à l’honneur. A cette occasion, la Librairie du Globe présentera un choix de méthodes de russes, de dictionnaires, de livres russes et français sur le stand de la Fédération de Russie, les vendredi 26 et le samedi 27 janvier de 10h à 18h
Partenaire du premier Prix Russophonie pour la meilleure traduction du russe vers le français, la Librairie du Globe présentera au public l’ensemble des titres retenus pour la séléction de ce prix littéraire sur le salon le samedi 16h30 en salle Saint - Pétersbourg. Le prix sera remis par l’écrivain Andreï Makine, Président du Jury.
RENCONTRE / DEDICACE : SAMEDI 16 DECEMBRE A PARTIR DE 14h00
Après une rencontre passionnante avec le dessinateur Vincent Pompetti organisée à l’automne dernier (voir ici le compte-rendu de la rencontre…) le Globe réitère l’invitation.
La Librairie du Globe, territoire récemment conquis par l’art de la bande-dessinée
Nous vous invitons donc le samedi 16 décembre à un après-midi de dédicace avec le scénariste Tarek ainsi qu’avec les dessinateurs Vincent Pompetti et Lionel Chouin.
L’occasion de découvrir de nouveaux regards quant à la période post-révolutionnaire, mais dans deux registres différents :
parodique (Le Tsar Fou), réaliste et ésotérique (Raspoutine).
Rendez-vous à la librairie le samedi 16 décembre à partir de 14h00
Tarek
Après des études d’histoire de l’Art et d’histoire médiévale à la Sorbonne, Tarek se lance dans une prolifique carrière de scénariste récompensée par de nombreux prix jeunesse pour ses séries Cyrill et Les ombres du bois cendré.
Aux éditions Emmanuel Proust : - « Raspoutine » / T1 « Le Manuscrit », 2006
- « Le Tsar Fou » / T1 « La Comédie du Pouvoir ! », 2005 / T2 « Le Retour du Don Quichotte russe », 2006
- Trilogie « Sir Arthur Benton », 2005/2006
Lionel Chouin
Lionel Chouin réalise Le Tsar fou dans un style semi réaliste, nerveux et virtuose, au service de la narration, dans la veine de la nouvelle vague bande dessinée inaugurée par les Blain, Sfar, Guibert…
Aux éditions Emmanuel Proust : - Trilogie « Le Tsar Fou », éd. Emmanuel Proust, 2006
Vincent Pompetti
Diplômé de l’école Saint-Luc, il réalise seul sa première bande dessinée, Planète Divine, deux tomes parus chez Glénat en 2002 et 2003. Avec Raspoutine, sa palette s’affine, son style devient plus réaliste, et ses cadrages cinématographiques.
Aux éditions Emmanuel Proust : - Trilogie « Raspoutine » / T1 « Le Manuscrit », éd. Emmanuel Proust, 2006
Les affiches soviétiques suscitent depuis quelques temps un intérêt croissant. Et si elles ne servaient autrefois qu’en tant que supports de propagande, leur valeur artistique est aujourd’hui enfin reconnue.
Ainsi, nous vous invitons à découvrir nos albums d’affiches soviétiques thématiques :
« Le constructivisme dans les affiches russes » Editions « Kontakt-kultura », 2005, 59 €.
Une édition exceptionnelle pour cet album regroupant 227 affiches d’artistes soviétiques, créées entre 1918 et 1941 sur des sujets très divers : politique, questions sociales, éducation, culture, sport, guerre, industrie et publicité.
« Les affiches de cinéma russes » Editions « Kontakt-kultura », 2002, 59 €
Cet album constitue l’un des panoramas illustrés les plus complets de l’histoire de l’affiche de cinéma en Russie, depuis ses débuts en Russie à l’orée du Xxème siècle.
Taline Ter-Minassian & Jean-Robert Raviot
présentent leur livre ” La civilisation soviétique. De l’URSS à la Russie : de 1917 à nos jours »
Genèse et histoire d’une métamorphose… Editions Ellipses, 2006
L’Histoire politique et sociale de l’URSS (1911-1991) et de la décennie post-soviétique (depuis 1991) est celle d’une véritable civilisation.
La compréhension de celle-ci permet aujourd’hui d’éclairer, quinze ans après là disparition de l’URSS, les problèmes politiques, économiques et sociaux qui se posent à la Russie et aux autres pays issus du bloc socialiste.
