“La Sonate à Kreutzer” et “A qui la faute ?” : le couple Tolstoï règle ses comptes par romans interposés.
Rencontre autour de la traduction parue le 19 août 2010 du célèbre texte de Tolstoï et de la réponse romanesque de Sofia Tolstoï - en présence des traducteurs Michel Aucouturier et Evelyne Amoursky
Léon Tolstoï - La Sonate à Kreutzer
Traduit par Michel Aucouturier Sofia Tolstoï - A qui la faute? et Romance sans paroles Léon Tolstoï fils - Le prélude de Chopin
Traduction d’Evelyne Amoursky
Editions des Syrtes
23,00 €
ISBN: 978-2-84545-157-5
L’année 1888 donne naissance à une nouvelle œuvre d’art, qui marque une étape dans la vie de Sofia Andreïevna et dans la carrière littéraire de son époux : La Sonate à Kreutzer, où la séduction et la jalousie tissent la trame d’un drame conjugal ; elle fut l’occasion pour Tolstoï d’assimiler la femme à la tentation, et la chair au vice.
À l’époque où Tolstoï rédige La Sonate à Kreutzer, il traverse une grave crise morale et mystique. Il tente d’atteindre l’idéal chrétien et se sert du roman pour montrer la voie à ses contemporains.
« Il y avait quelque chose de mauvais dans les motivations qui me gouvernaient quand je l’écrivais », confesse-t-il dans une lettre du 15 avril 1891. Tolstoï s’autorise ici ses fantasmes les plus sombres.
Sofia Andreïevna, qui copie le manuscrit, éprouve, en le lisant, autant de fascination que d’horreur. Sa vengeance sera littéraire. Pour sa défense et celle des femmes en général, elle écrit un roman : À qui la faute ?
A signaler une autre traduction de ces textes chez Albin Michel: Sophie Tolstoï - A qui la faute ? : réponse à Léon Tolstoï Léon Tolstoï - La sonate à Kreutzer
Préface de Vladimir Poroudominski
Textes traduits par Christine Zeytounian-Beloüs
Ed. Albin Michel
19.00 €
ISBN : 9782226215222
PROGRAMME DE LA RENTREE: Rencontre avec Dmitry Rogozine
9Sept18.30
Rencontre avec Dmitry Rogozine
Ambassadeur, Représentant permanent de la Fédération de Russie auprès de l’OTAN
La rencontre qui avait été annulée avant l’été aura lieu le 9 septembre prochain
A l’occasion de la parution en Russie de son livre
Ястребы Мира (Les Vautours de la Paix, Journal d’un ambassadeur russe)
Ed. Alpina Non Fiction, Moscou, 2010
Né le 21 décembre 1963 à Moscou. Diplômé de la faculté de journalisme de l’université de Moscou. En 1993 il crée le “Congrès des communautés russes” (KRO). Elu député de la Douma en 1997, il devient en 2000 président de la commission des affaires étrangères de la Douma. En 2003 il devient co-président du bloc politique ‘Rodina’ (Patrie), puis président du parti “Rodina” de 2004 à 2006. Docteur en Philosophie. Parle anglais, espagnol, italien et français
Dans son dernier livre, il revient sur son parcours et expose sa vision du monde et de l’histoire de la Russie post-soviétique. il évoque notamment sur son rôle au poste de Représentant Permanent de la Fédération de Russie auprès de l’OTAN qu’il occupe depuis 2008.
Entrée Libre
La rencontre sera suivie d’un cocktail
Rencontre avec Luba Jurgenson & Elisabeth Anstett sur le thème:
“témoigner pour l’histoire : littérature et mémoire en Russie”
En Russie c’est la littérature, avant tout autre support, qui a permis à la mémoire collective -et notamment à ses éléments les plus problématiques ou les plus douloureux- de se transmettre. En donnant la parole à Luba Jurgenson (spécialiste de la littérature, maître de conférences à la Sorbonne) et Elisabeth Anstett (anthropologue, chercheur au CNRS) qui ont toutes deux récemment publié des ouvrages sur la mémoire du Goulag, la librairie du Globe propose ainsi d’ouvrir le débat sur les liens complexes qui unissent histoire, littérature et mémoire en Russie post-soviétique.
Création et Tyrannie, URSS / 1917 - 1991, Luba Jurgenson, éd. Sulliver, 2010, 17 euros.
Le Goulag en héritage. Pour une anthropologie de la trace, Elisabeth Anstett et Luba Jurgenson (dir.), éd. Pétra, 2009, 24 euros.
Un patrimoine sous influences, Elisabeth Anstett, éd. Pétra, 2009, 24 euros.
20Mai19h30
Rencontre avec l’écrivain russe Vladimir Sorokine
Rencontre avec Vladimir Sorokine et la traductrice de Roman Anne Coldefy-Faucard
Connu dans les milieux non-conformistes depuis la fin des années 70, Vladimir Sorokine, né en 1955, devient un écrivain russe majeur après l’effondrement de l’Union soviétique. Ses romans, nouvelles, récits et pièces de théâtre sont de véritables événements, suscitant louanges, critiques acerbes, contestations, indignation. Écrit dans les années 1985-1989, Roman est un des chefs-d’œuvre de l’auteur. Publications en français : La Queue (Lieu commun, 1986), Les Cœurs des quatre (Gallimard, 1997), Théâtre contemporain russe (Les Solitaires intempestifs, 2001), Dostoïevski-trip (Les Solitaires intempestifs, 2001), La Glace (l’Olivier, 2005), Le Lard bleu (l’Olivier, 2007), Journée d’un opntchnik (l’Olivier, 2008) et La Voie de Bro (l’Olivier, 2010).
« Comment en vient-on à écrire un livre tel que Roman ?
Si un roman n’est pas écrit pour l’argent ou à des fins extra-littéraires, il se fait tout seul, selon un processus qui rappelle effectivement la naissance d’un enfant. Pour dire les choses plus simplement, je voulais, par ce roman, me faire plaisir et faire plaisir à ceux qui partageaient mes points de vue esthétiques. En 1985, quand j’ai commencé Roman, nous n’étions pas plus d’une douzaine.
Quelle place occupe ce livre dans votre œuvre ?
Une place à part. Aujourd’hui encore, j’ai du mal à croire que je l’ai écrit. Mon principe est pourtant celui-ci : écrire, à chaque fois, quelque chose de différent, sortir de ma peau précédente. J’aime énormément m’étonner littérairement. Roman, qui m’a demandé quatre ans de travail, est, actuellement encore, le livre qui m’étonne le plus. J’aime beaucoup son espace. Je l’ai construit avec beaucoup d’amour. Et détruit avec plus d’amour encore.
Vous considérez-vous comme un écrivain russe ou universel ? Comment s’exprime votre « russité » ou votre universalité ?
Il est difficile de se juger soi-même. Je ne saurais dire quel écrivain je suis. Sur la tombe de Nabokov, à Montreux, il y a simplement : « Écrivain ». Je consigne sur le papier mes fantaisies. Un éditeur les imprime et me paie pour cela. Des gens lisent ces fantaisies. Je ne sais pourquoi ils en éprouvent le besoin. Et pas seulement des Russes ! Mes fantaisies sont traduites en 20 langues. Il me semble que je suis lié à la langue russe, à la littérature russe et à la vie russe par trois cordons ombilicaux, difficiles à couper. Quand je vis quelque temps dans cet Occident si prévisible, je rentre en Russie, afin de m’enivrer à nouveau de ce cocktail d’anarchie, de sacré, de violence étatique constante, de médiocrité humaine et d’imprévisibilité. Je n’en suis pas encore lassé. » Entretien d’Anne Coldefy-Faucard avec Vladimir Sorokine
25Mai19h30
Rencontre avec l’écrivain sibérien Érémei Aïpine
LA MÈRE DE DIEU DANS LES NEIGES DE SANG
Érémei Aïpine
Traduit du russe (Sibérie) par Anne-Victoire Charrin et Anne Coldefy-Faucard
Préface d’Anne-Victoire Charrin, Dessins de Guennadi Raïchev
Editions PAUSLEN, 2010, 23 euros.
La Mère de Dieu dans les neiges de sang révèle le martyre du peuple khanty dans les années 1930, lors de la soviétisation des autochtones.
A l’heure où les enjeux en Arctique menacent l’intégrité des autochtones du Cercle Polaire, le texte d’Aïpine se fait plus que jamais l’écho des toutes les cultures minoritaires que les bouleversements économico-politiques fragilisent.
Dans les années 1960, suite au XXème Congrès du parti communiste (1956), les intellectuels commencent à dénoncer les crimes de la période stalinienne. Tandis que les « petits » peuples restent muets, Aïpine est l’un des tout premiers à inclure cette thématique dans son oeuvre.
Dans La Mère de Dieu dans les neiges de sang, Aïpine revient sur le passé de son peuple khanty, sur ses origines, son histoire, ses croyances et ses traditions mises à mal par la terreur « rouge ».
Un récit puissant où s’entremêlent corps disloqués des victimes, chatoyance des étoffes et joyeuses sonorités des grelots, pour créer un tableau intense et coloré qui vire au rouge sang. On trouve dans ce récit toute la poésie des textes fondateurs.
Grande figure du monde autochtone sibérien, Érémei Aïpine, Khanty de l’Est, est né en 1948 dans le District autonome des Khantys-Mansis. Il commence à écrire de la poésie et de la prose dès la fin des années 1960. Parallèlement à son travail d’écriture, il prend une part active à la vie publique, défendant la cause autochtone aussi bien à la Douma régionale qu’à l’ONU.
La littérature russe contemporaine - quel renouveau après la chute du communisme ?
5Mai19h30
La littérature russe contemporaine - quel renouveau après la chute du communisme ?
Dans le cadre du Festival Transeuropa, Nouvelle Europe vous invite à un débat littéraire sur le renouveau de la littérature russe après la Chute du Mur de Berlin.
Lieu : La Librairie du Globe, 67, boulevard Beaumarchais, 75003 Paris – France
En présence de :
• Anne Coldefy-Faucard - Agrégée de Russe et spécialiste de la littérature russe dont elle a traduit de nombreux romans en français. Elle est aujourd’hui maître de conférence au Centre d’Études Slaves à l’Université de la Sorbonne (Paris IV) et responsable éditoriale aux éditions Paulsen, une maison spécialisée dans la littérature polaire ;
• Luba Jurgenson - Maître de conférences à Paris-IV Sorbonne, UFR d’Etudes Slaves, specialiste de la littérature testimoniale, de la littérature et totalitarismes, modernismes des années 1900-1930, et de la littérature russe contemporaine ;
• Natalia Jouravliova - Jeune écrivaine et poétesse russe, l’auteure de ‘Saisons’, (L’Inventaire, 2004).
Rencontre avec Vladimir Kozlov à l’occasion de la parution de ” Racailles ” aux éditions Moisson rouge (titre original ” Gopniki “)
Traduit du russe par Thierry Marignac
ISBN : 978-2-914833-90-5
272 pages
18 €
Chronique noire d’une bande de gopniks dans une cité crasseuse de l’Union soviétique au temps de la Perestroïka. Ecole, castagne, baise et alcool font le quotidien de ces adolescents bas du front, sans éducation ni avenir, pour qui seule compte la loi du plus fort.
Un récit sans lumière et sans rêve, sans jugement ni compassion, rapporté dans un langage minimaliste, cru et argotique ; une histoire de brutes racontée dans une langue de brute. « Une littérature autochtone ».
