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Rencontre avec Jean-Claude Taki et Guillaume Reynard à l’occasion de la parution de « Sotchi inventaire » et « Sotchi pour mémoire » (éd. Intervalles)

« Arpenter, dessiner, marcher. » C’est ainsi que le dessinateur Guillaume Reynard décrit sa façon de voyager. On pourrait ajouter écrire et filmer, car le voyage de Jean-Claude Taki et Guillaume Reynard à Sotchi nous est restitué sous forme d’un triptyque: Deux romans et un film, « Sotchi 255 ».

« Il y a de la mer crayonnée qui se retire sur la page, sur les bords… et le poème inaugural autant que les très beaux dessins de Guillaume Reynard semblent attendre que remontent des traces de cette femme, Olga, les chaussures disparues dans la mer sombre, le corps jeune, et l’histoire rendue mystérieuse et graphique dans laquelle nous finissons par nager aussi. » Marie Richeux – France Culture

Sotchi inventaire

Jean-Claude Taki

Dans la ville de Sotchi, en Russie, un dessinateur français erre à la poursuite du souvenir d’une amie disparue en mer. Dans cette ville où se côtoient les traces les plus profondes du système soviétique et les révolutions les plus violentes du système capitaliste, à l’approche des Jeux Olympiques qui doivent s’y tenir bientôt, le voyage qui commence est aussi un voyage intérieur.

Editions Intervalles
2013, 224 pages – 18 €

« Parfois, je laisse tomber un livre sans vraiment savoir pourquoi, je suis capable de voir qu’il a des qualités, mais je n’y arrive pas. Là, c’est l’inverse, je lis ce bouquin que j’aime, sans savoir vraiment pourquoi. Je pourrais dire que ce sont les personnages de JC Taki, leurs rencontres, leurs doutes et remises en cause ; sans doute. L’atmosphère qu’il sait créer : sûrement. La Russie qui fascine toujours autant : assurément. L’écriture de JC Taki ; indubitablement. » Yves Mabon.

« Ce roman goûte aux choses concrètes et fait mouche, à la manière d’un bon roman de voyage qui conjugue les rencontres humaines et l’évocation, même discrète, de lieux vus. » Daniel Fattore, Fattorius.over-blog

Sotchi pour mémoire

Guillaume Reynard (dessins) et Jean-Claude Taki (texte)

Les auteurs de ce livre reçoivent un jour un message laconique d’une amie dans un français approximatif. « 29 août Olga enfonce dans la mer. L’enterrement 6 septembre ». Pour comprendre ce qui a bien pu se passer dans la ville de Sotchi, en Russie, où Olga a disparu pour toujours, ils se lancent à la poursuite du souvenir de cette femme, à la recherche d’éventuelles traces qu’elle aurait pu laisser derrière elle avant de se noyer. Dans cette ville où se côtoient les empreintes les plus profondes du système soviétique et les révolutions les plus violentes du système capitaliste, tandis que les jeux Olympiques doivent s’y tenir sous peu, le voyage graphique et poétique qui commence est aussi une exploration intime de ce qui reste derrière soi quand tout est fini. Une poursuite urgente et folle de la mémoire des lieux. Un voyage intérieur enfiévré où la douleur serait cachée derrière ses symptômes.

éditions Intervalles, 2013,
128 pages – 21 €

Jean-Claude Taki est cinéaste et écrivain. Ses films (et notamment Sotchi 255) ont reçu de nombreux prix internationaux. Après Lettres kazakhes, un livre illustré paru en 2007, Sotchi inventaire est son premier roman.

Guillaume Reynard est un illustrateur né en 1972. Il a publié de nombreux livres dont Lettres kazakhes, un roman épistolaire illustré paru en 2007 aux éditions Intervalles, où apparaît pour la première fois le personnage d’Olga.