La périodisation retenue est classique et le plan de l’ouvrage épouse fidèlement les méandres de l’histoire politique.
Les quatre premiers chapitres insistent sur la fabrication de la nouvelle société et d’un “collectif soviétique “.
Les quatre derniers chapitres sont consacrés à la résurgence du ” particulier ” et fournissent une analyse des causes de l’effondrement du modèle de cette autre modernité du XXe siècle.
Certains thèmes jalonnent l’ensemble de l’ouvrage : l’urbanisation et le développement des villes, la question des nationalités, la stratification sociale et les inégalités, l’évolution de la nomenklatura et, d’une manière générale, les rapports société/pouvoir.
du 10 octobre à 8 novembre à la Libraririe du Globe aura lieu l’exposition de photographies sur le thème:
CHOSTAKOVITCH: UN COMPOSITEUR, UN HOMME.
En cette année 2006, le monde entier fête le centenaire de la naissance du grand compositeur russe, Dmitri Chostakovitch.
Concerts, répétitions, mises en scènes d’opéras : toutes les étapes de la vie du compositeur se retrouvent dans ces photos.
Mais, nous vous proposons en outre de découvrir la face cachée de Chostakovitch à travers des photos de celui-ci entouré de ses parents et amis.
Par ailleurs, un documentaire sur sa dramatiquement fameuse Septième Symphonie, créée en 1941 dans un Léningrad assiégé par les Allemands, enrichit cette exposition exceptionnelle.
L’exposition se tient à la Librairie du Globe jusqu’au 8 novembre inclu.
Les photos sont présentées par l’agence « Ria – Novosti »
Lire en Fête 2006: L’année du mensonge, d’Andreï Guelassimov
13 & 14 octobre 2006
LECTURE INTEGRALE, BILINGUE et SIMULTANEE
L’Année du mensonge (« Год Обмана »)
EN PRESENCE DE L’AUTEUR
Andreï GUELASSIMOV
(Андрей Геласимов)
Avec le soutien de la DRAC Ile-de-France
Traduction du russe par Joëlle Dublanchet
Ed. ACTES SUD, 2006
ISBN 2-7427-6369-4
Dans le cadre de la manifestation « Lire en Fête » et de son thème annuel, « La nuit de l’écrit », nous sommes heureux de vous inviter à la lecture du texte intégral du dernier roman d’Andreï Guelassimov(La soif, Actes Sud, 2004 et Fox Mulder a une tête de cochon, Actes Sud, 2005. Intitulé « L’Année du Mensonge », sa traduction en français vient de paraître aux éditions Actes Sud, nous offrant ainsi l’occasion unique d’en proposer une lecture simultanée en russe (au rez-de-chaussée de la librairie) et en français (au sous-sol). Notre « Nuit de l’écrit » sera inaugurée par une rencontre avec Andreï Guelassimov le vendredi soir à 20.00, à l’issue de laquelle l’auteur lui-même entamera ce « Marathon des mots » avec la lecture de la première partie de son roman.
Parmi les participants à cette lecture collective, des acteurs, traducteurs, ainsi que de simples amateurs de mots.
Un léger buffet agrémentera ce moment de lecture.
Nous vous attendons donc à la Librairie du Globe, vendredi 13 octobre 2006 de 20.00 à minuit ainsi que samedi 14 octobre de 12.00 à 19.00.
Nous vous invitons Jeudi 12 Octobre à 20.30
à la projection du film d’Alexeï Guerman « Mon ami Ivan Lapchine » (1984).
Une rencontre avec l’écrivain russe Andreï Guelassimov
aura lieu à l’issu du film.
Modératrice : Valérie Pozner.
Adresse : Cinéma Reflet Médicis
3, rue Champollion
75005 Paris
M. Cluny la Sorbonne, St. Michel, Odeon
A l’occasion de la parution du premier tome d’une série de bandes dessinées consacrée à Raspoutine, la librairie du globe est heureuse de vous inviter à une rencontre-dédicace avec Vincent Pompetti (dessin).
Le manuscrit
Série : Raspoutine - T. 1
Edition : Emmanuel Proust
Collection : Trilogies
Pages : 48 pages en couleurs
Le Destin d’un homme, d’une famille et de son empire : Raspoutine, Les Romanov et la Sainte Russie…
Rendez-vous le 29 septembre 2006 à 19h à la librairie même
Rencontre émouvante avec un témoin de la répression stalinienne…
Histoire de la Russie / XXème siècle
Jeudi 21 septembre à 19.00 h
Anne-Marie Lotte, Lucile Gubler
” Parlez-moi d’amour. Une française dans la terreur stalinienne “ Editions de l’Aube, 2004
Vous trouverez là l’occasion de rencontrer l’héroïne de l’aventure décrite dans le l’ouvrage, Anne-Marie Lotte, ainsi que sa petite-fille et auteur du livre, Lucile Gubler.