Vladimir Kozlov est né en 1972 à Moguilev (Biélorussie). « Comme tous les russes », il grandit dans une cité prolétaire soviétique. Après des études à l’institut de construction mécanique de Moguilev puis à l’université de Bloomington dans l’Indiana (Etats-Unis), il travaille comme traducteur, journaliste et écrivain. Il avait quatorze ans quand Gorbatchev entama les réformes de la Perestroïka, l’âge de son narrateur. Depuis 2000, il vit à Moscou.
Lundi 29 Mars à 19h30: rencontre avec Viktor Erofeev et Leonid Yuzefovich
LUNDI 29 MARS à 19h30
Rencontre avec les écrivains Victor Eroféev et Léonid Yuzéfovitch
Victor Erofeev
Fils d’un diplomate de haut rang, Victor Erofeev passe une partie de son enfance à l’étranger. Il obtient son diplôme de la faculté de Philologie de l’Université d’Etat de Moscou, avant de faire, en 1973, ses débuts comme spécialiste de la littérature dans le magazine ‘Woprosy Literatury’. Censuré par les soviétiques jusqu’en 1989, il devient l’une des figures les plus controversées de la littérature russe underground avant d’incarner, par son ton provocateur et son ironie incisive, la nouvelle génération d’écrivains de la Perestroïka. Son premier roman, ‘La Belle de Moscou’, a été traduit en quinze langues et salué comme un véritable événement de la fiction post-moderne.
Bibliographie: Ce bon Staline, Albin Michel 2005
En 1979, à Moscou, Victor Erofeev participe avec plusieurs autres jeunes dissidents à la publication d’un almanach underground, ‘Metropol’, qui fait scandale. Son père Vladimir, alors ambassadeur auprès de l’ONU à Vienne, reçoit un ultimatum…
Le labyrinthe des questions maudites Albin Michel 1992
Parce qu’il a commencé sa carrière d’écrivain comme critique littéraire, Victor Erofeev a mis dans ces essais toute sa passion pour la littérature du XXe siècle. De Dostoïevski et Tolstoï à Brodski et Nabokov, c’est toute la littérature ‘de l’intérieur ‘et de l’exil qu’il aborde en dévoilant cette part de résistance et de liberté inhérente à toute grande œuvre. Il donne également l’occasion aux écrivains russes et français de se répondre dans une lecture qui va sans cesse d’une littérature à l’autre, de Proust à Tolstoï, de Gogol à Flaubert, de Maupassant à Tchekhov. Entre tradition et modernité, Victor Erofeev met en lumière correspondances et filiations, et nous convainc que la littérature traverse toutes les frontières et brave tous les interdits.
La belle de Moscou, Albin Michel, 1990
Léonid Yuzéfovitch
Auteur d’un ouvrage sur l’étiquette diplomatique dans la Russie tsariste et d’un autre sur le baron von Ungern, ‘Le Baron Ungern Khan des steppes’ ainsi que de quatre polars historiques
consacrés à Poutiline, Léonid Youzéfovitch est un écrivain renommé dans son pays.
Ses ouvrages sont traduits en italien et en allemand.
En 2009, il a reçu le prix Bolchaïa Kniga pour son roman «Журавли и карлики»
Bibliographie: Le baron Ungern Khan des steppes, Editions des Syrtes, 2001
Dernier combattant à résister à la vague révolutionnaire rouge, Von Ungern, un général de l’armée blanche, se replie finalement en Mongolie où il fonde son propre royaume qu’il dirige d’une poigne de fer. Ce personnage aux dimensions shakespeariennes instaure un règne de violence et de brutalité, recréant la fameuse horde d’or de Gengis Khan.
Le costume d’Arlequin, Noir sur Blanc 2005
Le 25 avril 1871, le prince Ludwig von Arensberg, attaché militaire à l’ambassade d’Autriche, est retrouvé mort chez lui rue Millionnaïa, à Saint-Pétersbourg. Un assassinat qui fait peser sur la Russie la menace d’une crise diplomatique majeure. Chef de la Sûreté pétersbourgeoise, Ivan Dmitrievitch Poutiline est sommé par le tsar de boucler l’enquête au plus vite. Mais dans un climat international tendu, les suspects ne manquent pas. Nombreux sont ceux, Turcs ou Polonais, qui ont intérêt à semer la discorde entre les Empires russe.
En marge du Salon du Livre, nous sommes heureux de vous convier à trois événements qui auront lieu dans les prochains jours A LA LIBRAIRIE
- VENDREDI 26 MARS à 19h30
En collaboration avec l’Agence pour la Presse et les Médias de la région d’ Astrakhan, Russie
Présentation du projet «Astrakhan: Au carrefour des grandes civilisations»: «Vélimir Khlébnikov», «Citadelle».
Présentation des éditions universitaires : «Basile Trédiakovski» et «Le royaume d’Astrakhan».
Modérateur: Directeur de l’Agence pour la Presse et les Médias de la région d’Astrakhan, Russie, Marina Zaïtséva
Programme des rencontres et débats sur le stand de la Librairie du Globe au Salon du Livre du 26 au 31 mars 2010
La Librairie du Globe, les Éditions des Syrtes et le Centre de Russie pour la science et la culture
Vous accueillent Du 26 au 31 mars à la Porte de Versailles / Stand S68 au PÔLE RUSSE AU SALON DU LIVRE - PARIS 2010
La librairie du Globe présentera les nouveautés des éditeurs membres de ’Association des Editeurs Russes – ASKI,
et entre autres maisons d’édition : Bely Gorod, Detskaya litteratura, NLO, Samokat, Detgiz, Rosspen, etc.
A l’occasion de la sortie en français de son nouveau roman “Nochnoj Molochnik”
éditions Liana Levi
collection « Littérature étrangère »
traduit du russe par Paul Lequesne
432 pages — 14 x 21 cm — Broché
9782867465291 — Prix public : 22 €
Rencontre bilingue, entrée libre.
Avez-vous déjà entendu parler de «l’antifrousse»? Ce breuvage made in Ukraine qui permet de vaincre sa timidité, de triompher de ses ennemis, de surmonter toutes les épreuves. Un remède pour lequel on tuerait père et mère, n’est-ce pas ? Mais là, c’est son inventeur, un estimable pharmacien de Kiev, qui est assassiné. Ensuite ? Ensuite tout se complique. Dans cette fable échevelée, les chats ressuscitent, un somnambule se fait suivre la nuit, un député ambitieux exige un lait très spécial, une organisation secrète manipule les braves gens… Trafics et tentatives de corruption s’enchaînent aussi vite que les énigmes (et les rasades de gnôle à l’ortie!) pour tisser peu à peu la trame, non seulement d’un roman savoureux, mais d’un pays tout entier.
Né à Saint-Pétersbourg en 1961 dans une famille communiste, il vit dès sa petite enfance à Kiev. Son premier roman paraît en 1991 à Kiev, deux semaines avant la chute de l’Union Soviétique. C’est son roman Le Pingouin, paru en France en 2000 et traduit dans le monde entier, qui lui le fait connaître à un très large public.
Cette année, Andreï Kourkov est Président du Jury du Prix Russophonie créé en 2006 par l’Association France Oural et qui récompense la meilleure traduction du russe vers le français.
Bibliographie:
• Le Pingouin. Éd. originale Liana Levi, 2000/Seuil points, 2001, traduit par Nathalie Amargier
• Le Caméléon. Éd. originale Liana Levi, 2001/Seuil Points, 2002, traduit par Christine Zeytounian-Belous
• L’Ami du défunt. Éd. originale Liana Levi, 2002/Seuil points, 2003, traduit par Christine Zeytounian-Belous
• Les Pingouins n’ont jamais froid. Éd. Liana Levi, 2004, traduit par Nathalie Amargier
• Le Dernier Amour du président. Éd. Liana Levi, 2004, traduit par Annie Epelboin
La librairie du Globe vous souhaite
une excellente année 2010 !
En cette année de la Russie en France, voici un avant-goût du programme des rencontres et événements pour les mois à venir :
090117h00
Ballets Russes
En marge de la tournée du Ballet Tchaïkovski de Perm, Rencontre avec Oleg Levenkov, ancien soliste du Ballet de Perm, auteur d’une biographie de George Balanchine (Perm, éd. ” Knizhnij Mir “, 2007)
Rencontre avec l’écrivain Andreï Kourkov, à l’occasion de la parution de son dernier roman en traduction française
Disponible à partir du 5 janvier :
Andreï Kourkov Le laitier de Nuit
Traduction Française
Editions Liana Levi, 2010
ISBN : 9782867465291
Prix : 22,00 €
30&31012010
Journées du Livre Russe au Kremlin-Bicêtre
la librairie participe aux Journées du Livre Russe au Kremlin-Bicêtre, où vous pourrez rencontrer Ludmila Oulitskaïa, Andreï Kourkov, Vladimir Sorokine, Nikolaï Maslov, Nicolas Koliada, Dimitri Bavilski, etc.
03-06022010
Expolangues
La librairie est au salon Expolangues en compagnie des éditions RUSLAN
26-31032010
Salon du Livre de Paris
la Librairie du Globe sera au Salon du Livre de Paris (Portes de Versailles) en collaboration avec l’association d’éditeurs russes ASKI, des éditions des Syrtes et de nombreux autres éditeurs avec un programme de rencontres et de dédicaces
08042010
rencontre avec Vladimir Kozlov
rencontre avec Vladimir Kozlov à l’occasion de la parution de ” Racailles ” aux éditions Moisson rouge (titre original ” Gopniki “)
Et de nombreux autres événements dont vous serez informés au fur et à mesure.
Rencontre avec Nicolas Mingasson le 9 décembre à 19h30
Le 9 décembre 2009 à 19h30
Rencontre avec Nicolas Mingasson
à l’occasion de la publication de son livre
Sentinelles de l’ Arctique
Préface de Jean-Marie Pelt
Editions JEAN DI SCIULLO, Collection de poche Democratic Books
256 pages, 22,90 €
ISBN : 978-2360-000005
Sentinelles de l’ Arctique est un voyage avant d’ être un livre.
De janvier 2008 à septembre 2008, bien au-delà du Cercle Polaire Arctique, Nicolas Mingasson a réalisé une série de portraits de « personnages symboles » en partageant la vie des populations les plus septentrionales, illustrant ainsi les mutations rapides en cours dans l’Arctique. à travers un blog tenu au quotidien sur le site de Libération, Nicolas Mingasson a su allier récits de vie et portraits photographiques afin de nous convier nous aussi à l’intérieur de son étonnant périple. Ce livre nous le restitue.
Une préface de Jean-Marie Pelt, botaniste, fondateur de l’Institut européen d’écologie :
« Nicolas Mingasson mène une entreprise immensément estimable. Je souhaite à ce livre le plus vif succès ».
En post face, un entretien avec Jean-Jacques Arnould, Dominicain, philosophe, historien des sciences et théologien :
« Les peuples « du peu » dont vous parlez sont avant tout des nomades. Parce qu’ils sont en mouvement, parce que le mouvement conditionne leur vie, ils envisagent le risque comme une chose naturelle vers laquelle ils n’ont pas peur d’aller. Ils font face ».
Photographe et auteur : Nicolas Mingasson
Nicolas Mingasson a toujours placé l’homme au coeur de sa démarche photographique. Depuis ces dix dernières années, il a consacré sa vie et son énergie à l’Arctique. Comme photographe tout d’abord, puis comme logisticien ultra spécialisé. À ce titre, il a organisé de nombreuses expéditions
extrêmes, la plupart du temps des premières mondiales.
Son dernier livre, Terre des Pôles (Éditions Jean di Sciullo, 2008), a fait l’objet d’une exposition sur les grilles du Sénat.
