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Une famille russe dans la tourmente du grand tournant (1927-1929)

Le 19 septembre, à la Librairie du Globe, aura lieu une rencontre avec Véronique Jobert, qui présentera son livre : « Une famille russe dans la tourmente du grand tournant (1927-1929) » Ed. Nestor-Istorija, Saint-Pétersbourg, 2005 « Une famille russe dans la tourmente du grand tournant (1927-1929) » se présente comme un recueil de lettres privées, réunies et commentées par Véronique Jobert, professeur à l’université Sorbonne-Paris IV, spécialiste en histoire et culture soviétique. “L’histoire est faite par les témoins, et dans la résurrection du passé la voix des individus est irremplaçable en ce qu’elle nous rend présente l’expérience humaine vécue. Une lettre personnelle venue du passé, indépendamment de son contenu privé, est porteuse pour le chercheur qui la lit avec le recul du temps, d’une information qui a valeur sociale, le message individuel s’estompe au profit du témoignage sur la vie de gens ordinaires, donc de la société. Le livre de Véronique Jobert comprend 155 lettres d’Olga Aleksandrovna Tolstaïa-Voeïkova, issue de la famille de la noblesse de Simbirsk, qui donna à la culture russe une pléiade de personnalités célèbres. Les lettres datent des années 1927-1929, époque tragique de l’histoire russe. Olga Aleksandrovna se trouvant malgré elle à Léningrad s’adresse à ses proches, à sa fille et ses petits-enfants, émigrés en Mandchourie. Les difficiles circonstances historiques donnent à cette correspondance de nuances dramatiques. Olga Aleksandrovna et sa fille se retrouvent dans deux mondes idéologiquement, culturellement et éthiquement très différents. Autrement dit, les lettres d’Olga Alexandrovna sont en quelque sorte des lettres écrites dans un camp de concentration avec les règles de conduite et d’écriture qui en découlent. D’où des procédés divers de camouflage : allégories, recours à des mots étrangers, à des images allusives. Elles témoignent ainsi de la force de résistance qu’a opposée la culture nobiliaire dans les conditions soviétiques, et par la lutte acharnée menée pour la maintenir. C’est dans l’éducation que les représentants de l’intelligentsia voient l’unique garantie de transmission des valeurs de la personne, l’unique recours pour conserver leur attitude morale envers la vie. A travers cette correspondance le lecteur pourra reconstruire ainsi la façon dont était perçu le modèle de vie de l’émigration dans la Russie soviétique. Le livre de Véronique Jobert s’inscrit dans la longue tradition scientifique d’édition et d’étude des correspondances privées. Il constituera, indiscutablement, un objet d’études pour les historiens de la société et les historiens de la culture nobiliaire. Le livre comprend une grande collection de photographies à la valeur historique incontestable, illustrant l’histoire de la famille Voeïkov de 1885 à 1931.” (extrait du compte-rendu de Nora Buhks)