«Le 10 juin 1937, à 14 heures 30, gare du Nord, je pars rejoindre mon amour, mon mari. Maman et Tante sont près de moi qui suis déjà ailleurs. Nous ne pouvons plus nous parler tellement nous sommes émues. Je vais les laisser sur le quai, à leur chagrin. Beaucoup d’amis sont là pour me dire au revoir, adieu même, car je m’en vais définitivement: je m’installe dans mon nouveau pays.» plus de détails
Nous sommes heureux de vous faire parvenir à l’occasion de la rentrée 2006-2007 un extrait de notre catalogue des méthodes d’apprentissage du Russe et un choix de dictionnaires.
Depuis le niveau grand débutant au plus avancé, nous nous efforçons de répondre aux besoins pédagogiques de chaque contexte scolaire (collège, lycée / apprentissage assidu, enseignement optionnel…).
Ainsi, n’hésitez pas à nous contacter pour obtenir de plus amples informations quant au contenu des méthodes, leur présentation, ou tout autre renseignement. L’équipe de la Librairie du Globe vous souhaite une bonne rentrée, à la découverte de la civilisation russe !
L’association « Parlons russe » organise également des cours de russe pour les enfants au sein de la Librairie du Globe pour l’année scolaire 2006/2007.
L’inscription aux cours pour enfants aura lieu les :
9 septembre de 14.00 à 16.00
23 septembre de 14.00 à 16.00
Disponible : dictionnaires russe-français et français-russe…
Gak V., Ganchina K.
«Nouveau dictionnaire français-russe »
Editions : « Rousski Yazyk Media»,2005
Prix : 68 €
Ce «Nouveau dictionnaire français - russe » est un des plus complets qui existent. Il contient 200 000 entrées et reflète le lexique de différents registres du français contemporain. Ce dictionnaire regroupe dans leur quasi-totalité à la fois le « Petit Robert » et « Larousse ».
Cette édition présente pour chaque mot un choix de traductions très étendu, aussi bien du point de vue de la phraséologie que des particularités grammaticales, phonétiques ou orthographiques du français.
Histoire des relations franco-russes…
Jeudi 1 juin 2006 à 19h00
« En Russie au temps d’Elisabeth.
Mémoire sur la Russie en 1759 par le chevalier d’Eon»
Présenté et annoté par Francine - Dominique Liechtenhan
L’Inventaire, 2006
En 1759, le chevalier d’Eon effectue, sur ordre de Louis XV une mission secrète en Russie. Le pays, dirigé par Elisabeth I fille de Pierre le Grand, est alors mal connu des Français. Louis XV comprend toutefois l’importance hautement stratégique du rétablissement de liens politiques, commerciaux et culturels, rompus depuis 1748.
Etude minutieuse de la Russie d’alors, le présent ouvrage est une mine de renseignements sur les diverses activités du pays ou encore sur la hiérarchie religieuse et le quotidien des armées. En ressort l’image d’une puissance anarchique (mauvaise organisation, négligence des dirigeants, projets avortés.. ,), qui n’est pas sans évoquer des périodes ultérieures.
Document unique rédigé par un homme au tempérament aventureux et original, ce mémoire permet de saisir pourquoi, aujourd’hui comme hier, les puissances occidentales entretiennent des relations pour le moins ambivalentes avec une Russie aussi inquiétante et troublante qu’incontournable.
Une introduction et un appareil critique de Francine-Dominique Liechtenhan, l’une des rares spécialistes du règne d’Elisabeth I, replacent les remarques du chevalier d’Eon dans leur contexte, prenant en considération la trouble personnalité de l’auteur.
Les deux récits présentés ici, Au diable vauvert (1914) et Alatyr (1915), offrent le tableau d’une Russie provinciale, burlesque et colorée, à la veille du cataclysme de la Première Guerre mondiale pour l’un, et de l’apocalypse révolutionnaire pour l’autre.