After the Wall - Traces of the Soviet Empire. rencontre avec Eric Lusito le 2 décembre à 19h30
Le 2 décembre 2009 à 19h30
Rencontre avec Eric Lusito
à l’occasion de la publication du livre
After the Wall - Traces of the Soviet Empire
Photographies d’Eric Lusito
Texte de Francis Conte, Université Paris – Sorbonne (en anglais)
Plus de 100 images, 120 pages
240 x 297 mm
Dewi Lewis Publishing
ISBN: 9781904587750
Le Mur de Berlin était l’incarnation physique du “rideau de fer” qui a divisé le monde soviétique de l’Occident. Une fois le mur tombé l’empire soviétique commença également à s’effondrer. Dans son cœur un système militaire qui s’étendait sur tout le bloc soviétique et exerçait un énorme contrôle et influence. Il y avait des bases militaires dans tous les pays.
Eric Lusito a voyagé d’Allemagne de l’Est à la Mongolie et de la Pologne au Kazakhstan à la recherche de ces bases militaires qui représentaient l’ambition et la puissance de l’URSS.
Après la désintégration de l’Union Soviétique de nombreuses bases ont été tout simplement abandonnées. Les militaires sont partis mais bien plus a été laissé derrière. Les bâtiments sont eux-mêmes les symboles les plus éclatants d’un empire autrefois puissant, aujourd’hui vestiges du passé voués à la disparition.
Partout il subsiste les traces de l’ancien régime, peintures murales et fresques des héros soviétiques, photographies des dirigeants politiques et militaires, posters exhortant les jeunes soldats à tout donner pour leur Patrie.
Cette collection d’images illumine le monde militaire autrefois caché de l’Union Soviétique.
RENCONTRE AVEC YURI SLEZKINE dans le cadre des Belles Etrangères 2009
RENCONTRE AVEC YURI SLEZKINE, auteur du “SIECLE JUIF” (éd. de la Découverte)
Le mardi 10 novembre à 19h30
Rencontre animée par Anne Coldefy Faucard.
Dans le cadre des Belles Etrangères 2009 (USA)
Entrée libre. Rencontre en russe. Traduction française.
« L’Âge moderne est l’Âge des Juifs, et le XXe siècle est le Siècle des Juifs. La modernité signifie que chacun d’entre nous devient urbain, mobile, éduqué, professionnellement flexible. […] En d’autres termes, la modernité, c’est le fait que nous sommes tous devenus juifs. »
Yuri Slezkine montre qu’il existe, dans la plupart des civilisations traditionnelles, une opposition structurale entre une majorité de paysans et guerriers « apolliniens » et une minorité de « mercuriens », « nomades fonctionnels » vulnérables et persécutés. Tout comme les Chinois d’outre-mer en Asie, les Parsis et les Jains dans le sous-continent indien, les Juifs sont les dignes descendants de Mercure, « le patron des passeurs de frontières et des intermédiaires ; le protecteur des individus qui vivent de leur agilité d’esprit, de leurs talents et de leur art » et dont le succès leur attire une jalousie parfois mortelle.
Avec le XXe siècle, le capitalisme « ouvre les carrières aux talents », tandis que le nationalisme transforme tous les peuples en « peuple élu », convaincu de son destin singulier. Les Juifs deviennent les modernes par excellence. Et, de fait, leurs grandes « Terres promises » au XXe siècle furent bien l’Amérique capitaliste et libérale et Israël, « le plus excentrique des nationalismes ». Mais on oublie souvent que la Russie soviétique fut le grand réservoir d’utopie et de promotion sociale pour les Juifs. Mobilisant la démographie et la sociologie autant que la littérature, l’auteur montre que les Juifs jouèrent un rôle absolument central dans l’édification de l’URSS, avant que la machine stalinienne ne se retourne contre eux.
Méditation sur le destin du peuple juif, pour lequel le XXe siècle fut tout à la fois une apothéose et une tragédie, ce livre propose une réflexion inédite et profonde sur la modernité, le nationalisme, le socialisme et le libéralisme.
Auteur d’origine russe, Yuri Slezkine est professeur d’histoire et directeur de l’Institut d’études slaves, est-européenes et eurasiennes à l’université de Californie, à Berkeley. Il est l’auteur de Arctic Mirrors : Russia and the Small Peoples of the North (Cornell University Press, 1996) et a codirigé l’ouvrage In the Shadow of Revolution : Life Stories of Russian Women from 1917 to the Second World War (Princeton University Press, 2000).
Traduit de l’américain par Marc SAINT-UPÉRY
Nb de pages : 432
Prix : 25 €
ISBN : 9782707157041
PRÉSENTATION DES 25 ANS DU REPERTOIRE DE LEV DODINE
PRÉSENTATION DES 25 ANS DU REPERTOIRE DE LEV DODINE
Le jeudi 15 octobre à 19h30, librairie du Globe, 67 bd Beaumarchais, 75003 Paris
En présence de Sorour Kasmaï, auteur, collaboratrice de Lev Dodine
du 7 novembre au 6 décembre 2009, à la MC93, c’est l’occasion unique de voir la majorité des spectacles emblématiques du Théâtre Maly de Saint-Petersbourg, dont certains sont donnés pour la première fois en France. Un choix judicieux qui combine pièces classiques, deux pièces de Tchekhov, une pièce contemporaine, et quatre grands textes romanesques adaptés au théâtre. Un théâtre servi par la puissante énergie vitale de la troupe qui entoure Lev Dodine depuis près de 30 ans et s’enrichit tous les 4 ans de jeunes acteurs issus de l’académie théâtrale de Saint-Pétersbourg. Tous seront présent à la MC93 Bobigny.
25 ans du répertoire de LEV DODINE
Maly Drama Theatre – Théatre de l’Europe Saint-Pétersbourg
Frères et sœursFedor Abramov – 7 et 8 novembre – samedi à15h30 – dimanche à 14h Les étoiles dans le ciel de l’aubeAlexandre Galine - 9 et 10 novembre à 20h30 Les DémonsFedor Dostoïevski – 14 et 15 novembre à 14h PlatonovAnton Tchekhov - 20 et 21 novembre à 20h TchevengourAndreï Platonov - 25 et 26 novembre à 20h30 Vie et destinVassili Grossman -30 novembre et 1er décembre à 20h workshop – 27 et 28 novembre à 20h Oncle VaniaAnton Tchekhov - du 3 au 6 décembre – du jeudi au samedi à 20h – dimanche à 15h
du 7 novembre au 6 décembre 2009
Profitez de l’offre spéciale « TOUT DODINE » à 100 euros valable jusqu’au 30 septembre 2009
ou abonnez vous avec la Carte 3 spectacles ou le Carnet MC93.
Les clients de la Librairie du Globe (sur présentation de la leur carte et dans la limite des places disponibles) bénéficieront d’un tarif à 15 euros au lieu de 25 euros le plein tarif.
Chaque spectacle est joué deux fois, réservez dès maintenant au 01 41 60 72 72 ou www.mc93.com <http://www.mc93.com> .
à l’occasion de la parution du livre
LE PECHE
Traduit par J. Dublanchet
Editions des Syrtes
isbn: 9782845451438
prix: 22 euros
Présentation de l’éditeur
Le Péché est une gourmandise littéraire. Prilepine s’est fait une joie de rassembler dans ce « roman en nouvelles » les fragments de la vie de Zakhar – double de l’auteur –, jeune trentenaire, plein de force et de volonté de vivre, aux prises avec la réalité russe. Les épisodes se succèdent dans un ordre imposé par la mémoire, lorsqu’elle se plaît à donner de la force et de la brillance à de menus faits de notre vie, en apparence insignifiants, et épars dans le temps. Tour à tour adolescent, en vacances à la campagne chez ses grands-parents, où il éprouve ses premiers émois sexuels pour sa jeune cousine, puis videur dans une boîte de nuit, joyeux fossoyeur dans un cimetière, qui se soûle gaiement avec ses compagnons après les enterrements, Zakhar promène toujours un regard tendre, étonné, émerveillé et plein d’humour sur le monde. Et sur cette Russie tant aimée, bien que tout y soit glacé et que les saisons y aient toujours un goût de neige. Cette Russie souvent dure, brutale, intolérable, qui le fait souffrir mais pour laquelle il ne cesse de se battre. Il manquait à la littérature russe, depuis des années, cette façon de rire à travers les larmes, et de pardonner malgré tout !
Biographie
Zakhar Prilepine est né en 1975 dans un petit village de la région de Riazan. Il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages poétiques ainsi que d’essais. En 1996 et 1999, il participe aux deux guerres tchétchènes. Après son retour de la deuxième campagne, il travaille comme rédacteur en chef d’une revue people. Pour contrecarrer cette expérience « journalistique », après le travail, il se consacre à son premier roman, Pathologies, qui sera achevé quatre ans plus tard. Rédacteur en chef d’une édition régionale de Novaïa gazeta et d’un bureau d’information, Agence des nouvelles politiques, il soutient la coalition anti-pouvoir L’Autre Russie. Le roman a valu à son auteur une nomination au prestigieux prix russe du meilleur livre de l’année Natsionalnyï best-seller en 2005.
4 ИЮНЯ В 19.30 - Виктор Орел, АМЕРИКА ТАКАЯ, КАКАЯ ОНА.
Виктор Орел
АМЕРИКА ТАКАЯ, КАКАЯ ОНА.
4-го июня в Librairie du Globe в 19.30 состоится встреча с Виктором Орлом, автором книги АМЕРИКА ТАКАЯ, КАКАЯ ОНА (Las vegas, 2008)
Виктор Орел – международный журналист, аналитик, писатель. «Америка такая, какая она» - первая обзорно-аналитическая, общественно-политическая книга В. Орла.
«Присмотритесь и вы станете свидетелями дъявольски-гениального заговора Америки против американцев, превраившего их в нацию зомби, в армию слепых и глухих фанатов. Под девизом «борьба с терроризмом», они давно воюют против вас. Она – генетически новая, всеразрушающая нация Homo Americus.»
Mercredi 27 mai 2009 à 19h30, Marie-Pierre Rey présente sa biographie d’Alexandre Ier
Le mercredi 27 mai 2009 à 19h30
Rencontre avec
Marie-Pierre Rey
à l’occasion de la parution du livre
Alexandre Ier
Flammarion, 2009, ISBN 9782082101073
Entrée libre.
Du tsar Alexandre Ier, son éternel rival, Napoléon en exil disait à Las Cases: « Il peut aller loin. Si je meurs ici, ce sera mon véritable héritier en Europe. » Napoléon est bien mort à Sainte-Hélène, en 1821; mais Alexandre le suivit dans la tombe dès 1825, à l’âge de quarante-huit ans. Et sa disparition brutale, survenue dans des circonstances troublantes, ajouta encore au mystère de celui que ses contemporains appelaient le « sphinx ». S’appuyant sur des archives jusque-là négligées et sur des documents inédits, cette biographie éclaire d’une lumière nouvelle le destin complexe d’Alexandre.
Autres ouvrages de Marie-Pierre Rey:
DILEMME RUSSE (LE) : LA RUSSIE ET L’EUROPE OCCIDENTALE, Marie-Pierre Rey 2002, FLAMMARION (PARIS)
Ariadna Efron
“История жизни, история души” (в трех томах)
Le 20 mai à 19h30 à la librairie du Globe aura lieu une rencontre avec Ruf Borissovna Valbé, éditrice du coffret de 3 volumes d’écrits d’Aridana Efron “Istoria Zhizni, Istoria Dushy” (Vozvratchenie, 2008)
Ce recueil regroupe les lettres, les souvenirs, la prose, la poésie, les traductions et les récits non publiés de la fille de Marina Tsvetaeva.
