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Retraduire « Мы » de Zamiatine

Nous sommes ravis de vous convier à la rencontre avec Hélène Henry-Safier qui présentera sa traduction de Nous de Zamiatine parue chez Actes Sud en mars 2017.

Hélène Henry-Safier, agrégée de russe, enseignant-chercheur honoraire à l’Université Paris-Sorbonne, traductrice littéraire, critique littéraire nous a confié que l’idée de réaliser une nouvelle traduction est venue de Michel Parfenov, directeur de la collection Lettres russes d’Actes Sud.
En effet, Hélène Henry-Safier avait fait pour le Théâtre de Haute Normandie une traduction d’une adaptation scénique du roman qui lui a ensuite servi pour une Master class aux Journées du Livre russe 2016. Michel Parfenov a vu le programme et lui a proposé de retraduire le roman.

Présentation de l’éditeur
Quelques années après la révolution, Evgueni Zamiatine, auteur reconnu et familier des milieux d’avant-garde, écrit « Nous », un roman d’anticipation. Traduit à l’étranger et circulant sous le manteau dans son pays, il ne sera jamais édité en russe du vivant de Zamiatine. Pire, cet “infect pamphlet contre le socialisme” sera la principale pièce à conviction de sa mise à l’écart, de sa “mort littéraire”.
Nous se présente comme le journal tenu par D-503, le constructeur de l’Intégrale, un vaisseau spatial dont la mission est de convertir les civilisations extraterrestres au “bienheureux joug de la raison”, au “bonheur mathématiquement infaillible” que l’État Unitaire prétend avoir découvert. Six siècles après notre époque, le monde civilisé s’est en effet organisé en un “État Unitaire” sous la férule d’un “Bienfaiteur”. Les hommes – des “Numéros” – habitent une cité de verre où tout est régulé, particulièrement l’activité sexuelle, et ils paient de leur vie le moindre écart à cet ordre établi contre lequel, malgré tout, une poignée de dissidents va s’insurger.
Anti-utopie prophétique qui anticipe toutes les glaciations du xxe siècle, Nous se lit comme un long poème sur le retour nécessaire des révolutions. Cette nouvelle traduction vise à faire entendre, dans les mots, cet appel tragique : on a toujours raison de se révolter.