Historiquement daté - les allusions à l’Alliance franco-russe permettent d’en situer l’action entre 1892 et 1914 -, Au diable vauvert est dépourvu d’indications topographiques précises. Il évoque le quotidien d’un détachement militaire quelque part aux environs de la frontière chinoise, du côté de la mer du Japon, en un lieu accessible uniquement par la mer. La Censure devait interpréter ce récit comme une ” image profondément insultante des officiers russes “.
Alatyr, ville inventée dont le nom est aussi celui de la pierre légendaire des contes russes, vient compléter l’exploration imaginaire de l’ancienne Russie effectuée par l’auteur. Paradis originel qui, bien souvent, s’apparente à un enfer, la cité d’Alatyr est peuplée de bêtes craintives ou sauvages. La Censure reprochera à Zamiatine d’y avoir campé des personnages ” qui n’ont pas figure humaine “.
Evgueni Zamiatine est perçu par nombre de ses contemporains, dès la parution de ses premiers récits, comme un nouveau Gogol, ce qui ne doit rien au hasard. En effet, à travers les plaisanteries grasses des soldats d’Au diable vauvert ou les rêves des jeunes filles d’Alatyr, Zamiatine fait rire, de même que Gogol dans Les Ames mortes. Mais l’auteur qui, de son propre aveu, souffre d’hérésie chronique et tient la vie pour une tragédie, rappelle à la fin de chaque récit que son rire est avant tout une politesse du désespoir.
Histoire de la RUSSIE au XX siècle
Jeudi 18 mai 2006 à 19h00
Pavel CHINSKY,
” Micro-histoire de la Grande Terreur “ DENOËL, 2005
Aujourd’hui encore, près de soixante-dix ans plus tard, il est impossible pour un Russe d’évoquer ” 1937 ” sans un douloureux malaise. Par sa férocité, son ampleur et son arbitraire, la Grande Terreur stalinienne constitue indéniablement l’une des pages les plus sanglantes du XXe siècle, et aussi l’une des plus obscures. Quotas, arrestations, faux procès, tortures… Désormais, on en sait beaucoup sur cette tragédie collective et ses grands protagonistes, bourreaux et victimes.
Mais à pareille échelle, on perd forcément de vue l’émotion et la souffrance, dans ce qu’elles ont d’intime et d’irréductible. C’est en effet à vue d’homme, à travers un destin individuel, que l’engrenage stalinien révèle pleinement sa violence aveugle. Ce livre raconte ainsi une tragédie personnelle : comment, inexorablement, le NKVD, la police politique de Staline, a fait de l’ingénieur chimiste Israël Saveliévitch Vizelsky un coupable.
A partir de sources totalement inédites non destinées aux chercheurs et des bases de données élaborées par l’Association Memorial, une telle Micro-histoire de la Grande Terreur a enfin pu être écrite.
Combien de temps et à quelle fréquence sont menés les interrogatoires ? A quoi renvoient les dépositions ” conditionnelles “, ” mortes ” et ” vivantes ” ? Qui sont les ” jurisconsultes de cellule ” ? Quelles peuvent être les circonstances et les motifs des dénonciations spontanées ? Autant d’interrogations élucidées au fil de cette étude novatrice, aussi dépassionnée qu’émouvante, qui reconstitue pas à pas le destin tragique d’un Soviétique parmi tant d’autres.
Pavel Chinsky est né en 1974. Normalien, agrégé, il enseigne à Moscou et dirige une collection de littérature russe à Paris. Il est l’auteur de Staline. Archives inédites 1926-1936
La librairie du Globe renoue avec ses rencontres littéraires:
Jeudi 11 mai 2006 à 19h00
Autour d’une traduction… Rencontre avec Anne Coldéfy-Faucard
Nikolaï Gogol, Les Âmes Mortes
Traduction Anne Coldéfy-Faucard
Cherche Midi, 2005
” Grands et petits fonctionnaires qui n’ont d’existence que par leurs fonctions, mégères castratrices ou femmes idéales sur papier glacé, figures d’hommes persuadés de ‘peser’ sur la vie et le monde mais toujours en rivalité avec d’autres qui ont encore ‘plus de poids’, menteurs et arnaqueurs, parfois non dénués de talent, tels sont les personnages de Nikolaï Gogol. Le décor de ses textes - car il s’agit bien d’un décor - n’est guère plus réjouissant : une métropole qui a poussé comme un champignon en un lieu insalubre et qui écrase l’individu, le poussant dans la mort ou la folie ; un territoire immense, sorte de gigantesque fondrière dans laquelle il est aisé de s’enliser et pourtant traversée par un véhicule qui file à vivre allure : où va-t-il ainsi ? Vers quoi ? Pas de réponse… “
A la demande du marchand parisien Antoine Vollard, Chagall exécuta de 1924 à 1925 quatre-vingt-seize gravures à l’eau-forte et aquatinte pour illustrer ‘Les âmes mortes’ de Gogol. L’ensemble ne sera publié qu’en 1948 dans une édition de luxe limitée à cent soixante-huit exemplaires.