L’ouvrage est illustré par des photographies et dessins de l’auteur.
Mme Valbé, qui connu personnellement Aridana Efron ainsi que d’autres membres de la famille Efron présentera le fruit de son travail.
La rencontre sera suivie d’une lecture d’extraits de l’oeuvre d’Aridna Efron.
Voyage enquête sur le canal de la mer Blanche, naguère “canal Staline”, ouvrage gigantesque construit par les bagnards du Goulag et célébré par une pléiade d’écrivains.
Le canal de la mer Blanche à la Baltique (Belomorkanal) date des temps épiques où l’URSS stalinienne tentait à marche forcée d’entrer dans la modernité industrielle, de ces temps barbares où le goulag devenait le premier entrepreneur du pays.
Inauguré en 1933, il a aussitôt été élevé au rang de mythe par la littérature, la photographie et le cinéma. Une preuve de “la vérité du communisme” s’exclame Gorki enthousiaste de la rééducation des prisonniers. Une preuve de son caractère génocidaire, répliquent les adversaires du régime, dénonçant un chantier aussi gigantesque qu’inutile. Puis le canal a sombré dans l’oubli au point que pour la plupart des Russes d’aujourd’hui le mot Belomorkanal n’évoque plus qu’une vieille marque de cigarettes bon marché. Seuls les habitants de la Carélie russe se soucient encore de ce canal qui, après une décennie moribonde, semble reprendre un peu d’activité depuis 2002.
Carnet de voyage, enquête historique, chronique journalistique, Les Eaux glacées du Belomorkanal est aussi un récit personnel. Lorsqu’on a, comme l’auteure, rêvé à 17 ans d’accomplir la promesse d’Octobre et qu’on est pour cela devenu communiste, on se sent – une fois l’inventaire établi – un devoir de mémoire envers les victimes. Par le voyage, les lectures et les rencontres, elle s’efforce de comprendre ce que fut le communisme pour ceux qui l’ont vécu, quelles cicatrices il laisse après lui et quelles nostalgies.
Autres ouvrages d’Anne Brunswick:
Sibérie, un voyage au pays des femmes . Actes Sud, 2006 Prix: 21,80 Eu
L’Ivrogne et la marchande de fleurs, Autopsie d’un meurtre de masse 1937-1938
Paris, Tallandier, 2009, 328p.,
ISBN 978-2-84734-573-5.
Entrée libre.
Nicolas Werth, spécialiste de l’Histoire de l’URSS nous propose un ouvrage de synthèse sur ce que l’on a coutume d’appeler la “Grande Terreur". Le récit, fondé sur des années de recherches dans les archives soviétiques, retrace les étapes des opérations de masse de 1937-1938. Grâce à des éléments nouveaux issus des archives, des derniers travaux de l’auteur et d’autres spécialistes de cette question, l’auteur propose une nouvelle lecture de cet épisode tragique de l’histoire soviétique, prenant distance avec l’historiographie classique.
L’ouvrage s’adresse autant à des lecteurs désireux d’approfondir leur connaissance de cette prériode qu’à un public souhaitant la découvrir
4e de couverture:
“L’ordre du jour 00447 aurait dû rester confidentiel.
Dicté par Staline, il appelle, le 30 juillet 1937, à l’élimination secrète des ” éléments contre-révolutionnaires ” et fixe, région par région, des quotas d’arrestations, de condamnations. ” 1re catégorie : à fusiller ; 2e catégorie : dix ans de travaux forcés au goulag. ” Instantanément, dans un vertige d’émulation, l’administration policière réclame des dépassements de quotas. Chacun veut gagner la course au rendement ; à Moscou, surtout, où se distinguent l’efficacité et le zèle d’un certain Khrouchtchev.
Très vite, forcément, les suspects manquent. La chasse aux innocents commence. La machine s’emballe, fabrique de nouvelles listes, statue sur le sort des ” enfants de moins de 3 ans socialement dangereux ” et tue à la chaîne. 1500 morts par jour, 750000 morts en seize mois. La Grande Terreur. N’importe qui, n’importe quand. Tel ivrogne, dont le seul crime est d’avoir éclaboussé de vodka le portrait d’un hiérarque, telle marchande de fleurs décrétée terroriste.
L’ivrogne et la marchande de fleurs, deux victimes anonymes. Le premier introduit ce livre, la deuxième le conclut. Pour que cette page secrète de l’histoire reste à jamais ouverte . “
Quelques autres ouvrages de Nicolas Werth:
L’Île aux cannibales. 1933, une déportation-abandon en Sibérie. Paris, Perrin, 2006 (2008 pour l’édition de poche) , 204 p., notes bibliogr., index. édition de poche, Prix: 8,00 Eu
Les Années Staline, Album, Ed. du Chêne, GROSSET Marc, WERTH Nicolas, Prix: 49,90 Eu
La terreur et le désarroi : Staline et son système, Paris, Perrin, 2007, édition de poche, Prix: 11,00 Eu
HISTOIRE DE L’UNION SOVIETIQUE (6e Edition), PUF, Prix: 30,00 Eu
1917(LA RUSSIE EN REVOLUTION) Coll. Découverte, Gallimard, 1997, Prix: 13,90 Eu
Les Editions PAULSEN seront présentes sur le stand de la Librairie du Globe au Salon du livre
Les Editions PAULSEN seront présentes sur le stand de la Librairie du Globe au Salon du livre
13/18 MARS 2009
Porte de Versailles / Pavillon 1
Stand Z 73
« Le vrai voyage,
ce n’est pas de chercher de nouveaux paysages,
mais un nouveau regard »
Les Editions Paulsen ont vu le jour en 2004 d’abord à Moscou, puis à Paris à la fin de la 4ème Année Polaire Internationale en 2007. Créées par Frederik Paulsen, elles se sont donné pour horizon les pôles Nord et Sud, publiant un choix de récits, nouvelles, essais et romans qui mènent leurs lecteurs vers les régions arctiques, antarctiques et sibériennes.
A leur catalogue à ce jour, douze titres, parmi lesquels :
- Snob extrême, le vade-mecum de chic et d’humour signé Antonius Moonen, offre au Snob qui souhaiterait se rendre dans les régions polaires tous les conseils indispensables pour voyager dans les règles de l’art sur la banquise.
- La chatte qui a sauvé le monde, de Roman Rouguine, traduit du russe, un recueil de contes sibériens qui ressuscite la mythologie colorée du peuple khanty.
- La revue Pôles Nord & Sud, coéditée avec le Cercle Polaire, offre aux non-spécialistes et passionnés de grands dossiers qui concernent les régions polaires, tant sur le plan écologique, économique que géopolitique, illustrés de superbes photographies.
Les Editions PAULSEN présenteront leur dernière parution:
Au Pays du Blizzard, récit fondateur de la littérature polaire pour la première fois traduit en français, narre l’Expédition australasienne de Douglas Mawson en 1912, en Terre Adélie : le récit de raids insensés, au cours desquels la valeur des hommes apparaît de manière toujours plus éclatante face à une Nature indomptable.
La librairie du Globe présente les livres des éditeurs membres de l’Association des Editeurs Russes – ASKI, et entre autres maisons d’édition : Bely Gorod, Oniks, Evropa, Lik, Detskaya litteratura, Vagrius, Samokat, Rosspen, etc.
Le 10 mars 2009 à 19h30, Lecture: Mikhaïl Boulgakov, le cauchemar du Théâtre - en partenariat avec le Théâtre Jean Arp - Clamart
Le 10 mars 2009 à 19h30, Lecture: Mikhaïl Boulgakov, le cauchemar du Théâtre
en partenariat avec le Théâtre Jean Arp - Clamart
LECTURE (en français)
Dirigée par Grégoire Ingold EXTRAITS DE MÉMOIRES D’UN DÉFUNT (LE ROMAN THÉÂTRAL)
suivie d’une RENCONTRE.
en avant première de la pièce:
L’Extravagant Monsieur Jourdain
DE MIKHAÏL BOULGAKOV ET MOLIÈRE
COMPAGNIE BALAGAN
AU THÉÂTRE JEAN ARP - CLAMART
Une oeuvre singulière et pourtant, vous en connaissez tous le héros : Monsieur Jourdain, le Bourgeois gentilhomme ! Cette relecture est un hommage que Grégoire Ingold a l’immense mérite de porter en français pour la première fois, grâce à la traduction de Simone Sentz-Michel.
Au texte de Molière se superpose celui du grand auteur russe du XXe siècle, Mikhaïl Boulgakov. De cette écriture à deux mains naît une autre pièce, tout aussi passionnante. Même si l’intrigue et le thème sont identiques et que des passages entiers de la pièce originelle sont repris, Boulgakov renverse la perspective dans laquelle nous considérions jusqu’à aujourd’hui la quête et le destin de ce personnage légendaire. L’auteur du Maître et Marguerite n’a jamais caché son admiration pour Molière, ce qui lui a d’ailleurs valu des ennuis sous le régime stalinien.
“LA RÉPÉTITION EST FINIE, les comédiens regagnent leurs loges, Béjart, le metteur en scène, range ses notes. Un régisseur coupe les circuits. Silence. Ne quittez pas vos places… Des coulisses, un petit homme apparaît, il apporte une lettre : « Ordre de produire pour demain une pièce inédite pour le Palais ». Rappel de la troupe, distribution des rôles, Béjart propose une improvisation libre sur une idée nouvelle : « le bourgeois qui voulait être gentilhomme… ». Commence alors une course folle pour cette unique répétition générale …”
DU MARDI 17 AU DIM. 29 MARS A 20H30
JEUDI A 19H30
DIMANCHE A 16H
RELÂCHE LUNDI 23 MARS
AU THÉÂTRE JEAN ARP
TARIF B 21 €, 15 €, 10 €
CONSEIL TOUS PUBLICS À PARTIR DE 11 ANS
DUREE : 1H45
Rencontre avec OLLIVIER Sophie autour du livre: Paoustovski, l’homme du dégel
Le jeudi 26 février 2009 à 19h00
Rencontre avec
OLLIVIER Sophie
à l’occasion de la parution du livre
Paoustovski, l’homme du dégel
Paris,l’Harmattan (Espaces littéraires), 2009,280p., couv. ill.
ISBN 978-2-296-06982-4.
Entrée libre.
Gueorguievitch Paoustovski (1892-1968) a su de façon subtile, remettre en question une idéologie qui a prôné, selon l’expression d’Hannah Arendt, “la destruction de l’identité individuelle” et ainsi sauver la quintessence de son art. Aux laideurs et aux horreurs engendrées par un système axé sur la manipulation des corps et des âmes, il a opposé la vision d’un univers harmonieux où le charme ensorcelant d’une nature humble et mélancolique demande à être découvert pas à pas.
Retour sur l’oeuvre et la vie d’un auteur dont la notoriété fut grande dans les années 1960 devenu presqu’inconnu aujourd’hui.
Ouvrages de C. Paoustovski disponibles en français:
LA TANCHE D’OR , Editions de l’AUBE, ISBN:9782752600462, Prix : 7,50 Eu
LE DESTIN DE CHARLES LONCEVILLE ET AUTRES HISTOIRES, Gallimard, ISBN : 9782070272648, Prix : 7,38 Eu
LA ROSE D’OR(NOTES SUR L’ART D’ECRIRE), Gallimard, EAN : 9782070272631, Prix : 6,88 Eu
L’HISTOIRE D’UNE VIE, Gallimard, disponibles: tomes 1, 3 et 6
Dimanche 21 décembre a 15h
Lecture et présentation de Roman Rouguine, La Chatte qui a sauve le monde
(Editions Paulsen, 2008)
Avec les participations d’Anne-Victoire Charrin
spécialiste des cultures des peuples autochtones de Sibérie
et des traducteurs : Carine Puigrenier et Dominique Samson.
