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Carte blanche à André Markowicz – Saison 2. Rencontre 6: vingt sonnets à Marie Stuart de Joseph Brodsky (PODCAST)

Rencontre enregistrée à la librairie du globe le 5 mars 2014. [powerpress] A la suite de l’introduction qu’André Markowicz nous a faite de la littérature russe au printemps dernier, et de cinq rencontres consacrées à Dostoïevski, nous avons le grand plaisir d’accueillir une nouvelle fois l’écrivain, traducteur et homme de théâtre pour une sixième rencontre consacrée au Vingt Sonnets à Marie Stuart de Joseph Brodsky. Composés en 1974, ces poèmes sont nés d’une promenade au jardin du Luxembourg, à Paris, où le poète en exil croise la statue de Marie Stuart, dans l’allée des reines de France. Plusieurs figures de femmes qui ont compté pour lui se superposent à la silhouette de la reine d’Écosse, reine de France par son bref mariage avec François II. Dans une langue qui joue sur les deux registres du trivial et du sublime, de la citation et de son détournement, l’évocation amoureuse est l’occasion pour le poète d’une rêverie mélancolique sur l’exil et la séparation, la mémoire et l’histoire, la littérature européenne, les bifurcations de son propre destin. C’est aussi un hommage à Paris, sa culture et sa géographie, qui s’exprime en ce texte fugitif, le temps pour l’exilé d’une brève promenade dans le jardin du Luxembourg. QUATRE LANGUES : UNE OEUVRE Cette édition quadrilingue est inédite à plus d’un titre. Outre le texte russe original et la traduction anglaise de de Peter France revue par l’auteur, elle propose deux versions françaises : la traduction de Claude Ernoult, publiée aux éditions Gallimard, et celle d’André Markowicz, inédite en volume. La traduction n’est pas seulement une restitution plus ou moins heureuse d’un texte inaccessible, elle est surtout le moment où le traducteur invente une langue dans laquelle l’oeuvre originelle vient se glisser pour exister tout entière là, nulle part ailleurs. Ce que le lecteur lit en traduction est bien le texte original d’une oeuvre qui n’existera jamais autrement pour lui. C’est d’autant plus vrai quand les traductions sont assurées par Claude Ernoult, André Markowicz, Peter France et Joseph Brodsky. JOSEPH BRODSKY Génie précoce, autodidacte, poète absolu, expulsé d’URSS en 1972, après un procès qui contribua à sa légende, Prix Nobel de littérature en 1987, Brodsky est mort d’une crise cardiaque en 1996. « Seule la cendre sait ce que signifie brûler jusqu’au bout. » Il est enterré à Venise, sa deuxième patrie d’adoption.