En 2005, le Cherche Midi édite ces illustrations de Chagall et le roman de Gogol dans une toute nouvelle traduction qui donne enfin au texte toute sa puissance comique et satirique.
Anne Coldéfy-Faucard, est la traductrice en français de Soljenitsyne, de Vassili Grossman, Iouri Mamleïev, et de nombreux auteurs classiques et contemporains.
Dans la nuit du 26 avril 1986, à 1h 23′ 4″, le réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl explose. Cette ville située à moins de 150 kilomètres au nord de Kiev, en Ukraine, devient un sanctuaire. Vingt ans après, la vérité sur les conséquences de cette catastrophe, la pire de l’histoire du nucléaire, n’est toujours pas établie.
20 ans après, de nombreux témoignages et études permettent de donner l’ampleur de cette catastrophe. Autour du livre regroupant des photographies inédites de l’Après Tchernobyl par Igor Kostine, nous avons regroupé un choix de nouveautés ou d’ouvrages de référence sur ce thème.
Tous ces ouvrages sont disponibles en notre librairie ou par correspondance en nous écrivant à l’adresse info@librairieduglobe.com
Nous vous invitons à l’exposition de photos “Gagarine inconnu et la conquête spatiale” qui a lieu actuellement dans la librairie du Globe pour célébrer le 45è anniversaire du premier vol de l’homme dans l’espace. Le 12 avril 1961 le premier vaisseau spatial « Vostok » piloté par Youri Gagarine a effectué le premier vol, qui a marqué le début de la conquête de l’espace spatial. Sur 200 candidats n’ont été sélectionnés que 6. Seulement quatre jours avant le vol la candidature de Youri Gagarine, qui sera le premier cosmonaute de la planète, a été retenue.
Les photos de notre exposition présentées par l’agence « Ria – Novosti » donnent un éclairage sur la vie et l’entourage professionnel et privé de Youri Gagarine.
HARRAP’S RUSSE “Méthode intégrale. Niveau débutants et faux débutants”
(Harrap’s, 2006, 36,50 €) La méthode Harrap’s est une nouvelle méthode, fondée sur une pédagogie originale et novatrice…
Découvrez aussi “Imagier français - russe” et “Le russe mini – dico français - russe” (Aedis, 3,05 €) et « Lire et écrire le russe » (Larousse, 2006, 10,50 €)
Benaroya François « L’économie de la Russie » (La découverte, 2006, 8,50 €)
La Russie a connu à XX –ème siècle deux bouleversements économiques – le passage à l’économie planifiée, puis la transition vers l’économie de marché – suscitant à chaque fois espoirs et traumatismes…
Nouveautés rayon Histoire
Simon Sebag Montefiore « Staline, la cour du tsar rouge », Les Syrtes, 2005, 29,50 €
Léon Tolstoi « Qu’est-ce que l’art ? », PUF, 2006, 15 € Ce livre un peu oublié de Léon Tolstoï est présenté par Michel Meyer comme un texte précurseur de l’esthétique moderne… Arkadi et Gueorgui Vainer « La corde et la pierre », Gallimard, 2006, 25 € Moscou 1978. L’URSS nage en plein marasme économique et social. La misère galope dans les rues pouilleuses de la capitale soviétique… Pelevine Viktor « Minauture.com » Flammarion, 2005, 14 € Neuf personnages participent à un chat sur Internet : Ariane et Thésée, ainsi que sept jeunes gens qui, selon le mythe grec, doivent être sacrifiés au Minotaure comme chaque année…
MEMOIRES ET BIOGRAPHIES
Buber - Neumann Margarete « Déportée en Sibérie » Points, 2005, 7 ,50 € En 1926, à vingt-cinq ans, Margarete Buber-Neumann, qui était née à Postdam, entre au parti communiste allemand… Pasternak Boris – Tsvétaeva Marina