Lecture des extraits en russe : Ludmila Chvedova.
LA CHATTE QUI A SAUVÉ LE MONDE
Roman Rouguine
Traduit du russe par Carine Puigrenier et Dominique Samson de Chambourg
Edition établie et préfacée par Anne-Victoire Charrin
Dans la taïga, pêcheurs, éleveurs de rennes et chasseurs d’ours, cadres du Parti et pétroliers se sont longtemps croisés, souvent s’ignorant, parfois s’entraidant, parfois s’opposant avec fracas. Puis, dans le tourbillon des premières années de la reviviscence, les Khantys de l’Ob se lancèrent tous azimuts dans l’exploration du monde de leurs ancêtres. Il leur fallait revendiquer des droits sur des territoires dorénavant occupés par les industries pétrolières et gazières, réintroduire une langue malmenée durant des décennies, rassembler les brisures de traditions bannies afin de renouer les chaînons d’une existence éternelle. Conscients du désastre culturel lié à la passivité imposée à l’oralité, les écrivains partent à la recherche d’une parole autochtone dissoute dans un monde qui n’était pas le leur.
Roman Rouguine réinvestit l’imaginaire des Khantys du Nord, laissant apparaître, au milieu du Chaos des origines, une somptueuse Chatte sacrée, l’envoyée de Pal Touram, entité céleste suprême de ce peuple finnoougrien. À l’instar de la Chatte égyptienne, elle est fille du Soleil et descend sur la Terre afin d’aider les hommes à organiser les choses d’ ici-bas. Ces « histoires sacrées », racontées de nouveau dans les années 90 par les anciens du village natal de l’auteur, permettent aux jeunes générations de se réapproprier un monde sacral effacé des mémoires, et au lecteur occidental de découvrir un peuple dans les
profondeurs chamarrées de son imaginaire.
Il s’agit là d’une oeuvre représentative de l’engagement de l’auteur dans le mouvement de renaissance khantye qui, loin de tout passéisme, tente la refondation identitaire de ce peuple de près de trente mille individus.
• Jeudi 18 décembre a 19h: Emmanuelle Lepoutre lit des extraits d’Ariadna Efron, Chroniques d’un Goulag ordinaire (éditions Phébus, 2005)
• Vendredi 19 décembre a 19h: Présentation du livre Maximilan Volochine, Ecrits sur l’Art (Editions Hermann, 2008 textes traduits du russe, annotes et presentes par Marie-Aude Albert) par Marie-Aude Albert
• Dimanche 21 décembre a 15h: Lecture et présentation de Roman Rouguine, La Chatte qui a sauve le monde (Editions Paulsen, 2008) par Anne-Victoire Charrin
DEDICACE BD : Vincent Pompetti Samedi 29 novembre 2008 à partir de 15h
Vincent Pompetti présente Raspoutine, 3e et dernier tome de la Trilogie, ainsi que le premier tomed’un nouveau cycle de Sir Arthur Benton consacré à la Guerre Froide
L’histoire d’Alim Safarov, écrivain russe du Caucase, rencontre avec Nina Kéhayan et Charles Urjewicz
A l’occasion de la publication aux Editions de l’Aubede L’histoire d’Alim Safarov, écrivain russe du Caucase
de Semion Lipkine
Traduit du russe par Nina Kéhayan 315 pages, ISBN: 978-2-7526-0360-9
Rencontre
Le mercredi 15 octobre à 19h30
Avec Nina Kéhayan
et Charles Urjewicz
Entrée libre.
En 1944, Staline déporte plusieurs peuples du Nord-Caucase - dont les Tchétchènes et les Ingouches - sous le prétexte fallacieux de leur collaboration avec l’occupant nazi.
En 1957, Khrouchtchev décide la réhabilitation de ces peuples - et leur retour sur leurs terres. Les deux hommes ont utilisé tour à tour leur pouvoir pour organiser à Moscou des “décades” très officielles autour de la littérature de ces minorités - qui ne sont, bien sûr, que des vitrines destinées à faire croire à la grande amitié qui unit tous les peuples de la grande Union soviétique! C’est de cette réalité que s’est inspiré Lipkine pour écrire un très beau roman historique, dans une langue pleine de lyrisme, d’humour caustique et de tendresse humaine.
Souvent stupéfait et toujours passionné, le lecteur se promène entre la cruelle réalité soviétique et la beauté des paysages caucasiens, entre les terres montagnardes et le désert kazakh, du siècle de Genghis Khan à l’époque moderne. Un voyage époustouflant, tant dans l’espace que dans le temps.
Biographie
Semion Izraelevitch Lipkine (1911-2003), poète, écrivain et traducteur en russe de grandes épopées orientales, a longtemps été tenu à l’écart par le pouvoir soviétique.
Un seul de ses ouvrages était jusqu’ici disponible en français: Le Destin de Vassili Grossman (L’Âge d’homme, 1990).
19h Rencontre-débat
Animée par Hélène Henry
avec J-L Backès, A. Markowicz et M. Meylac
21h Début de la lecture: Chapitre 1
par André Markowicz et Macha Petina
Samedi 11 octobre
12h - 19h Suite de la lecture:
Chapitres 2 à 8, Voyage d’Onéguine
Avec la participation de Vladimir Ant, Anton Kouznetsov, Vera Ermakova, Daredjan Markowicz, Michaël Meylac, Julia Vidit, Ayesha Comody, André Markowicz, Emmanuelle Lepoutre, Hélène Henri, Vitaly Reous, Hélène Riot, etc.
Entrée Libre
A l’occasion de cet événement, parution d’Eugène Onéguine en Babel (Actes-Sud)
Alexandre Pouchkine
Eugène Onéguine
Roman en vers traduit du russe par André Markowicz, Préface de Michaël Meylac
Ed. Actes Sud, Collection BABEL, N°924
d’ Anton Tchekhov (Éditions de l’Arche)
au Théâtre de la Tempête (Paris 12e)
Du 23 septembre au 9 novembre 2008
Texte Français de Philippe Adrien et Vladimir Ant publié récemment par l’Arche.
Mise en scène de Philippe Adrien
La Librairie du Globe s’associe au Théâtre de la Tempête et vous invite à une rencontre avec Philippe Adrien, Vladimir Ant et des comédiens de la troupe du Théâtre de la Tempête le lundi 29 septembre à 19h.
Ivanov est sans doute la pièce la plus curieuse de Tchekhov. Plus que Nina dans La Mouette, le personnage se trouve au centre même de l’œuvre : « J’avais l’impression que tous les hommes de lettres et dramaturges avaient ressenti la nécessité de dépeindre un être mélancolique et qu’ils avaient tous écrit instinctivement, sans avoir de point de vue. Avec mon projet, j’ai tapé à peu près dans le mille », déclare Tchekhov. Ivanov, ce n’est pas seulement un caractère et un destin, mais une figure expressément située dans une dimension éthique, culturelle. « Jour et nuit, je souffre… ma conscience… je me sens horriblement coupable, mais où se situe exactement ma culpabilité, je ne le saisis absolument pas… » Ivanov relève à l’évidence d’une justice qui saurait apprécier l’ambiguïté et la complexité des êtres humains. Le questionnement mis en jeu par Tchekhov vaut pour son époque, mais aussi pour notre culture dans son ensemble. La figure nous apparaît encore aujourd’hui comme le type même du sujet masculin des temps modernes.
Tarif préférentiel pour les clients de la librairie: 10 € la place (au lieu de 18€ le plein tarif). Réservation: 01 43 28 36 36 – billetterie en ligne www.la-tempete.fr
Pour plus d’informations sur le spectacle, consultez le site du Théâtre de la Tempête ou consultez le dossier complet du spectacle
Le 14 mai 2008 - Natalia NAROTCHNITSKAÏA: “Que reste-t-il de notre victoire ?”
A l’occasion de la publication aux Editions de Syrtes de “Que reste-t-il de notre victoire ?” Russie-Occident: Le malentendu
de Natalia Narotchnitskaïa
Traduit du russe par Jacques Imbert 203 pages, ISBN: 978-2-84545-132-2
Rencontre
Le mercredi 14 mai à 19h30
Avec Natalia NAROTCHNITSKAÏA
Entrée libre.
Porte-parole d’un courant de pensée russe peu connu en Occident, Natalia Narotchnitskaïa analyse les rapports entre la conscience nationale russe et la philosophie libérale de l’Occident, source de nombreux malentendus historiques. La fin de la Deuxième Guerre mondiale était le point de départ d’une croisade de l’Occident « démocratique » contre l’État soviétique « totalitaire » ; l’auteur fustige ainsi ce qu’elle considère comme une idée occidentale visant l’abaissement du peuple et de la nation russe.
Narotchnitskaïa considère que l’Occident ne combattait pas le communisme mais la renaissance de la Russie, car la guerre a fait renaître le fort sentiment patriotique qui rendait la Russie dangereuse stratégiquement. L’opposition Occident-URSS a été réduite à l’affrontement communisme-démocratie, ce qui a provoqué la substitution de la victoire de l’URSS lors la Deuxième guerre mondiale par celle de l’Occident lors de la guerre froide.
Natalia Narotchnitskaïa milite pour une nouvelle collaboration entre la Russie et l’Europe afin que la Russie recouvre son rôle de facteur systémique des relations internationales. L’auteur propose un regard neuf sur le « dilemme Russie-Europe », car, écrit-elle, « l’avenir de la Russie est l’avenir de l’Europe ». Fort d’une émotion palpable, son livre est un cri de désespoir de tout un peuple qui se croit privé de l’honneur de sa propre histoire.
Biographie
Natalia Narotcnitskaïa est spécialiste des relations internationales et a travaillé de 1982 à 1989 au secrétariat de l’ONU à New York. Députée de la Douma, le parlement russe, elle reste une figure emblématique de la renaissance patriotique russe, dans toutes ses contradictions, inspirations et questionnements.
Un Bouriate dans le cinéma européen, rencontre avec Galina Rybina et Bernard Druon
Le 25 avril à 19h30
Présentation du livre de Galina Rybina et Bernard Druon
Valeri Inkijinoff, un Bouriate dans le cinéma européen
Acteur, réalisateur et formateur, Valery Inkijinoff est né en Sibérie. A la veille de la Révolution, il est à Saint Pétersbourg.
Il devient alors un compagnon et amis de Vsevolod Meyerhold, travaille avec lui et enseigne dans son studio théâtral. Parmi ses élèves on trouve Sergueï Eisenstein, Ivan Pyriev, Griguori Alexandrov, Leonid Trauberg.
Son rôle le plus connu en Russie est le rôle principal dans le film de Vs. Poudovkine “Tempête sur L’Asie". Après ce rôle, Inkijinoff émigre en France. Son nom est alors rayé des génériques et abandonné à l’oubli…
V. Inkijinoff a vécu plus de 40 ans en France et joue dans une cinquantaine de films. Il joue sous la direction des plus grands réalisateurs: Christian Jacq, Julien Duvivier, Fritz Lang, Carmino Gallone. Il joue au côtés d’Alain Delon, de Brigitte Bardo, Claudia Cardinale, Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura, Marina Vlady.
On le retrouve dans Michel Strogoff, le Tigre du Bengale, Le tombeau Indien…
Le nom de Valeri Inkijinoff figure dans toutes les encyclopédies du cinéma, mais son destin est inconnu en Russie.
Les auteurs de ce livre ont retrouvé des faits et documents inédits sur sa vie dans l’émigration.
