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PODCAST: Carte blanche à André Markowicz – Saison 2. Rencontre 1 : Crime et châtiment de Fiodor Dostoïevski

A la suite de l’introduction qu’André Markowicz nous a faite de la littérature russe au printemps dernier, nous avons le grand plaisir d’accueillir une nouvelle fois l’écrivain, traducteur et homme de théâtre pour un deuxième cycle de rencontres consacré aux cinq grands romans de Dostoïevski. Cette première rencontre, qui a eu lieu le 10 octobre 2013 à la librairie du globe. [powerpress] André Markowicz, lauréat du prix de traduction Nelly Sashs 2012, nous aidera à entrer dans le monde particulier de l’auteur prolixe qu’a été Dostoïevski, et notamment de son œuvre Crime et châtiment, devenue aujourd’hui un classique. Un homme extraordinaire a-t-il le droit de tuer pour améliorer le sort de l’humanité ? En tuant, ne risque-t-il pas de se tuer aux yeux des autres ? Telles sont les interrogations de Dostoïevski dans sa première grande œuvre romanesque.
« J’ai traduit Crime et châtiment (…) avec le souci constant de rendre sensible ce que Dostoïevski considérait comme essentiel (…), la mise en place de l’image, du noyau poétique », André Markowicz, La République des livres.
« [La personne même de Dostoïevski ne m’intéresse pas]. Je préfère l’homme intérieur, celui des livres. Celui qui n’est pas à une contradiction près ». « Dostoïevski détestait l’élégance, en particulier celle des Français. Il écrivait avec véhémence, sans se soucier de la syntaxe ni des répétitions. Les premières traductions ont tout fait pour policer ce style », André Markowicz (Libération).
« Dostoïevski n’a pas du tout prévu d’être traduit en français (…). Dostoïevski écrit en russe pour un public russe et par conséquent ce qu’il importe de rendre, ce n’est pas simplement des mots, mais des mots dans une histoire », André Markowicz (L’œil électrique).
« J’ai rarement vu quelqu’un qui s’intéresse autant à la mise en bouche d’un texte », Hubert Nyssen, directeur des Editions Actes Sud (Libération).
« Markowicz, lecteur de Dostoïevski, fait de sa traduction un acte de communication, créant une langue particulière, un français qui se soumettrait à la présence du russe, une langue où deux langues cohabiteraient, entamant un dialogue avec le lecteur, le poussant dans ses retranchements, marchant sur le fil de la compréhension, de la provocation, cherchant peut-être à reproduire la perplexité des premiers lecteurs de Dostoïevski », Sarah Cillaire, Retors.
Références : Dostoïevski Fedor Mikhaïlovitch, Crime et châtiment, n°1, traduit du russe par André Markowicz, Arles-Montréal, Actes Sud-Léméac, 2002, EAN 9782742737642 Dostoïevski Fedor Mikhaïlovitch, Crime et châtiment, n°2, traduit du russe par André Markowicz, Arles-Montréal, Actes Sud-Léméac, 2002, EAN 9782742739066