« Correspondance 1922-1936 » Editions des Syrtes, 2005, 38 € La rencontre annoncée dans cette correspondance entre deux génies de poésie russe du XXe siècle est un événement littéraire exceptionnel… Pastori Jean-Pierre « Des ballets russes à l’avant-garde », Gallimard ,2005, 13,90 € À la veille de la Première Guerre mondiale, une explosion de rythmes et de couleurs secoue un ballet devenu gris à force de routine… Hofmann Michel –R. « Musique de la Russie et de ses voisins » Buchet Chastel, 2003, 14 € Ce livre constitue un parcours musical à la fois poétique et fascinant à travers les républiques jadis membres de l’URSS…
Et Zintchenko Alexandre « Grand-père, j’ai refait la révolution », Eurasian Editions, 2006, 20 €
En 1991 lorsque l’Union soviétique se désintègre, Alexandre Zintchenko est à 28 ans l’un des dirigeants des Komsomols. 20 ans plus tard on le retrouve à Kiev, sur la place de l’Indépendance où il est l’un des organisateurs de la Révolution Orange…
METHODES DE LANGUE :
John Langran « Ruslan 3 » (version en anglais) , Ruslan LTD, 2005, 27 €Prix coffret CD : 51 € (soit 17 € le CD )
Vous êtes très nombreux de suivre vos vous de russe avec la méthode « Ruslan 1 » et « Ruslan 2 ». Nous sommes heureux de vous proposer la troisième partie du manuel! Frison Philippe «Lexique juridique et économique russe - français, français – russe », « Chiron », 2006, 40 €
et« Parler le russe en voyage », Harrap’s, 2006, 5 €
A partir du 24 octobre 2005 à la Libraririe du Globe est présentée l’exposition photographique “LA FIN DE L’EMPIRE RUSSE De Gapone a Raspoutine". Elle sera ouverte pendant un mois. Entrée libre.
Dans le cadre du festival “Lire en Fête” et “La nuit des libraires” à la Librairie du Globe
14 octobre à 20h00
aura lieu une lecture des récits de Natalia Jouravliova en français et en russe. L’auteur et sa traductrice, Julie Bouvard, lirons des extraits tirés du nouveau livre de Natalia Jouravliova EXILS, édité par « L’Inventaire » en 2005 (éditions bilingue).
15 octobre à 17h30
aura lieu une lecture de contes russes pour enfants en français. Les contes seront lus par Anne-Marie Passaret, auteur et traducteur d’une série d’ouvrages parus aux éditions « Ecoles des Loisirs ». ("Contes de la mer Caspienne", “Contes russes d’Afanassiev", “Contes siberiens", “Contes russes, les fileuses d’Or", “Alionouchka et Ivanouchka", “Contes kirghiz").
« L’histoire drôle à travers le microscope de la recherche »
La Librairie du globe présente la soiréé
« L’histoire drôle à travers le microscope de la recherche » Vendredi 7 octobre 2005 à 20h00
*Un cocktail sera offert à la fin de la soirée
Pendant la soirée Alexeï Kapychev interprétera des ballades russes à la guitare
- Zhora, hier passant devant l’immeuble où habite votre belle mère j’ai vu qu’il y avait un corbillard. Dites-moi, on peut vous féliciter ?
- Vous vous moquez de moi ?! Dans cet immeuble il y a trois cent appartements, c’est une vraie loterie!…
Les anekdoty (histoires drôles) sont une concentration de sagesse populaire…
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Le 3 octobre à 19h30
Erlena Karakoz présentera son livre :
« L’AME RUSSE. ANNEES PARISIENNES »
suivi par le film documentaire « Le ballet russe sans Russie »*
A partir du 3 octobre, à l’occasion de cette rencontre la Librairie du Globe hébergera une
exposition de photographies de Bastiaan Kwast.
* L’extracts du film documentaire « Le ballet russe sans Russie » seront projetés en langue russe avec des sous-titres en anglais.