Pour la première fois ils ont reconstitué la filmographie complète de l’artiste.
Lors de la soirée seront montrés des extraits de films avec Inkijinoff
A l’occasion de la publication aux éditions de Syrtes des “Carnets” de Marina Tsvetaeva
Publiés sous la direction de Luba Jurgenson
Traduits du russe par Eveline Amoursky et Nadine Dubourvieux 1136 pages, 43 € ISBN 978-2-84545-104-9
Rencontre
Le jeudi 17 avril à 19h30
Avec Luba Jurgenson, Eveline Amoursky et Nadine Dubourvieux
En présence de Simone Goblot
traductrice de Marina Tsvetaeva, ma mère, d’Adriana Efron, récemment publié aux éditions des Syrtes, 256 pages, 21 € ISBN : 978-2-84545-137-7.
Entrée libre.
La soirée sera suivie d’un cocktail
Inédits jusqu’à ce jour en français, les carnets de marina Tsvetaieva, publiés ici dans leur intégralité, sont les documents les plus spontanés et les plus subjectifs dans l’héritage du poète.
Véritable laboratoire d’écriture, ils constituent une œuvre littéraire majeure puisqu’ils offrent au lecteur la possibilité d’accéder aux sources mêmes de la création poétique. Journal, carnets de travail, impressions de lectures, chronique de la vie au jour le jour ? Une chose est sûre : ces croquis furtifs et poignants allient le prosaïque au sublime. Fidèle à son art poétique, Tsvetaieva y conjure les assauts du réel par la magie de sa conscience dans un dialogue avec elle-même qui devient parfois un dialogue entre le moi et le monde.
Expo et dédicace du livre “Les Vieux Croyants de Russie” d’Ivan Boiko
Les Vieux Croyants de Russie (2000-2003) :
Un reportage exceptionnel d’Ivan Boiko
Les « Vieux Croyants de Russie »
photographies d’Ivan Boiko, texte de Benoît Coutancier,
éditions Somogy Editions d’Art, Paris, 2006.
prix public : 27 euros.
Exposition photo à partir du 1er mars 2008
Rencontre - dédicace le jeudi 13 mars à 19h
Entrée Libre
La rencontre sera suivie d’un cocktaïl
Description de l’ouvrage:
Les Vieux Croyants constituent une minorité à part au sein de la Russie Contemporaine et de l’Eglise Orthodoxe russe.
Formée sous la contrainte et dans la violence au milieu du XVIIe siècle, cette communauté religieuse et sociale représente le seul témoin de la tradition médiévale orthodoxe dans la Russie d’aujourd’hui : leur rupture avec le monde moderne a en effet permis, malgré la difficulté de leur survivance, de préserver un ensemble de pratiques religieuses, sociales et culturelles issues des traditions chrétiennes byzantines.
Cette rupture initiée entre les Vieux Croyants et l’Eglise Orthodoxe officielle trouve sa source dans les réformes entreprises au XVIIe siècle. Ces réformes amenèrent à un véritable schisme, aussi appelé « Raskol », qui demeure le seul dans l’histoire de l’Église Orthodoxe russe.
Coupés du monde depuis plus de quatre siècles, ils doivent faire face à l’existence d’un univers extérieur, et mènent ainsi une vie faite de compromis. Le dogme et les lois très strictes qui régissent leur vie répondent à une série de tabous, d’interdits, qui dépendent du monde moderne (tabac, automobiles, électricité, médicaments, etc.).
Parmi ces différents tabous figure le fait d’être pris en photo. Le travail d’Ivan Boiko n’en est alors que plus remarquable. L’équilibre qu’il a su trouver a nécessité une longue approche du sujet, initiée et développée au fil des années sur le terrain.
L’essence même de la vie actuelle des Vieux Croyants a défini sa démarche photographique : entre la délicate intrusion dans leur vie quotidienne (le travail aux champs, les cérémonies religieuses ou l’intimité de la maison), et l’ambivalence des portraits concédés par les quelques adultes et les enfants qui ont accepté le regard du photographe, Ivan Boiko s’est laissé guidé par les contraintes et la pudeur indissociables de cette communauté.
Ses images sont le point d’intersection entre les multiples contradictions auxquelles sont soumis les Vieux Croyants. Elles reflètent surtout un univers hors du commun, où les visages et les lieux laissent transparaître l’authenticité d’un temps révolu.
Qui Dirige la Russie, rencontre avec Jean-Robert Raviot
Pour répondre à cette question, dont la réponse n’est pas entièrement contenue dans la photographie de couverture du livre
ainsi que pour commenter et analyser les résultats du premier (unique?) tour des présidentielles en Russie
nous acceuillons
Jean-Robert RAVIOT,
maître de conférence à Nanterre et à Sciences po Paris
Auteur de “Qui dirige la Russie ?” aux éditions Lignes de repères
(Venu en tant que co-auteur de la Civilisation Soviétique, Ellipses, 2007, voir ici)
le mercredi 27 février à 19h30
le jeudi 6 mars à 19h30
Entrée Libre
La rencontre sera suivie d’un cocktaïl
Présentation de l’éditeur:
En décembre 2007 s’ouvre une période électorale décisive en Russie, avec d’abord les élections législatives puis les présidentielles en mars 2008. Raison de plus pour essayer de percer le « mystère enveloppé dans une énigme » (Churchill) que constitue toujours le pouvoir russe.
Car non seulement la Russie fascine, mais elle inquiète l’Occident. Il y a de quoi, vu les mœurs politiques en vigueur : assassinats d’opposants, chantage à l’énergie sur les pays voisins, mafia omniprésente, sans parler de l’emprise de Vladimir Poutine, véritable monarque élu. Le fonctionnement de la démocratie russe fait débat, à tout le moins. Et le pouvoir en Russie ne se résume pas à Poutine.
Pour mieux comprendre et anticiper sur le devenir de la Russie, il faut démonter le fonctionnement des élites du pouvoir en Russie, un pays marqué par les traditions présidentialistes. Puis dresser une cartographie des différents clans de la nouvelle nomenklatura émergente, mêlant affaires et pouvoir. Pour enfin donner un visage à ces hommes qui feront la Russie de demain.
Rencontre avec Andreï Kourkov lundi 11 février à 19h00
Lundi 11 février 2008 à 19 heures, rencontre avec Andreï Kourkov
A l’occasion de la sortie en Russe de son nouveau roman “Nochnoj Molochnik", Andreï Kourkov lira des extrait de cette oeuvre et procèdera à la dédicace de ses livres.
Rencontre bilingue, entrée libre.
La soirée sera suivie d’un cocktail
Né à Saint-Pétersbourg en 1961 dans une famille communiste, il vit dès sa petite enfance à Kiev. Son premier roman paraît en 1991 à Kiev, deux semaines avant la chute de l’Union Soviétique. C’est son roman Le Pingouin, paru en France en 2000 et traduit dans le monde entier, qui lui le fait connaître à un très large public.
Cette année, Andreï Kourkov est Président du Jury du Prix Russophonie créé en 2006 par l’Association France Oural et qui récompense la meilleure traduction du russe vers le français.
Bibliographie:
• Le Pingouin. Éd. originale Liana Levi, 2000/Seuil points, 2001, traduit par Nathalie Amargier
• Le Caméléon. Éd. originale Liana Levi, 2001/Seuil Points, 2002, traduit par Christine Zeytounian-Belous
• L’Ami du défunt. Éd. originale Liana Levi, 2002/Seuil points, 2003, traduit par Christine Zeytounian-Belous
• Les Pingouins n’ont jamais froid. Éd. Liana Levi, 2004, traduit par Nathalie Amargier
• Le Dernier Amour du président. Éd. Liana Levi, 2004, traduit par Annie Epelboin
Rencontre avec André Markowicz et Françoise Morvan autour du spectacle Les Trois Sœurs d’Anton Tchekhov à la MC93 Bobigny
Vendredi 18 janvier à 19h
Rencontre avec
André Markowicz et Françoise Morvan
Autour du spectacle Les Trois Sœurs d’Anton Tchekhov à la MC93 Bobigny
Après une lecture bilingue d’extraits du texte de Tchekhov et de la traduction d’André Markowicz et Françoise Morvan, ces derniers présenteront leur travail de traduction réalisé en collaboration avec Patrick Pineau et sa troupe.
rencontre suivie d’un cocktail - rencontre: entrée libre spectacle: Tarif préférentiel pour les clients de la librairie: 15 € la place au lieu de 25 € ou carte 3 spectacles à 42 € / détails ici
Les Trois Soeurs
Texte Anton Tchekhov
Traduit du russe par André Markowicz, Françoise Morvan,
Mise en scène Patrick Pineau
Tarif préférentiels pour les clients de la librairie: 15 € la place au lieu de 25 € ou carte 3 spectacles à 42 € détails ici
avec
Nicolas Bonnefoy, Suzanne Bonnefoy, Hervé Briaux, Patrick Catalifo,
Delphine Cogniard, Laurence Cordier, Alain Enjary, Nicolas Gerbaud,
Aline Le Berre, Sara Martins, Joseph Menant, Charlotte Merlin, Fabien Orcier, Richard Sammut, Lounès Tazaïrt
Coproduction MC93 Bobigny, Arts 276 - Festival Automne en Normandie, Le Grand T – Scène conventionnée Loire-Atlantique, Compagnie Pipo - Patrick Pineau / Scène nationale d’Evreux Louviers
du 7 janvier au 5 février 2008
Grande salle oleg efremov
du lundi au samedi à 20h30 – dimanche à 15h30
Relâche mercredi et jeudi
Le thème en est simple : un an après la disparition de leur père, le général Prorozov, ses trois filles rêvent de vivre enfin, de quitter leur province pour Moscou, d’être libres… un espoir si banal, si légitime, et si naïf qu’il fait sourire, entre sourire et larmes, puisqu’on sent bien qu’il ne se réalisera jamais. En se faisant théâtre, le roman des trois sœurs est devenu quintessence, emblème du destin de chacun.
Patrick Pineau, après avoir mis en scène et interprété follement l’an passé les pièces courtes (L’Ours, La Demande en mariage, Le Tragédien malgré lui) a réuni autour de lui pour monter la plus belle des pièces de Tchekhov, une folle troupe de comédiens dans une fidélité absolue à la pièce.
Oui, Les Trois Soeurs, c’est vraiment la plus belle des pièces de Tchekhov, où l’histoire du monde n’est après tout qu’une perpétuelle tragi-comédie, où les hommes et les femmes ne sont, après tout, jamais aussi attachants que quand tout les dépasse.
« C’est le portrait parfaitement daté d’une société depuis longtemps disparue, comme engloutie par le raz-de-marée de la modernité et rendue obsolète par l’accélération fulgurante de l’histoire du XXème siècle. »
Présentation du livre Les Russes Blancs en présence de l’auteur Alexandre Jevakhoff
Editions Tallandier, 2007, 29 €
15 mars 1917, Nicolas II abdique : le tsarisme s’effondre. Le gouvernement provisoire, qui le remplace, est balayé huit mois plus tard par la révolution d’Octobre. Ainsi commence l’épopée des Russes blancs.
Un million et demi, deux millions peut-être, de monarchistes et de socialistes révolutionnaires, d’aristocrates, d’officiers et de jeunes lycéens, se retrouvent exilés dans une « Russie hors frontières ».
Leur épopée se déroule en trois temps.
Trois temps qui sont autant d’interrogations.
Faut-il partir ?
Trois ans durant, les Russes blancs devenus « ennemis du peuple » espèrent la défaite du bolchevisme. Pendant que certains, parfois très jeunes, combattent dans les armées blanches, d’autres quittent la fournaise pour, croient-ils, mieux revenir.
