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Carte blanche à André Markowicz – Saison 2. Rencontre 1 : Crime et châtiment de Fiodor Dostoïevski

A la suite de l’introduction qu’André Markowicz nous a faite de la littérature russe au printemps dernier, nous avons le grand plaisir d’accueillir une nouvelle fois l’écrivain, traducteur et homme de théâtre pour un deuxième cycle de rencontres consacré aux cinq grands romans de Dostoïevski.

André Markowicz, né d’une mère russe et d’un père géorgien et arrivé en France en 1964, a traduit non seulement l’intégrale de l’œuvre de Dostoïevski, mais aussi Eugène Onéguine de Pouchkine, l’ensemble des pièces de théâtre de Gogol aux Éditions Actes Sud et, avec Françoise Morvan, l’œuvre théâtrale de Tchekhov dans son entier. Le traducteur s’attache dans chacune de ces œuvres à retranscrire les traits de la culture russe et notamment celle du XIXe siècle, période fondamentale pour la littérature russe.

Pour les Éditions des Solitaires intempestifs, seul ou en collaboration avec Françoise Morvan, il poursuit une nouvelle traduction intégrale des pièces de Shakespeare. Figures, édité en 2007, fut son premier livre de poèmes écrits en français et non traduits, , suivi en 2012 d’une série de poèmes intitulée Les gens de cendre.

L’ŒUVRE

André Markowicz, lauréat du prix de traduction Nelly Sashs 2012, nous aidera à entrer dans le monde particulier de l’auteur prolixe qu’a été Dostoïevski, et notamment de son œuvre Crime et châtiment, devenue aujourd’hui un classique. Un homme extraordinaire a-t-il le droit de tuer pour améliorer le sort de l’humanité ? En tuant, ne risque-t-il pas de se tuer aux yeux des autres ? Telles sont les interrogations de Dostoïevski dans sa première grande œuvre romanesque.

PAROLES AUTOUR DE L’EVENEMENT

« J’ai traduit Crime et châtiment (…) avec le souci constant de rendre sensible ce que Dostoïevski considérait comme essentiel (…), la mise en place de l’image, du noyau poétique », André Markowicz, La République des livres.

« [La personne même de Dostoïevski ne m’intéresse pas]. Je préfère l’homme intérieur, celui des livres. Celui qui n’est pas à une contradiction près ». « Dostoïevski détestait l’élégance, en particulier celle des Français. Il écrivait avec véhémence, sans se soucier de la syntaxe ni des répétitions. Les premières traductions ont tout fait pour policer ce style », André Markowicz (Libération).

« Dostoïevski n’a pas du tout prévu d’être traduit en français (…). Dostoïevski écrit en russe pour un public russe et par conséquent ce qu’il importe de rendre, ce n’est pas simplement des mots, mais des mots dans une histoire », André Markowicz (L’œil électrique).

« J’ai rarement vu quelqu’un qui s’intéresse autant à la mise en bouche d’un texte », Hubert Nyssen, directeur des Editions Actes Sud (Libération).

« Markowicz, lecteur de Dostoïevski, fait de sa traduction un acte de communication, créant une langue particulière, un français qui se soumettrait à la présence du russe, une langue où deux langues cohabiteraient, entamant un dialogue avec le lecteur, le poussant dans ses retranchements, marchant sur le fil de la compréhension, de la provocation, cherchant peut-être à reproduire la perplexité des premiers lecteurs de Dostoïevski », Sarah Cillaire, Retors.

Références :

Dostoïevski Fedor Mikhaïlovitch, Crime et châtiment, n°1, traduit du russe par André Markowicz, Arles-Montréal, Actes Sud-Léméac, 2002, EAN 9782742737642

Dostoïevski Fedor Mikhaïlovitch, Crime et châtiment, n°2, traduit du russe par André Markowicz, Arles-Montréal, Actes Sud-Léméac, 2002, EAN 9782742739066

A SAVOIR

Les rencontres suivantes auront également lieu à la Librairie du Globe :

Le 14 novembre 2013 à 20h00 – L’idiot

Le 4 décembre 2013 à 20h00 – Les démons

Le 14 janvier 2014 à 20h00 – L’adolescent

Le 12 février 2014 à 20h00 – Les frères Karamazov

Les dates et les thèmes des rencontres suivantes (mars-juin 2014) seront communiqués prochainement.

Accès : La participation aux conférences est payante. Elle s’élève à 7 euros (5 euros pour les adhérents à l’Association des Amis de la librairie du Globe à jour de leur cotisation) par conférence. L’intégralité des fonds récoltés sont versés à l’association des amis de la Librairie du Globe et destinés à financer son action culturelle.

Réservation obligatoire par téléphone au 01 42 77 36 36 ou par mail en écrivant à info@librairieduglobe.com (Vous pouvez réserver une place pour une ou plusieurs conférences.)