Un cocktail sera offert à la fin de la soirée
Travaillant comme expert en relations culturelles internationales auprès du Fond de la culture de Saint-Pétersbourg, Erlena Karakoz a eu la possibilité de rencontrer plusieurs personnalités issues du milieu intellectuel et artistique de la première vague de l’émigration russe…
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Présentation du livre « Sémiotique de la peur » sous la direction de Nora Buhks, Francis Conte
Paris-Moscou, Editions Europe, 2005
Mardi 27 septembre 2005 à 19.30h
La base de cette publication a été fournie par le colloque du même titre qui s’était tenu à la Sorbonne en 2001 et par des articles publiés sur le journal électronique Russkij zhurnal. Premier volume de la collection « Mécanismes de la culture », ce recueil propose au lecteur une réflexion sémiologique sur les concepts et les mécanismes de la peur dans la culture russe…
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La Librairie du Globe présente «Odessa… Odessa!» Autour du mythe d’Odessa : littérature, cinéma, peinture
Avec la participation de Michale Boganim
Anne Gorouben
Aleksey Yudin
Mardi 30 Août 2005 à 19h30*
Un cocktail sera offert à la fin de la soirée
* à 18h30 sera projeté un film documentaire (25 min.) de Anne Gorouben sur son projet artistique « De Odessa à Odessa »
Téléchargez le fichier d’installation de la version de démonstration comprenant la leçon 1, l’initiation à l’alphabet et à la prononciation. >> Plus de détails
Exposition de Boris Sysoev à la Librairie du Globe
Le 12 juillet est commencée à la Librairie du Globe une exposition du photographe russe Boris Sysoev.
Diplômé en journalisme à la faculté de photojournalisme de l’Université de Moscou, B. Sysoev collabore régulièrement avec les magazines russes ‘Ogoniok’, ‘Chelovek, kultura, gorod’, ‘Politicheskij zhurnal’, mais aussi avec des éditions internationales dont ‘Les feux de Prague’ ou ‘Paris-Match’. Au service de la prestigieuse Galérie Trétiakov il est chargé de photographier des chefs d’œuvres de l’Art russe tant pour l’atelier de restauration que pour les catalogues d’expositions. L’exposition présentée ici regroupe un certain nombre de travaux de petit format, en quelque sorte issus des ‘carnets’ de l’artiste. On y retrouve des évocations de la ville russe, scènes de genre et des portraits de gens célèbres dont certains sont depuis devenus ses amis en détail…
Decouvrez l’association, que nous mettons en place, intitulee «Parlons russe !» Elle a pour but d’enseigner la langue russe et de
promouvoir sa culture pour les adultes et les enfants. Sous l’egide de
cette association pour l’annee scolaire prochaine, a partir du mois de
octobre 2005, le programme educatif suivant est prevu :
Les cours de russe pour les enfants continueront (les enfants sont
admis a l’age de cinq ans jusqu’a l‘age adolescents)
Les cours se composent de la maniere suivante :
a) l’approche individuelle de chaque enfant et son suivi dans
l’apprentissage de la langue,
b) le regroupement par niveaux d’enseignement selon les aptitudes des
participants *
c) chaque groupe est compose de six personnes,
d) a chaque niveau correspond l’utilisation d’une methode
d’apprentissage bien adaptee.
Les cours sont proposes une a deux fois par semaine, les jours suivants :
Le mercredi (11h-12h) (12h-13h) (14h-15h)
Le samedi (14h-15h) (15h-16h) (16h-17h)
* Pendant l’inscription les enfants passeront un test de langue russe.
L’inscription et test auront lieu au Globe les 17 et 24 septembre de
14.00 a 17.00 h
Egalement a partir du mois de septembre, une nouveaute pour adultes –
“les cours debutants de langue russe”
Le lundi (19h-20h)
le vendredi (19h-20h)
L’inscription et test auront lieu au Globe le 26 septembre à 18.00 h
Nous sommes a votre disposition pour tout renseignements a l’adresse info@librairieduglobe.com
Profitez des reductions que vous offre votre librairie pour l’ete!
Sur l’achat de polars, romans d’amour, historiques, et des editions de poche nous vous proposons des reductions du 10 au 50%. Venez nous visiter et choisir les livres pour l’ete! Nous vous attendons nombreux et nous vous souhaitons de tres bonnes vacances !!!
Nouveautes
Les passionnes de polars et du roman noir pourrons se delecter avec les romans de Gueorgui et Arkadi Vainer : Dans “38, rue Petrovka”, 20.00€. Les auteurs tracent le portrait d’une Moscou exsangue apres la fin de la deuxieme guerre mondiale, ou la Tcheka et les polices politiques s’engagent dans la lutte contre la criminalite organisee et le gang du “Chat noir". “L’evangile du bourreau”, 9.00€, ecrit entre 1976 et 1980 et longtemps tenu secret, peinture siderante du systeme repressif sovietique sous Staline, a fait sensation lors de sa premiere publication en ex-URSS.