Mais comment revenir ?
La dernière armée blanche est vaincue fin 1920. 150 000 Russes blancs vivent alors à Constantinople. Ils sont aussi, par dizaines ou centaines de milliers, en Mandchourie, à Berlin, dans les Balkans. Beaucoup veulent, plus que jamais, en découdre avec les « Rouges ». Ils comptent sur l’Europe pour les aider, une Europe épuisée par la Première Guerre mondiale qui les regarde avec curiosité ou indifférence.
Reste alors à vivre.
La reconnaissance de l’URSS, en 1924, par la plupart des capitales occidentales scelle le destin de toute une communauté. « Étrangers sur la terre », apatrides, déclassés, décidés à ne jamais renoncer, les Russes blancs s’enfoncent dans l’ombre de l’histoire.
Présentation du livre Lettres kazakhes en présences des auteurs Jean-Claude Taki et Guillaume Reynard
Editions Intervalles, 2007, 22 €
Lettres kazakhes est un roman épistolaire illustré.
« Les voyages que nous avons faits, , Guillaume Reynard et moi-même, en Russie ou dans les Républiques de l’ex-URSS, nous ont amenés à rencontrer les oubliés de l’Histoire, ces générations ayant vécu le Soviétisme qui a marqué jusqu’à aujourd’hui le paysage urbain et le paysage humain.
Un jour Sacha nous a dit:
- Je comprends bien que le monde a changé, que la société a changé, je le comprends…
Mais j’ai vécu vingt ans sous le régime soviétique, toute ma jeunesse, et je ne sais pas si je pourrai suivre ce changement.
De ces voyages, de ces rencontres, pour rendre compte de la dignité de ces oubliés, est né un roman épistolaire illustré : “LETTRES KAZAKHES”. À travers une histoire d’amour, il nous a semblé important, pour une approche différente, d’inverser les points de vue et de donner la parole à des femmes et à une en particulier, afin de comprendre, de voir ou de ressentir la contexture de cette partie d’humanité en mutation.
Des lettres donc, que l’on peut lire à voix basse, manière d’entretenir sa mémoire et de ne pas tirer un trait définitif sur cette réalité pure. »
Vendredi,
le 26 octobre à 19.30
rencontre avec
Zakhar Prilépine
C’est avec son premier roman, Pathologies, sélectionné pour le fameux prix littéraire du « Bestseller National » que Zakhar Prilépine s’est fait connaître. Il est par ailleurs lauréat du prix « Boris Sokolov ».
Pathologies fut salué par la critique comme la meilleure oeuvre contemporaine sur la guerre de Tchétchénie. Le jeune auteur décrit avec justesse la Russie et la Tchétchénie à travers le prisme de jeunes qui tous les jours risquent leurs semblables.
Une prose violente, naturaliste qui ne force pas les valeurs humanistes et patriotiques, mais qui parvient à transmettre la honte et le courage, la peur et la témérité, la cruauté et l’humanité de l’engagé dans une « guerre injuste ».
Prilépine pouvait légitimement écrire sur le sujet. Philologue de formation il a exercé divers métiers et s’est rendu en Tchétchénie à deux reprises, en 1996 et en 1999, non en tant que journaliste mais en tant que commandant d’une brigade d’OMON*. Sa prose s’est ensuite révélée d’une force, d’une précision et d’une clarté rares.
Il ne s’agit pas là d’un simple livre, mais d’un récit d’une extrême honnêteté sur la réalité de ceux qui ont la guerre pour métier, sur la part destructrice qui compose chacun.
Ajoutons qu’à s’entrelace de façon étonnamment organique l’histoire d’un amour insensé et frénétique d’une égale sincérité.
* Détachements spéciaux de la milice.
Jeudi 31 mai à 19h la Librairie du Globe vous invite à rencontrer Victor Gauthier-Martin, metteur en scène du spectacle “Le rêve d’un homme ridicule” et Régis Royer, acteur. Macha Petina, comédienne et Régis Royer vous proposeront une lecture en russe et en français.
“Le rêve d’un homme ridicule” sera représenté du 04 juin 2007 au 1er juillet 2007 au théâtre de l’Aquarium, route du Champ de Manoeuvre, 75012 Paris.
Le rêve d’un homme ridicule de Fédor Dostoïevski raconte comment la vie d’un homme, qui se dit ridicule et totalement désabusé par l’humanité, va changer grâce à un rêve extraordinaire, fait le soir même où il a décidé de se donner la mort. A son réveil, il se voit transformé par une révélation, investi d’une mission : transmettre la possibilité de renaissance aux hommes et vivre le dos tourné à la fatalité.
Le rêve d’un homme ridicule
de Fedor Dostoïevski,
traduction d’André Markowicz
au Théâtre de l’Aquarium - Cartoucherie
Route du Champ de Manoeuvre
75012 Paris
Tarif préférentiel de 10 euros* au lieu de 20 euros
Réservation indispensable au 01.43.74.99.61 (du mardi au samedi, de 14h à 19h).
* Tarifs proposés aux clients de la librairie et aux abonnés de la newsletter du Globe, dans la limite des places disponibles. Valable pour les réservations par téléphone directement auprès du théâtre ou les achats effectués aux caisses du théatre concerné en se réclamant de la Librairie du Globe.
Erevan, la construction d’une capitale à l’époque soviétique
préface de Jean-Yves Andrieux
Le XXe siècle a constitué pour les Arméniens le siècle de l’accession à l’Etat sur un territoire exigu situé aux marges de l’Arménie historique.
L’histoire et le développement de Erevan à l’époque soviétique illustre sous l’angle de la géographie urbaine, le processus de construction nationale qui a contribué à faire de cette ville une ” icône ” pour les Arméniens du monde entier.
Fondé sur une approche monographique, cet ouvrage montre sous divers aspects - entre autres, l’architecture, l’urbanisme, les pouvoirs locaux - comment Erevan est devenue une capitale à l’époque soviétique.
Taline Ter Minassian est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Jean Monnet (Saint-Etienne).
En marge de la rencontre vous pouvez d’ores et déjà découvrir une expositions de photographies d’Erevan et de sa construction tirées des archives soviétiques par l’auteur pendant ses recherches
Lundi 21 mai à 19h la Librairie du Globe organise une rencontre avec Pierre Haden, metteur en scène du spectacle“33 évanouissements” : Jubilé, L’Ours, La demande en mariage de Tchekov d’après la création de Vsevolod Meyerhold.
Le spectacle sera représenté du 18 au 27 mai 2007 au théâtre Gérard Philippe de St Denis. Nous sommes heureux de vous faire bénéficier de tarifs préférentiels pour ce spectacle: 9 € *(plein tarif 11 €).
33 évanouissements
au Théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis
59, Bd Jules Guesde
93207 St Denis Cédex
Tarif préférentiel de 9 euros* au lieu de 11 euros (plein tarif)
Réservation au 01.43.13.70.00 ou reservation@theatregerardphilippe.com
* Tarifs proposés aux clients de la librairie et aux abonnés de la newsletter du Globe, dans la limite des places disponibles . Valable pour les réservations par téléphone directement auprès du théâtre ou les achats effectués aux caisses du théatre concerné en se réclamant de la Librairie du Globe.
Dédicace BD le samedi 19 mai à partir de 14h30 avec Vincent Pompetti
Après une rencontre passionnante avec le dessinateur Vincent Pompetti organisée à l’automne dernier (voir ici le compte-rendu de la rencontre…) le Globe réitère l’invitation.
A l’occasion de la parution du deuxième tome d’une série de bandes dessinées consacrée à Raspoutine, La librairie du Globe est heureuse de vous inviter à une rencontre-dédicace avec Vincent Pompetti (dessin).
Le faux prophète
Série : Raspoutine - T. 2
Sénario: Tarek
Edition : Emmanuel Proust
Collection : Trilogies
Pages : 48 pages en couleurs
Le Destin d’un homme, d’une famille et de son empire : Raspoutine, Les Romanov et la Sainte Russie…
Le Théâtre-Studio d’Alfortville et la Librairie du Globe ont le plaisir de vous proposer un tarif réduit pour les représentations du Théâtre Libre de Minsk, Biélorussie du 15 mai au 2 juin 2007.
Le Théâtre Libre de Minsk est un collectif d’artistes emmené depuis 2004 par le couple Nikolaï Khalezine et Natalia Kaliada, en opposition à la culture officielle.
Sans moyen et sans salle, le Théâtre Libre a déjà crée plusieurs spectacles dans la quasi-clandestinité. En résidence durant trois semaines au Théâtre-Studio d’Alfortville, ils présenteront quatre spectacles : « Technique de respiration dans un espace sans air »
« Etre Harold Pinter »
« Génération jean’s »
« Nous, Belliwood »
Théâtre-Studio
16 rue Marcelin Berthelot
94140 Alfortville
Tarif préférentiel de 12 €* (plein tarif 17 €)
Réservation 01 43 76 86 56 ou theatre-studio@nerim.net
* Tarifs proposés aux clients de la librairie et aux abonnés de la newsletter du Globe, dans la limite des places disponibles. Valable pour les réservations par téléphone directement auprès du théâtre ou les achats effectués aux caisses du théâtre concerné en se réclamant de la Librairie du Globe.
de Mikhaïl Boulgakov (Éditions Les Solitaires Intempestifs)
au Théâtre Gérard Philippe (Saint-Denis)
Traduction inédite de Macha Zonina et Jean-Pierre Thibaudat
Mise en scène et scénographie Daniel Jeanneteau
La Librairie du Globe s’associe au Théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis et vous invite à une rencontre avec Macha Zonina, Jean-Pierre Thibaudat et Daniel Jeannetau à l’occasion de la création de la pièce.
Des extraits seront présentés à la fois en russe et en français.
La Librairie du Globe s’associe à la MC93 de Bobigny vous invite le
samedi 17 mars à 14h30
à une rencontre avec l’équipe de la pièce « Le russe sans douleur (méthode) ».
En 2007, l’apprentissage de la langue russe est à l’honneur en France : une invitation à découvrir le russe et sa culture vivante et ludique !
Le russe sans douleur
(méthode)
Le russe sans douleur (méthode) est un récit de voyages (paroles et musique) d’un jeune français en Russie et d’un jeune russe en France. Un manuel d’apprentissage de la langue sans doute imaginaire servira de carnet de route à ce “cabaret autobiographique” déjanté et poétique. Tout le monde connaît le “my tailor is rich… my flowers are beautiful” de la méthode Assimil… La version russe donne “ia lioubliou tchaï… ia otchen lioubliou kagnac : j’aime le thé… j’aime beaucoup le cognac” !
de Laurent Lejop, Anton Kouznetsov, Philippe Suberbie
Mise en scène Anton Kouznetsov
avec
Vera Ermakova, Anton Kouznetsov, Anna-Elisa Pieri,
Philippe Suberbie
Coproduction MC93 Bobigny, Théâtre de Chelles, Compagnie Oui-da Théâtre
du 9 au 27 mars 2007
Petite salle
du lundi au samedi à 20 h 30 – dimanche à 15 h 30
relâche mercredi et jeudi
tarif préférentiel aux clients de la librairie du Globe : 17 euros au lieu de 23 euros plein tarif.
A l’occasion de la parution du premier tome d’une série de bandes dessinées consacrée à Raspoutine, la librairie du globe est heureuse de vous inviter à une rencontre-dédicace avec Vincent Pompetti (dessin).
Le manuscrit
Série : Raspoutine - T. 1
Edition : Emmanuel Proust
Collection : Trilogies
Pages : 48 pages en couleurs
Le Destin d’un homme, d’une famille et de son empire : Raspoutine, Les Romanov et la Sainte Russie…
Rendez-vous le 29 septembre 2006 à 19h à la librairie même
Rencontre émouvante avec un témoin de la répression stalinienne…
Histoire de la Russie / XXème siècle
Jeudi 21 septembre à 19.00 h
Anne-Marie Lotte, Lucile Gubler
” Parlez-moi d’amour. Une française dans la terreur stalinienne “ Editions de l’Aube, 2004
Vous trouverez là l’occasion de rencontrer l’héroïne de l’aventure décrite dans le l’ouvrage, Anne-Marie Lotte, ainsi que sa petite-fille et auteur du livre, Lucile Gubler.
«Le 10 juin 1937, à 14 heures 30, gare du Nord, je pars rejoindre mon amour, mon mari. Maman et Tante sont près de moi qui suis déjà ailleurs. Nous ne pouvons plus nous parler tellement nous sommes émues. Je vais les laisser sur le quai, à leur chagrin. Beaucoup d’amis sont là pour me dire au revoir, adieu même, car je m’en vais définitivement: je m’installe dans mon nouveau pays.» plus de détails
Histoire des relations franco-russes…
Jeudi 1 juin 2006 à 19h00
« En Russie au temps d’Elisabeth.
Mémoire sur la Russie en 1759 par le chevalier d’Eon»
Présenté et annoté par Francine - Dominique Liechtenhan
L’Inventaire, 2006
En 1759, le chevalier d’Eon effectue, sur ordre de Louis XV une mission secrète en Russie. Le pays, dirigé par Elisabeth I fille de Pierre le Grand, est alors mal connu des Français. Louis XV comprend toutefois l’importance hautement stratégique du rétablissement de liens politiques, commerciaux et culturels, rompus depuis 1748.
Etude minutieuse de la Russie d’alors, le présent ouvrage est une mine de renseignements sur les diverses activités du pays ou encore sur la hiérarchie religieuse et le quotidien des armées. En ressort l’image d’une puissance anarchique (mauvaise organisation, négligence des dirigeants, projets avortés.. ,), qui n’est pas sans évoquer des périodes ultérieures.
Document unique rédigé par un homme au tempérament aventureux et original, ce mémoire permet de saisir pourquoi, aujourd’hui comme hier, les puissances occidentales entretiennent des relations pour le moins ambivalentes avec une Russie aussi inquiétante et troublante qu’incontournable.
Une introduction et un appareil critique de Francine-Dominique Liechtenhan, l’une des rares spécialistes du règne d’Elisabeth I, replacent les remarques du chevalier d’Eon dans leur contexte, prenant en considération la trouble personnalité de l’auteur.
Les deux récits présentés ici, Au diable vauvert (1914) et Alatyr (1915), offrent le tableau d’une Russie provinciale, burlesque et colorée, à la veille du cataclysme de la Première Guerre mondiale pour l’un, et de l’apocalypse révolutionnaire pour l’autre.
Historiquement daté - les allusions à l’Alliance franco-russe permettent d’en situer l’action entre 1892 et 1914 -, Au diable vauvert est dépourvu d’indications topographiques précises. Il évoque le quotidien d’un détachement militaire quelque part aux environs de la frontière chinoise, du côté de la mer du Japon, en un lieu accessible uniquement par la mer. La Censure devait interpréter ce récit comme une ” image profondément insultante des officiers russes “.
Alatyr, ville inventée dont le nom est aussi celui de la pierre légendaire des contes russes, vient compléter l’exploration imaginaire de l’ancienne Russie effectuée par l’auteur. Paradis originel qui, bien souvent, s’apparente à un enfer, la cité d’Alatyr est peuplée de bêtes craintives ou sauvages. La Censure reprochera à Zamiatine d’y avoir campé des personnages ” qui n’ont pas figure humaine “.
Evgueni Zamiatine est perçu par nombre de ses contemporains, dès la parution de ses premiers récits, comme un nouveau Gogol, ce qui ne doit rien au hasard. En effet, à travers les plaisanteries grasses des soldats d’Au diable vauvert ou les rêves des jeunes filles d’Alatyr, Zamiatine fait rire, de même que Gogol dans Les Ames mortes. Mais l’auteur qui, de son propre aveu, souffre d’hérésie chronique et tient la vie pour une tragédie, rappelle à la fin de chaque récit que son rire est avant tout une politesse du désespoir.
Histoire de la RUSSIE au XX siècle
Jeudi 18 mai 2006 à 19h00
Pavel CHINSKY,
” Micro-histoire de la Grande Terreur “ DENOËL, 2005
Aujourd’hui encore, près de soixante-dix ans plus tard, il est impossible pour un Russe d’évoquer ” 1937 ” sans un douloureux malaise. Par sa férocité, son ampleur et son arbitraire, la Grande Terreur stalinienne constitue indéniablement l’une des pages les plus sanglantes du XXe siècle, et aussi l’une des plus obscures. Quotas, arrestations, faux procès, tortures… Désormais, on en sait beaucoup sur cette tragédie collective et ses grands protagonistes, bourreaux et victimes.
Mais à pareille échelle, on perd forcément de vue l’émotion et la souffrance, dans ce qu’elles ont d’intime et d’irréductible. C’est en effet à vue d’homme, à travers un destin individuel, que l’engrenage stalinien révèle pleinement sa violence aveugle. Ce livre raconte ainsi une tragédie personnelle : comment, inexorablement, le NKVD, la police politique de Staline, a fait de l’ingénieur chimiste Israël Saveliévitch Vizelsky un coupable.
A partir de sources totalement inédites non destinées aux chercheurs et des bases de données élaborées par l’Association Memorial, une telle Micro-histoire de la Grande Terreur a enfin pu être écrite.
Combien de temps et à quelle fréquence sont menés les interrogatoires ? A quoi renvoient les dépositions ” conditionnelles “, ” mortes ” et ” vivantes ” ? Qui sont les ” jurisconsultes de cellule ” ? Quelles peuvent être les circonstances et les motifs des dénonciations spontanées ? Autant d’interrogations élucidées au fil de cette étude novatrice, aussi dépassionnée qu’émouvante, qui reconstitue pas à pas le destin tragique d’un Soviétique parmi tant d’autres.
Pavel Chinsky est né en 1974. Normalien, agrégé, il enseigne à Moscou et dirige une collection de littérature russe à Paris. Il est l’auteur de Staline. Archives inédites 1926-1936
La librairie du Globe renoue avec ses rencontres littéraires:
Jeudi 11 mai 2006 à 19h00
Autour d’une traduction… Rencontre avec Anne Coldéfy-Faucard
Nikolaï Gogol, Les Âmes Mortes
Traduction Anne Coldéfy-Faucard
Cherche Midi, 2005
” Grands et petits fonctionnaires qui n’ont d’existence que par leurs fonctions, mégères castratrices ou femmes idéales sur papier glacé, figures d’hommes persuadés de ‘peser’ sur la vie et le monde mais toujours en rivalité avec d’autres qui ont encore ‘plus de poids’, menteurs et arnaqueurs, parfois non dénués de talent, tels sont les personnages de Nikolaï Gogol. Le décor de ses textes - car il s’agit bien d’un décor - n’est guère plus réjouissant : une métropole qui a poussé comme un champignon en un lieu insalubre et qui écrase l’individu, le poussant dans la mort ou la folie ; un territoire immense, sorte de gigantesque fondrière dans laquelle il est aisé de s’enliser et pourtant traversée par un véhicule qui file à vivre allure : où va-t-il ainsi ? Vers quoi ? Pas de réponse… “
A la demande du marchand parisien Antoine Vollard, Chagall exécuta de 1924 à 1925 quatre-vingt-seize gravures à l’eau-forte et aquatinte pour illustrer ‘Les âmes mortes’ de Gogol. L’ensemble ne sera publié qu’en 1948 dans une édition de luxe limitée à cent soixante-huit exemplaires.
En 2005, le Cherche Midi édite ces illustrations de Chagall et le roman de Gogol dans une toute nouvelle traduction qui donne enfin au texte toute sa puissance comique et satirique.
Anne Coldéfy-Faucard, est la traductrice en français de Soljenitsyne, de Vassili Grossman, Iouri Mamleïev, et de nombreux auteurs classiques et contemporains.
Dans le cadre du festival “Lire en Fête” et “La nuit des libraires” à la Librairie du Globe
14 octobre à 20h00
aura lieu une lecture des récits de Natalia Jouravliova en français et en russe. L’auteur et sa traductrice, Julie Bouvard, lirons des extraits tirés du nouveau livre de Natalia Jouravliova EXILS, édité par « L’Inventaire » en 2005 (éditions bilingue).
15 octobre à 17h30
aura lieu une lecture de contes russes pour enfants en français. Les contes seront lus par Anne-Marie Passaret, auteur et traducteur d’une série d’ouvrages parus aux éditions « Ecoles des Loisirs ». ("Contes de la mer Caspienne", “Contes russes d’Afanassiev", “Contes siberiens", “Contes russes, les fileuses d’Or", “Alionouchka et Ivanouchka", “Contes kirghiz").
« L’histoire drôle à travers le microscope de la recherche »
La Librairie du globe présente la soiréé
« L’histoire drôle à travers le microscope de la recherche » Vendredi 7 octobre 2005 à 20h00
*Un cocktail sera offert à la fin de la soirée
Pendant la soirée Alexeï Kapychev interprétera des ballades russes à la guitare
- Zhora, hier passant devant l’immeuble où habite votre belle mère j’ai vu qu’il y avait un corbillard. Dites-moi, on peut vous féliciter ?
- Vous vous moquez de moi ?! Dans cet immeuble il y a trois cent appartements, c’est une vraie loterie!…
Les anekdoty (histoires drôles) sont une concentration de sagesse populaire…
Tous les détails…
Le 3 octobre à 19h30
Erlena Karakoz présentera son livre :
« L’AME RUSSE. ANNEES PARISIENNES »
suivi par le film documentaire « Le ballet russe sans Russie »*
A partir du 3 octobre, à l’occasion de cette rencontre la Librairie du Globe hébergera une
exposition de photographies de Bastiaan Kwast.
* L’extracts du film documentaire « Le ballet russe sans Russie » seront projetés en langue russe avec des sous-titres en anglais.
Un cocktail sera offert à la fin de la soirée
Travaillant comme expert en relations culturelles internationales auprès du Fond de la culture de Saint-Pétersbourg, Erlena Karakoz a eu la possibilité de rencontrer plusieurs personnalités issues du milieu intellectuel et artistique de la première vague de l’émigration russe…
Tous les détails…
Présentation du livre « Sémiotique de la peur » sous la direction de Nora Buhks, Francis Conte
Paris-Moscou, Editions Europe, 2005
Mardi 27 septembre 2005 à 19.30h
La base de cette publication a été fournie par le colloque du même titre qui s’était tenu à la Sorbonne en 2001 et par des articles publiés sur le journal électronique Russkij zhurnal. Premier volume de la collection « Mécanismes de la culture », ce recueil propose au lecteur une réflexion sémiologique sur les concepts et les mécanismes de la peur dans la culture russe…
Tous les détails…
La Librairie du Globe présente «Odessa… Odessa!» Autour du mythe d’Odessa : littérature, cinéma, peinture
Avec la participation de Michale Boganim
Anne Gorouben
Aleksey Yudin
Mardi 30 Août 2005 à 19h30*
Un cocktail sera offert à la fin de la soirée
* à 18h30 sera projeté un film documentaire (25 min.) de Anne Gorouben sur son projet artistique « De Odessa à Odessa »