Dans “La face cachee de la lune”, 7.65 €, par Gueorgui Vainer et Leonid Slovine, un commissaire de police traque l’assassin de son adjoint. Ce qui ne semble plaire a personne dans cette petite ville ou fleurit le marche noir.
A tous ceux qui s’interessent a l’Ukraine, son histoire et son actualite sociopolitique nous proposons les nouveautes suivantes: “Meme la neige etait orange”, par Alain Guillemoles, 17.00 €; “L’enjeu ukrainien”, par Etienne Thevenin, 20.00 € ; “L’Ukraine dans la nouvelle Europe”, un ouvrage collectif coordonne par Gilles Lepesant, 20.00 €; “Description d’Ukraine”, par Guillaume Le Vasseur de Beauplan, 13.70 €; “Les Cosaques”, par Iaroslav Lebedynsky, 29.00 €.
Vous pouvez trouver les nouveautes en langue russe dans la partie russe de notre site.
Nous aimerions vous présenter une sélection de livres d’auteurs russes contemporains mis à l’honneur lors du 25e Salon du Livre de Paris en mars 2005. Ces livres sont disponibles à la Librairie du Globe.
La Librairie du Globe a remis les cadeaux aux gagnants du jeu-concours Douze écrivains russes au Globe organisé à l’occasion du Salon du Livre par la Librairie du Globe avec la participation du programme «La Russie l’invité d’honneur de la 25e édition du Salon du Livre à Paris» (Le Printemps à La Russe), le journal la Pensée Russe et la carte téléphonique Vostok.
Le 23 mars 2005 lors de la dernière soirée des rencontres avec les auteurs russes à la Librairie du Globe les noms des cinq gagnants ont été désignés: 1. Sytchev Vlad 2. Joliot Tamara 3. Coudert Marina 4. Thomas Valerie 5. Grancier Vincent
Les gagnants ont reçu des nombreux cadeaux: un assortiment de cadeaux – livres et souvenirs de la part du programme « La Russie l’invité d’honneur de la 25e édition du Salon du Livre à Paris », des livres de la part de la Librairie du Globe et les cartes téléphoniques Vostok. Un abonnement annuel au journal la Pensée Russe a été offert parmi d’autres cadeaux au premier gagnant du jeu-concours.
La Librairie du Globe tient à féliciter les gagnants et à remercier tous les participants du jeu-concours! Pour en savoir plus, cliquez ici
A partir du 14 mars 2005 la Librairie du Globe présente une exposition de
Stas Shuripa Allégorie de l’esprit du temps
Il s’agit d’une série de photographies prises au Musée Russe de Saint-Pétersbourg et à la Galerie Tretiakov à Moscou. Les photos montrent des visiteurs devant des œuvres de peintres russes du 19e siècle. Les gens contemplent des représentations qui font partie du fondement même de l’identité culturelle russe. La photographie fixe les instants de l’attente tendue, des regards attentifs, des gestes fortuits. Les gens retrouvent quelque chose d’important dans les exemples de l’art réaliste, désuet depuis longtemps. Les visiteurs aperçoivent ce qu’on ne voit pas sur les photographies, qui fixent pour toujours un instant appartenant au passé. Quant à nous, en regardant les photographies, nous voyons ce que les spectateurs ne peuvent apercevoir. Ces gens par leur présence, sans s’en rendre compte, participent aux « chef-d’œuvres éternels ». Les toiles deviennent en partie des artistes, qui créent un tableau social mouvant. Peu à peu l’esprit du temps s’incarne dans les photographies qui retiennent le présent et le passé, semblables aux constellations de silhouettes.
Stas Shuripa
Né en 1971 Stas Shuripa a participé depuis 1997 à plus de 50 expositions de groupe. A présenté des expositions d’art contemporain personnelles en Russie et à l’étranger. Représenté par Aidan, une des galeries d’art contemporain les plus en vue à Moscou. En 2005 Stas Shuripa a participé au projet d’exposition de groupe Hope-Stop présenté dans la programmation parallèle à la Biennale d’Art Contemporain de Moscou.
Diplômé de l’Ecole Supérieure des Beaux-arts de l’université Goteborg en Suède. Ses oeuvres se trouvent chez des collectionneurs particuliers ainsi que dans des musées en Russie, Allemagne, Etats-Unis, Australie, Pays-Bas, etc.
Auteur d’articles critiques et théoriques sur la culture et l’art contemporain.
Vit et travaille à Moscou.